Voilà, je viens de revivre LIMBO, en une session, sans connaître la mort. Au-delà de l'envie de relever ce challenge stressant, je me suis surtout attaché à effectuer un parcours fluide, en passant les obstacles sans accroc, du premier coup. Et ainsi savourer la poésie qui se dégage de cette oeuvre imaginée par Arnt Jensen. A mes yeux, bien plus qu'un simple jeu.
Si je devais évoquer un moment que je trouve particulièrement admirable et qui selon moi résume à lui seul toute la magie de LIMBO, je pense à ce papillon perdu au milieu des vapeurs et des rouages industriels, ce papillon que suit l'enfant égaré, un papillon symbole, comme une réminiscence, un détail infime qui amènerait l'inconscient à se souvenir d'une vérité amère. Une mise en scène somptueuse, magnifiée par la musique crépusculaire de Martin Stig Andersen.
http://www.youtube.com/watch?v=tD0WPDuHfVQ