Zinedine au Real Madrid [modifier]
En juillet 2001, le Real réussit à faire signer Zidane pour la somme de 77 millions d´euros[15], le record du plus gros transfert qu´ait connu le monde du football. Les premières années madrilènes de Zinedine lui permettent d’engranger un titre de champion d’Espagne et surtout de remporter son unique Ligue des Champions. En finale de la LDC contre le Bayer Leverkusen, Zizou inscrit d´ailleurs l´un des plus beaux buts de sa carrière. Suite à un centre de l´arrière gauche brésilien Roberto Carlos, Zidane effectue une reprise de volée qui fait trembler les cages du stade Hampden Park à Glasgow.
Mais la politique des « Galactiques » mise en place par Florentino Perez, à savoir l´achat systématique des joueurs les plus médiatiques comme Zidane, David Beckham, Ronaldo ou Michael Owen montre ses limites. Depuis 2003, le grand Real n’a rien gagné et fait preuve, aussi bien sur le terrain qu’au sein de l’effectif ou de l’organigramme du club, d’une instabilité constante. Ce sont ces raisons, ainsi qu’une condition physique déclinante, qui poussent le numéro 10 français à annoncer sur la chaîne de télévision Canal+, le 25 avril 2006, qu’il prendra sa retraite à l’issue de la Coupe du monde, en Allemagne.
Zinedine déclare qu’il n’a plus le même niveau ni la même constance qu’au zénith de sa carrière et décide de résilier son contrat, un an avant son terme. Le départ de Florentino Pérez, l’homme qui l’a fait venir au Real, a sans doute également joué un grand rôle dans sa décision. Zidane joue le dernier match à Bernabeu contre Villarreal devant un public célébrant son départ. Tout le public madrilène porte son maillot avec le numéro 5 et une pancarte sur laquelle est inscrit Gracias por tu magia, témoignant que Zidane restera à jamais l´un des plus grands joueurs de football.
Zidane a disputé plus de 200 matches sous le maillot du Real de Madrid et a inscrit 35 buts en Liga et 9 buts en Ligue des Champions[16]. Un documentaire intitulé Zidane, un portrait du XXIe siècle sort en mai 2006 en France et est projeté en Sélection officielle hors compétition au 59e Festival de Cannes.
Zinedine à la Coupe du monde 2006 [modifier]
Maillot N°10 Zinedine Zidane encadré et dédicacé
Maillot N°10 Zinedine Zidane encadré et dédicacé
Il entreprend alors sa dernière compétition avec l’équipe de France pour la Coupe du monde de football de 2006 en tant que capitaine.
Le 1er juillet 2006 est une date clé dans la carrière de Zinedine Zidane. Si la qualification des joueurs de l’équipe de France est due à leur maîtrise absolue de la partie face à des Brésiliens impuissants, l’acteur principal en a été le meneur français. Ce jour-là, Zinedine Zidane survole la partie comme jamais auparavant et est élu homme du match par la FIFA. Il dribble, jongle au-dessus des têtes brésiliennes, et surtout offre, pour la première et la dernière fois de sa carrière, une passe décisive à Thierry Henry.
Sa carrière manque de s’achever en apothéose lors de la finale de la Coupe du monde 2006 face à l’Italie. Elle finira sur une expulsion par un carton rouge après consultation par l’arbitre de l’un des arbitres assistants, pour avoir porté un coup de tête au thorax du joueur italien Marco Materazzi (suite à une insulte[17]). Zidane a, lors d’une interview sur la chaîne télévisée française Canal +, allégué que des « mots durs » avaient été tenus à l’encontre de sa sœur et de sa mère. Dans l’interview sur la chaîne TF1, il a nié tout propos raciste, ce qui dément les rumeurs lancées par certains tabloids anglais[18] .
Zinedine Zidane est condamné le 20 juillet par la FIFA à 3 matchs de suspension et 7 500 francs suisses d’amende, tandis que le joueur italien écope de deux matches de suspension et 5 000 francs suisses d’amende. Zidane conserve cependant son titre de meilleur joueur de la Coupe du monde 2006. (voir l’article détaillé)
La France perd la finale 5-3 aux tirs au but.
Pourtant, dès la 7e minute, Zidane avait inscrit ce qui sera son dernier but, son troisième en deux finales de Coupe du monde, rejoignant ainsi Vavá, Geoffrey Hurst et Pelé, tous trois auteurs de trois buts en finale de Coupe du monde. Ce match était aussi le dernier match de sa carrière car il partit à la retraite