Après la curée, face à la horde massacrée et à la pauvre victime, le petit groupe se réjouit d'avoir survécu un peu plus longtemps.
Lorsque, courroucés par la mort de leur dernier défenseur, les Bleds et les Bescherelles encore enflammés se relevèrent d'entre les morts (oui c'est possible) pour faire tomber sur les joyeux drilles une pluie infernale. Tels de divines boules de feu de papier les livres consumés, brûlants, comme chargés de la juste colère de la défunte langue française déchainèrent un enfer sans précédent sur les quelques personnes abritées derrière leurs chiches défenses.
Un assaut en vain, la langue était morte et finalement il ne restait que des analphabètes, uniquement des mâles qui plus est dans ce minable bastion... L'humanité aussi était morte, non pas victime de la rage de quelques ouvrages venus on ne sait comment à la vie, non l'humanité était morte sous les coups des zombies, autant victime des morsures que de la lâcheté de certains. Ne restait finalement que quelques animaux ou guère mieux qui finiraient par s'éteindre dans quelques temps lorsqu'incapables de piller davantage les réserves épuisées d'une civilisation détruite, la nourriture viendrait à manquer. Ils en avaient conscience, citadins replets et gras d'inaction, beaucoup finiraient par mourir de faim avant de savoir chasser. Les rares derniers finiraient par disparaitre, faute de compagne avec laquelle s'accoupler pour perpétuer l'espèce. Et quand bien même ils en trouveraient, ils étaient trop peu, bien trop peu et après quelques générations leur progéniture ne serait plus que rejetons consanguins et stériles victimes de leur incapacité à renouveller leur pool génétique.
L'humanité était morte, aux quatre coins du monde la même scène se déroulait. L'humanité était morte, les derniers vestiges de culture se délitaient sous les coups d'êtres à peine humains. L'humanité était morte, voilà le temps d'un autre règne animal qui venait, bientôt les zombies disparaitraient et alors une Nature nouvelle et régénérée reprendrait ses droits sur des Hommes, qui trop satisfaits de leurs acquis s'étaient reposés dessus avant de subir une inéluctable déchéance...
9 fautes en deux lignes, balaise CaF_Phantom :D