Chapitre 1 : Une enquête sous tension
J’insérai la clé dans la serrure et poussa la porte pour découvrir pour la première fois l’appartement que l’on m’avait attribué.
C’était un petit appartement. De là ou j’étais, j’apercevais une petite cuisine et un salon. Je posai le peu d’affaire que j’avais et entreprit de visiter ce qui me servirait de logement sans doute pour longtemps. J’apercevais un balcon accolé au salon. J’ouvris les fenêtres me permettant d’y accéder et observai la vue. Pour un appartement de fonction c’était plutôt pas mal.
Je continuai alors la visite. Il me restait deux portes à ouvrir. La première me mena à une petite chambre exiguë. Le papier peint plutôt de mauvais gout était vert kaki. L’autre porte menait vers la salle de bain.
Après avoir fini cette visite, je me posai sur mon lit et m’endormi de suite.
Je me réveillai lorsque la lueur du soleil atteignit mes yeux à travers les rideaux de soie qui me servaient de volets. Je pris un petit déjeuner en trombe et fila au poste.
L’homme que j’avais vu la veille m’accueillit dès que je franchis le seuil de la porte.
-Mr Fields . Vous avez passé une bonne nuit ?
-Pas vraiment, non, répondis-je
-J’en suis bien navré. Je ne crois pas m’être présenté lorsque nous sommes vus hier. Henry Johnson . Votre supérieur comme l’aurez sans doute deviné.
-Enchanté.
-Bon, ne perdons pas de temps, une scène de crime a été découverte par une joggeuse ce matin vers 8h. Pas le temps de trainer, prenez votre voiture et suivez-moi.
Arrivé sur la scène du crime, la première chose qui me frappa fut cette odeur. Une odeur de putridité mélangée à celle de la pollution de la ville. Odeur qui devrait pourtant m’être familière …
Je montrai ma plaque afin de me rapprocher du corps. C’était un homme. D’une quarantaine d’année a priori. La cause de la mort ne faisait aucun doute. Son coup était ouvert de part en part et du sang coagulé s’en étalait tout le long. Je ne me sentis pourtant pas mal à l’aise. Comme si j’avais fait cela toute ma vie. Le légiste arriva et confirma ce que je pensais. Pas grand-chose d’intéressant sur le corps. Je fis le tour des lieux dans l’espoir de trouver quelque chose qui pourrait m’aider à résoudre cette première enquête.
Arrivé au bout de la ruelle j’aperçu un homme, accoudé sur un poteau, une cigarette a la bouche. Je ne parvenu pas a voir son visage qui était caché dans l’ombre.
Dès qu’il m’aperçut, il jeta sa cigarette par terre et disparut dans l’ombre de la ruelle. Etrange. Je ne lui portai pourtant pas d’attention particulière. J’entendis des pas derrière moi.
-Andrew Fields ?
-C’est bien moi.
-Joe Cole , votre partenaire . Vous êtes arrivé en ville hier il me semble ? Alors, quels sont vos impressions ?
-Sur la ville ou la scène du crime ? lui demandai-je
-C’est vous qui décidez.
-Si vous le permettez, je ne suis pas du genre à parler de moi. Contentons-nous de parler de la scène.
-Pas de problèmes.
Je décidai de ne pas raconter ce que je venais de voir à l’instant et lui dit que je n’avais rien de particulier à lui montrer.
-Etant donné que nous ne savons rien pour le moment quant à l’identité de l’homme, nous ne pouvons plus rien faire de plus ici. Retournons au commissariat, me dit-il.
-Je vous suis.
De retour au commissariat, on me présenta mon bureau. Je m’y installai et pris mes repères. J’allai passer du temps ici, je le sentais.
Cet homme que j’avais aperçu près de la scène du crime obstruait mes pensées. Il me semblait suspect. Et pourtant par peur de paraitre ridicule, je préférais ne pas en parler.
Vers 15h, Joe rentra et m’annonça qu’on avait enfin le nom et l’adresse de la victime. Je pris mes affaires et le suivit jusqu’au domicile du défunt.
C’était un appartement situé en plein centre-ville. Je toquai mais personne ne répondit. J’enfonçai alors la porte et entreprit de visiter les lieux.
Sur un petit bureau dans le salon, une bouteille de whisky, un cendrier avec des mégots qui dataient de plus ou moins longtemps et une lettre. Je dépliai le morceau de papier et lisais. Une lettre de licenciement. L’homme appartenait à une grande firme visiblement et avait été renvoyé. Etrangement, l’homme avait été licencié pour des raisons qui n’étaient pas noté sur le bout de papier.
On ne trouva rien d’autre dans l’appartement. Nous décidâmes donc de rentrer au poste. Je m’apprêtais à sortir de l’appartement quand soudain j’aperçus dans la rue l’homme que j’avais vu ce matin.
Je dévalai les escaliers. Le temps que j’arrive dans la rue, l’homme avait disparu. Il n’y avait pas de doute maintenant, il était impliqué.
Je rentrai directement chez moi sans passer au poste car il commençait à se faire vraiment tard. Je parlerai de tout ça au patron demain.
Arrivé sur le palier de ma porte, je remarquai alors que cette dernière était fracturée. Durant un instant, un frisson me parcourut l’échine. J’entrai en faisant le moins de bruit possible et commençai à observer attentivement le moindre bruit… le moindre mouvement. J’aperçus les fenêtres donnant sur le balcon ouvertes. Je les avais fermées ce matin avant de partir afin d’éviter les courants d’airs. J’en étais sûr. Je sentais les battements de mon cœur s’accélérer. J’approchai tout doucement du balcon. Soudain, un bruit retentit dans mon dos.