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Mérite déjà plus que Zidane ![]()
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Déclarations [modifier]
* Edson Arantes do Nascimento dit « Pelé » :
« Il est le maître, tout simplement. Je placerais Zidane dans les cinq meilleurs joueurs (de l´histoire). Au cours des dix dernières années, il n´y en a pas eu d´autres comme lui, il a été le meilleur joueur du monde. »
« Lors du quart de finale de la Coupe du monde 2006 face au Brésil, Zidane a été le génie du match. »
* Diego Maradona :
« J´aime beaucoup Zinedine Zidane. C´est un joueur qui crée du spectacle, il est très technique et il fait partie des meilleurs joueurs du Monde mais son défaut est qu´il se ménage trop. Au Mondial, je le verrai et je le saluerai, explique Maradona à Marca. Je lui demanderai qu´il continue à jouer, qu´il ne se retire pas, parce que Zizou nous ne l´aimons pas pour les coupes qu´il a gagnées mais plutôt pour sa façon de jouer et comment il nous a fait profiter du football. C´est dommage qu´il s´en aille car il a encore l´âge pour continuer (Zidane aura 34 ans le 23 juin). Je respecte sa décision mais je ne peux pas être d´accord avec lui. Se retire quelqu´un qui donnait beaucoup de joie au monde du football et tous les amoureux du ballon rond doivent être tristes. Zidane est un maître. Le meilleur était sa manière de contrôler le ballon avec son grand corps. Vous avez vu le but qu´il a marqué de la tête contre Villarreal (son dernier match au stade Santiago-Bernabeu, 3-3) ? Cela paraissait facile mais c´était très compliqué : il a amorti le ballon et l´a placé en douceur. »
* Michel Platini :
« Zinedine est le meneur de jeu par excellence. S´il était possible de faire une équipe avec les 4 meilleurs joueurs de tous les temps : Pelé, Platini, Maradona et Zidane, on aurait la meilleure équipe de tous les temps. Techniquement, je crois qu´il était le roi des fondamentaux : le roi du contrôle, le roi de la passe, parce qu´il n´y avait personne d´autre qui pouvait contrôler, amortir un ballon aussi bien que lui. Il avait des bases exceptionnelles. »
* Alfredo Di Stéfano :
« Zizou part avec une auréole. Il a été pour moi un joueur brillantissime, qui a donné du plaisir aux spectateurs. Un dominateur du ballon inégalable. »
* Franz Beckenbauer :
« Zidane est l´un des plus grands joueurs dans l´histoire de notre sport. C´est un joueur magnifique. Il ne devrait pas arrêter sa carrière professionnelle avec le talent exceptionnel qu´il a, à sa place je continuerais, demain matin il peut signer dans n´importe quel club du monde, il a été le grand artiste de ce Mondial, il était au coeur de l´Equipe de France. »
* Thierry Henry :
« Zizou va nous manquer justement parce que c´est Zizou. Je préfère parler de l´homme, parce que le footballeur on pourrait en parler pendant des heures. Dans un groupe, c´est quelqu´un d´extraordinaire, capable de tirer tout le monde vers les sommets. Dieu est de retour en équipe de France. »
* Pavel Nedvěd :
« Je crois que Zidane est le joueur le plus fort du monde. »
* Luís Figo :
« Le ballon d´Or 2004, c´est Zizou qui le mérite, il est encore le meilleur. »
* Ronaldinho :
« Pour moi l´Equipe de France est une favorite pour le Mondial 2006 avec Zidane comme meneur de jeu, qui est un modèle pour moi, j´essaie parfois de m´inspirer de son jeu et Thierry Henry avec qui j´aimerais jouer. »
« L’un des meilleurs footballeurs de tous les temps, l’une de mes idoles. Il est de ces joueurs que j’avais le plus de plaisir à regarder. C’était aussi un vrai gentleman en dehors du terrain et j’ai toujours aimé jouer contre lui. Il avait tant d’élégance et de grâce, un toucher de balle merveilleux et une superbe vision de jeu. L’Espagne a eu beaucoup de chance de le voir jouer en Liga parce qu’il est une vraie joie à regarder, quelle que soit l’équipe que vous supportez.
Son palmarès est aussi incroyable – une Coupe du monde, une Ligue des champions avec ce but magnifique, des titres nationaux… Il serait injuste de ne retenir de lui que son geste contre l’Italie cet été. Je préfère garder en mémoire ce qu’il a fait pour emmener la France en finale – exception faite de son match contre le Brésil, bien sûr ! – toutes ses performances, tous les buts qu’il a offerts aux fans de foot toutes ces années.»
* Pablo Aimar :
« Le meilleur footballeur de la planète c´est Zinedine Zidane, mon rêve serait de jouer un jour aussi bien que lui. »
* Eusébio :
« Zidane est le meilleur actuellement. »
* David Beckham :
« Zidane est le plus grand joueur du monde. Je m´entends bien avec lui, et lui est celui qui me comprend le mieux. C´est un joueur qui fait qu´il se passe des choses spéciales sur le terrain. »
* Marcello Lippi, sélectionneur italien pendant la coupe du monde :
« Je suis séduit par Zidane. C´est le plus grand joueur du monde depuis vingt ans. Et je me doutais bien qu´il n´était pas revenu pour rien et qu´il metterait tout en oeuvre pour finir sur une note pareille. C´est une vrai réussite. »
* Jean-Louis Murat :
« Zidane ? Je ne peux le classer musicalement. C’est un mec qui joue de la guitare comme Hendrix, qui compose comme John Lennon. Mais quand tu veux monter un groupe avec lui, il te dit : "Non, je vais jouer des maracas"… »
Distinctions personnelles [modifier]
* Chevalier de la Légion d’honneur. 1998
* Oscar UNFP du meilleur espoir français 1994
* Meilleur joueur de la Coupe du monde (FIFA Golden Ball Award). 2006
* Onze d’or 1998, 2000, 2001
* Onze d’argent 1997, 2002, 2003
* Onze de bronze 1999
* Ballon d’or, 1998
* Meilleur footballeur de l’année FIFA, 1998, 2000, 2003
* Deuxieme Meilleur footballeur de l’année FIFA, 2006
* Meilleur joueur du Championnat de France 1996
* Meilleur joueur étranger du Championnat d’Italie, 1998, 2001
* Meilleur joueur étranger du Championnat d’Espagne 2005
* Meilleur joueur du Championnat d’Europe des Nations 2000, 2000
* Meilleur joueur de la finale de Ligue des champions, 2002
* Meilleur joueur français de l’année, 1998, 2002
* Meilleur joueur de l’année UEFA, 2002
* Meilleur joueur européen du demi-siècle UEFA, nommé au FIFA 100 2004
* Champion des champions français L’Équipe, 1998
* World Soccer Awards, 1998
* RSS joueur de l’année, 1998
* El Pais joueur européen de l’année, 1998, 2001, 2002, 2003
* 1er au Top 50 des personnalités françaises préférées 2000
* 2e footballeur français du siècle pour L’Équipe, 2000
* Ambassadeur des Nation-Unies contre la pauvreté 2002
* Étoile d’Argent France Football, 2003
* Ambassadeur des Jeux méditerranéens 2003
* Nommé pour le titre du ballon d´or de l´année et du meilleur joueur de la FIFA, après avoir pris sa retraite à la moitié de l´année . 2006
* A reçu la plus haute distinction de l´ordre du mérite algérien, la médaille Athir (13 décembre 2006)
Palmarès [modifier]
Zidane et Beckham sous les couleurs du Real Madrid
Zidane et Beckham sous les couleurs du Real Madrid
* Championnat : 506 matches, 94 buts
* Coupes d’Europe : 117 matches, 23 buts
* Coupes : 52 matches, 7 buts
* Équipe de France : 108 matches, 31 buts
Total toutes compétitions confondues : 794 matches, 156 buts soit 0,19 but par match
* 1 sélection avec l’équipe FIFA, face à l’Italie à Rome en 1998
* 1 sélection avec l’équipe d’Europe, face à celle de la FIFA en 1997 (il rejouera face à la FIFA en 2000, avec l´équipe de France à Marseille)
En sélection nationale :
* 31 buts avec l´équipe de France en 108 sélections (101 fois titulaire, 7 fois remplaçant, 25 fois capitaine).
* Vainqueur de la Coupe du monde 1998.
* Finaliste de la Coupe du monde 2006.
* Vainqueur du Championnat d’Europe des nations 2000.
* Demi-finaliste du championnat d’Europe des nations 1996.
* Vainqueur du Tournoi Hassan II (Maroc) : 1998 et 2000.
En clubs :
* Vainqueur de la Coupe intercontinentale : 1996 (Juventus) et 2002 (Real Madrid).
* Vainqueur de la Supercoupe d’Europe : 1996 (Juventus) et 2002 (Real Madrid).
* Vainqueur de la Ligue des Champions : 2002 (Real Madrid).
* Finaliste de la Ligue des Champions : 1997 et 1998 (Juventus).
* Finaliste de la Coupe UEFA : 1996 (Bordeaux).
* Champion d’Italie : 1997 et 1998 (Juventus).
* Champion d’Espagne : 2003 (Real Madrid).
* Vainqueur de la Supercoupe d’Italie : 1997 (Juventus).
* Vainqueur de la Supercoupe d’Espagne : 2002 et 2003 (Real Madrid).
* Finaliste de la Coupe d’Espagne : 2002 et 2004 (Real Madrid).
* Vainqueur de la Coupe Intertoto : 1995 (Bordeaux) et 1999 (Juventus).
* (Divers saisonniers: trophée Luigi Berlusconi (1998, 1999 et 2000 - Juventus), de la cité d’Alicante (2001 et 2002 - Real), Naranja de Valence (2003 - Real), tournoi Santiago Bernabéu (2003 et 2005 - Real).)
maintenant on remarque ceux qui connaisse rien au foot !
Qui a osé dire que Ribiery est meilleur que Kaka ?? !!
Moi j´ai osé dire que Kaka est meilleur que Ribéry
AMine: pas mal les copiés/collés de wikipedia ![]()
Bryan je préfère faire des copiés/collés de wikipedia que dire Platini mérite plus que Zidane !
C´était pas la meme époque ![]()
donc ...
Amine: je t´ai pas critiqué
Mais bon personne a le courage de tout lire je pense^^
Ses débuts [modifier]
Michel est le fils d´Aldo Platini, joueur de football amateur puis entraîneur de l´équipe de division 3 de l´AS Nancy-Lorraine. Ce dernier laisse beaucoup de liberté à son fils dans sa progression. Michel apprend ainsi l´art du dribble dans la rue. C´est l´anti-thèse des joueurs passés par les centres de formation, alors tout juste naissants en France. C´est au petit club local de l´AS Jœuf qu´il fait ses classes. Il y signe sa première licence en pupille (10 septembre 1966). Aldo éclaire toutefois Michel très tôt sur quelques notions simples mais primordiales, l´anticipation au premier chef. Il faut déjà savoir à qui l´on va passer la balle avant de la recevoir.
Michel loupe totalement la finale du concours du jeune footballeur en 1969, mais parvient à se faire remarquer à l´occasion d´un match de Coupe Gambardella. Il n´a que seize ans, et il brille déjà de mille feux au sein de la formation junior de l´AS Jœuf qui affronte les juniors du FC Metz. Convoqué au stage de présélection du club messin, Platini, blessé, ne peut pas y participer. L´entraîneur messin change alors de club, et Michel Platini est rayé des listes. Il retrouve son équipe de Jœuf en Promotion d´Honneur.
Le FC Metz invite à nouveau Michel Platini à un stage de présélection, mais le fameux test de capacité respiratoire tourne mal. Après pas moins de dix essais au spiromètre, Michel s´évanouit. Le verdict du médecin est radical : très faible capacité respiratoire. Insuffisance cardiaque. Platini ne jouera pas pour le FC Metz, club de cœur de son enfance. Il rejoint finalement l´équipe réserve de l´AS Nancy-Lorraine en septembre 1972. Il fait la connaissance de Jean-Michel Moutier, jeune portier de la réserve, qui devient rapidement son ami.
Platini à Nancy (1972-1979) [modifier]
Dès ses débuts sous les couleurs de Nancy, Platini fait parler la poudre : il marque trois buts face à Wittelsheim en D3 avec la réserve. Multipliant les sorties de ce type, Michel se retrouve rapidement aux portes de l´équipe fanion. Son premier contact avec l´élite est pourtant pénible. Il est remplaçant face à Valenciennes et assiste, impuissant du banc de touche, à une véritable émeute en tribune. Il est atteint de plusieurs projectiles et de crachats... Quelques jours plus tard, il est descendu par un défenseur strasbourgeois à l´occasion d´un match de réserve : double fracture de la malléole de la jambe droite. Cette délicate saison s´achève bien avec ses grands débuts en Division 1. Platini est aligné d´entrée face à Nîmes au Stade Marcel-Picot le 3 mai 1973.
Repéré par les instances parisiennes après ses premiers coups d´éclats en Coupe Gambardella, Michel Platini n´a jamais pu honorer la moindre sélection en équipe de France junior en raison de blessures. Il effectue ainsi ses grands débuts avec le maillot bleu de l´équipe de France Amateurs le 26 septembre 1973. Tout semble se dérouler parfaitement, mais une nouvelle blessure, en mars 1974, remet tout en question. À Nice, Michel est victime d´une double fracture du bras gauche. Il n´est pas présent sur le terrain en fin de saison, et reste totalement impuissant quand son club est relégué en D2 au terme de la saison.
En D2, Nancy se promène et retrouve rapidement l´élite. Platini devient au cours de cette belle saison le véritable patron de l´équipe. Il marque également 17 buts. Certains d´entre eux sont inscrits sur coup franc, dont il se fait une spécialité dès cette période. Même le grand Ivan Curkovic, gardien de l´AS Saint-Étienne, se laisse tromper deux fois en Coupe de France par ces premiers coup franc diaboliques qui contournaient le mur des défenseurs en suivant une courbe toujours imprévisible pour aller se loger dans la lucarne du gardien... et Nancy élimine les Verts. Platini travaille ses coups francs avec son ami Jean-Michel Moutier. Les mannequins de mousse qui forment le mur sont déjà là.
Les obligations militaires du soldat Platini lui font revêtir l´uniforme pendant l´été 1975. Comme tous les sportifs de haut niveau, il est affecté au bataillon de Joinville où il fait équipe avec une promotion de talent aux côtés de Maxime Bossis, Éric Pécout et autres Omar Sahnoun, sans oublier ses amis nancéiens : Olivier Rouyer et Moutier. À l´occasion de son service militaire, Michel défend les couleurs de la France en militaire, en espoirs et en olympiques. Avec l´équipe olympique, Platini et ses amis éliminent, avec la manière, la redoutable formation de Roumanie, qui alignait pourtant son équipe A. Le match aller se tient le 3 décembre 1975 à Brest. Platini est brillant au cours de cette partie que les jeunes Français remportent par 4 à 0. Platini devient une vedette en France après ce match. La manche retour est une formalité avec un match nul méritoire 1-1 arraché à Bucarest. Platini participera au Tournoi Olympique des JO de Montréal.
Trois jours après le match nul signé à Bucarest, Platini est sélectionné avec l´équipe de France A. C´est également une première pour le nouveau sélectionneur des Bleus : Michel Hidalgo.
En parallèle à ses activités militaires, Michel rejoint, le plus souvent possible, son club qui évolue désormais à nouveau en D1. Lors d´un match joué à Laval, le public mayennais chambre Platini. Ce dernier, vexé, marque trois buts. Hélas, la soirée se termine mal, avec une nouvelle blessure. La presse titre alors : la saison de Platini est terminée, et d´annoncer une nouvelle opération du ménisque pour Michel. Il n´en est rien. Platini évite l´opération et retrouve les terrains deux semaines après l´incident de Laval. Ce retour tombe bien, car Nancy affronte dans la foulée l´Olympique de Marseille au Parc des Princes en demi-finale de la Coupe de France. Michel signe de la tête l´unique but lorrain, mais il est contraint de quitter le terrain sur blessure. L´ASNL s´incline finalement 4-1.
Le tournoi olympique 1976 débute pour les Bleus de Platini le 19 juillet face au Mexique, balayé 4-0. Même score face au Guatemala avec deux buts signés Platini. La phase de poules s´achève sur un match nul face à Israël ; Platini marque un but sur penalty. La France dispute alors les quarts de finale face à l´Allemagne de l´Est. Cette formation est en fait l´équipe A de la RDA. Avec un arbitrage plus que douteux, les Français terminent le match à neuf et les Allemands passent le tour…
De retour de Montréal, Platini signe son premier contrat professionnel avec Nancy pour deux saisons. C´est toutefois l´équipe de France qui occupe tous les esprits avec, en point de mire, la qualification au Mondial argentin. Le match décisif se tient le 16 novembre 1977 au Parc des Princes face à la Bulgarie. Platini est parfait dans son rôle de chef d´orchestre et les Bleus s´imposent 3-1. Ils disputeront la phase finale de la Coupe du monde 1978 après une attente de douze ans.
Divine surprise à l´occasion de la publication du classement du Ballon d´or fin décembre 1977 : le jeune Michel Platini pointe au troisième rang.
Lors des matches de préparation pour la Coupe du monde, il convient de signaler celui disputé à Naples face à l´Italie le 8 février 1978. Platini est éblouissant devant tous les recruteurs des clubs italiens venus superviser la nouvelle petite merveille française. Platini stupéfie tout le monde en trompant deux fois, coup sur coup, le légendaire gardien Dino Zoff, sur coup franc direct. La première tentative n´est pas validée par l´homme en noir qui n´avait pas sifflé... Zoff pense avoir évité le pire, car Platini trouve le mur lors de sa seconde tentative. Quelques minutes plus tard, nouveau coup franc aux abords de la surface italienne. Zoff prend alors bien garde de couvrir son angle droit, mais Platini le trompe par la gauche. Zoff reste pétrifié. Ses tête-à-tête avec Zoff et sa classe, au cours de cette partie retransmise par la télévision italienne, en font une vedette en Italie. Les plus grands clubs européens se battront désormais pour s´attacher ses services : le PSG et Saint-Étienne en France, la Juventus, l´Inter Milan et Naples en Italie, Barcelone et Valence en Espagne, Arsenal en Angleterre, pour n´en citer que quelques uns.
Avant de disputer la Coupe du monde en Argentine, Platini s´offre la Coupe de France 1978 avec Nancy. Michel signe l´unique but de la finale contre l´OGC Nice. Il reçoit, en tant que capitaine de l´ASNL, son premier trophée majeur des mains du Président de la république Valéry Giscard d´Estaing.
Entre la finale de la Coupe de France et le coup d´envoi du Mondial, quinze jours seulement ! Pas question de stage de préparation pour les Bleus. Bousculant l´Italie et l´Argentine, la France est trop tendre pour espérer sortir d´un tel groupe. Platini n´a pas grand chose à se reprocher à l´occasion de ce Mondial, mais à l´attaque le saison 1978-1979, il est pris en grippe par le public, qui le juge responsable de l´échec en Argentine. Platini évolue sous les sifflets jusqu´au match de Geoffroy-Guichard. Galvanisé par les sifflets qui lui sont adressés, Platini met les bouchées doubles face aux Verts. Il dispute chaque ballon, et sur l´un des tacles qu´il tente, sa cheville se bloque : triple fracture de la malléole. Michel est ainsi absent lors des matches de Coupe d´Europe des vainqueurs de coupe de l´ASNL. Le contrat liant Platini et Nancy arrive à terme en juin 1979. Le président nancéien tente alors un coup de force pour conserver son joueur, mais Platini n´apprécie pas du tout cette intervention. Il quittera le club lorrain à la fin de son contrat. Trois clubs se détachent alors : l´Inter Milan, le PSG et Saint-Étienne. Les deux premiers clubs cités sont des leurres, car Saint-Étienne est l´objectif de Platini. Il signe chez les Verts un contrat de trois ans.
Malgré les blessures et les sifflets, l´humour reste un des traits principaux du caractère de Michel. Citons ici deux des nombreux gags qu´il signa lors de sa période lorraine. Lors des déplacements, Michel s´amusait à faire exploser un pétard à mèche dans un lieu public, puis à faire le mort, provoquant inévitablement un attroupement... Lors du séjour en Argentine pour la Coupe du monde, il s´amusa, comme un collégien, à vider des tubes de dentifrice dans les lits de ses coéquipiers...
Platini chez les Verts (1979-1982) [modifier]
Les trois années de Michel Platini à Saint-Étienne se soldent par un bilan mitigé. L´objectif du club en recrutant Platini était de remporter une Coupe d´Europe, mais malgré quelques coups d´éclat (notamment contre le PSV Eindhoven et contre Hambourg), les Verts ne se hisseront jamais à la hauteur de leurs glorieux aînés de 1976. Sur le plan national, Platini remporte son ultime titre de Champion de France en 1981, mais échoue à deux reprises en finale de la Coupe de France. Tout d´abord face à Bastia en 1981 puis contre le Paris Saint-Germain en 1982, son dernier match avec Saint-Étienne avant son départ pour la Juventus.Il aura alors joué sous le maillot vert 146 matches pour un total de 82 buts.
Durant sa période stéphanoise, il s´affirme en équipe de France, au sein de laquelle il devient sous le numéro 10 un capitaine indispensable. En 1981, Platini extirpe les Bleus de leur groupe de qualifications pour la Coupe du monde 1982 grâce à un coup franc « platinien » marqué contre les Pays-Bas lors du match décisif pour la qualification.
Au Mondial espagnol de 1982, les Bleus se hissent jusqu´en demi-finale contre la RFA, pour une rencontre de légende perdue à l´issue de l´épreuve des tirs au but. Paradoxalement, Michel Platini considère aujourd´hui ce match comme le plus grand souvenir de sa carrière.
Platini à la Juve (1982-1987) [modifier]
À la Juventus de Turin, au sein d´une équipe constituée quasi entièrement de joueurs champions du monde (l´Italie vient de s´imposer au Mundial), Platini connaît des débuts délicats. Pris en grippe par une presse spécialisée extrêmement exigeante, il est même tout proche de quitter l´Italie durant l´hiver. À la trêve, Michel et son coéquipier polonais Zbigniew Boniek tapent du poing sur la table et obtiennent une évolution tactique de l´équipe. La seconde partie de saison 1982-83 est beaucoup plus intéressante pour la Vieille Dame qui remporte la Coupe d´Italie 1983. La Juve vole alors de succès en succès.
Il remporte le championnat d´Italie en 1984 et 1986, la Coupe d´Europe des vainqueurs de coupe en 1984, la Supercoupe d´Europe en 1984 la Coupe d´Europe des Clubs Champions en 1985, et la Coupe Intercontinentale en 1985. De 1984 à 1986, il termine également trois fois consécutivement meilleur buteur du championnat d´Italie. Il est reconnu comme le meilleur joueur européen en recevant à trois reprises le Ballon d´Or de 1983 à 1985.
La finale européenne de 1985, disputée au Heysel contre Liverpool aurait dû être le sommet de sa carrière avec la Juventus. Mais le drame du Heysel constitue sans conteste le plus pénible souvenir de sa carrière. Auteur du seul but de la rencontre, Michel Platini se retrouve au centre d´une polémique médiatique dans les jours qui suivent le drame, certains lui reprochant son manque de retenue dans la célébration de la victoire. Mais Platini se défendra en soutenant que tout comme l´ensemble des joueurs de la rencontre, il avait été laissé dans l´ignorance de l´ampleur du drame.
L´état de grâce de Platini en club se répercute également en sélection nationale. En 1984, il remporte le Championnat d´Europe des nations organisé en France en marquant neuf buts (trois du pied droit, trois du gauche, trois de la tête) en seulement cinq rencontres. Il débloque notamment la finale contre l´Espagne grâce à un coup franc qui trompe le portier espagnol Luis Arconada et offre ainsi à la France son premier titre majeur en football.
Mais affaibli par une pubalgie tenace, jouant sous infiltration, Michel Platini n´est pas véritablement en mesure de justifier sa réputation de meilleur joueur du monde à l´occasion de la Coupe du monde de football 1986 au Mexique. Il se montre pourtant décisif en plusieurs occasions, notamment contre l´Italie en huitième de finale (ouverture du score) et contre le Brésil en quart de finale (égalisation). Ce but inscrit le jour de son anniversaire restera le dernier de sa carrière chez les Bleus. Après une nouvelle élimination en demi-finale contre la RFA, Michel Platini doit se contenter de la troisième place finale (il ne disputa pas les petites finales des tournois 1982 et 1986).
Usé physiquement, Platini dispute une ultime saison à la Juventus avant de prendre sa retraite sportive en juin 1987. Participant en pointillé à la campagne (infructueuse) de qualification pour l´Euro 1988, Platini honore sa dernière sélection en bleu le 29 avril 1987 contre l´Islande. En équipe de France, de 1976 à 1987, il a marqué 41 buts en 72 sélections, ce qui reste le record chez les Bleus.
Platini depuis sa fin de carrière (1987-2007) [modifier]
Organisation de la Coupe du Monde de Football 1998. De gauche à doite : Fernand Sastre, Lionel Jospin, Marie-George Buffet et Michel Platini. © Service photographique du Premier ministre
Organisation de la Coupe du Monde de Football 1998. De gauche à doite : Fernand Sastre, Lionel Jospin, Marie-George Buffet et Michel Platini.
© Service photographique du Premier ministre
"Amine: je t´ai pas critiqué
"
j´ai oublier de mettre le smiley ^^
"Mais bon personne a le courage de tout lire je pense^^ "
Ouais je me doute ! ![]()
À peine plus d´un an après sa retraite en tant que joueur, il est nommé sélectionneur de l´équipe de France de football le 1er novembre 1988. Il remplace Henri Michel, poussé dehors suite à la mauvaise entame des Bleus dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 1990. Mais l´arrivée de Platini ne change rien et la France est absente du Mondial italien. Il est alors temps de se concentrer sur les éliminatoires de l´Euro 1992, organisé en Suède. Les hommes de Platini se sortent avec brio de leur groupe de qualification en remportant leurs huit matchs (victoire notamment en Espagne et en Tchécoslovaquie) et, forts d´une série record de 19 matchs sans défaite, s´affirment parmi les favoris de la compétition. Mais une série médiocre de matchs amicaux préparatoires, puis surtout l´échec à l´Euro (élimination au premier tour, pas une seule victoire) le poussent à démissionner en juillet 1992.
Il est le dernier porteur de la flamme olympique aux Jeux Olympiques d´hiver d´Albertville en 1992.
Co-Président du comité d´organisation du Mondial 1998 avec Fernand Sastre, puis conseiller spécial du président de la FIFA après l´élection de Joseph Blatter en 1998, il devient vice-président de la FFF en Janvier 2001, et chargé depuis mars 2005 du département international.
Il était également consultant sur Canal+ lors des soirées de la Ligue des Champions.
Le dirigeant : Platini, président de l´UEFA (depuis 2007) [modifier]
Membre du comité exécutif de l´UEFA et membre du Comité exécutif de la FIFA depuis avril 2002, il devient Président de l´UEFA le 26 janvier 2007 pour une durée de 4 ans. Il est élu à la majorité absolue au premier tour du scrutin du Congrès de Düsseldorf en Allemagne par les 52 fédérations membres de l´UEFA (1 fédération vaut 1 voix), avec 27 voix contre 23 (2 votes étant nuls). Son adversaire, le Suédois Lennart Johansson, 77 ans, était président de l´UEFA depuis 1990. Michel Platini a fondé son discours sur des vertus de solidarité et d’universalité avec notamment 5 points majeurs :
* Légitimité : davantage de pouvoir au comité exécutif qui sera renforcé comme instance décisionnaire et qui s´ouvrira plus aux petites nations du football, trop souvent oubliées.
* Solidarité : avec la continuation des programmes Hattrick et Top Executive destinés à aider les petites fédérations et une meilleure redistribution des recettes des grandes compétitions organisées par l´UEFA.
* Universalité : un système de qualification au Championnat d´Europe des Nations (Euro) maintenant mais un projet d´élargissement du nombre d´équipes participantes passant de 16 à 24 (pour permettre à des pays d´avoir leur chance). Dans le cadre de l´aide aux plus petites nations, Michel Platini propose aussi de limiter à 3 le nombre de clubs par nation directement qualifiés pour la Ligue des Champions pour permettre à des nations rarement représentées d´avoir leur chance (projet largement critiqué par son adversaire du fait que c´est « un problème, une affaire de business » et que Platini prend trop en compte le football en oubliant le business ayant fait grandir l´UEFA).
* Unité : avec l´élaboration d´une Charte européenne de football définissant et permettant de conserver les valeurs du football ainsi que le rapprochement entre les associations nationales, l´UEFA et la FIFA.
* Lutte contre les fléaux du football : une volonté de combattre « le racisme, la xénophobie, les transactions financières douteuses, les paris clandestins, les dérives de la profession d´agent, le dopage ».
Palmarès (joueur) [modifier]
Equipe de France [modifier]
* 72 sélections en équipe de France A.
* Capitaine à cinquante reprises, de 1979 à 1987.
* Records du nombre de buts marqués en équipe de France avec 41 buts entre 1976 et 1987 (record d´autant plus remarquable qu´il jouait au milieu de terrain).
* Demi-finaliste de la Coupe du Monde 1982 face à la RFA.
* Champion d´Europe des Nations : 1984 (France A).
* Meilleur buteur du Championnat d´Europe : 1984 avec 9 buts (France A).
* Coupe intercontinentale des nations (trophée Artemio Franchi) : 1985 (France A).
* Demi-finaliste de la Coupe du Monde 1986 face à la RFA.
* a participé à la détention française du bâton de Nasazzi à 5 reprises entre 1977 et 1985, dont 3 en tant que capitaine de 1982 à 1985 (France A).
Clubs [modifier]
* Vainqueur de la Coupe des clubs champions européens : 1985 (Juventus).
* Finaliste de la Coupe des clubs champions européens : 1983 (Juventus).
* Vainqueur de la Coupe des Coupes : 1984 (Juventus) (1er Français à remporter cette épreuve).
* Vainqueur de la Coupe intercontinentale : 1985 (Juventus).
* Vainqueur de la Supercoupe d´Europe : 1984 (Juventus).
* Champion de France : 1981 (Saint-Étienne).
* Champion d´Italie : 1984 et 1986 (Juventus)
* Vainqueur de la Coupe de France : 1978 (AS Nancy).
* Finaliste de la Coupe de France : 1981 et 1982 (AS Saint-Étienne).
* Vainqueur de la Coupe d´Italie : 1983 (Juventus).
* Vainqueur du Mundialito des Clubs de la FIFA (Coppa Super Clubs) : 1983 (Juventus, à Milan).
* Champion de France de D2 : 1975 (AS Nancy).
* Meilleur buteur (capocanoniere) du championnat d´Italie : 1983, 1984 et 1985 (Juventus).
* Meilleur buteur de la Ligue des Champions : 1985 avec 7 buts (Juventus).
Distinctions [modifier]
* Ballon d´or : 1983, 1984 et 1985.
* Champion des champions français par L´Équipe : 1977 et 1984.
* Onze d´or : 1983, 1984 et 1985.
* Joueur français de l´année par France Football : 1976 et 1977.
* Meilleur joueur du championnat d´Italie Guerin : 1984.
* Meilleur joueur du Championnat d´Europe : 1984.
* Meilleur joueur de la Coupe intercontinentale : 1985.
* Meilleur joueur du Mundialito des clubs (Coppa Super Clubs) : 1983.
* World Soccer awards : 1984 et 1985
* Chevron awards : 1983 et 1985 (ratio buts/match)
* Trophée d´argent du Centenaire de la League anglaise (meilleur joueur).
* Entraîneur mondial de l´année World Soccer awards : 1991
* Entraîneur européen de l´année El Pais : 1991.
* Prix Artémio Franchi : 2003.
* Nommé au FIFA 100 (Liste des meilleurs joueurs vivants de tous les temps).
* Légion d´honneur (le 29 avril 1985).
Sélections et statistiques [modifier]
* 1 sélection en équipe FIFA: il bat le champion du monde argentin le 25 juin 1979 à Buenos Aires (avec le jeune Diego Maradona)
* 1 sélection dans l´équipe d´Europe en 1982 (face à l´équipe FIFA)
* 72 sélections en équipe de France A (capitaine à cinquante reprises, de 1979 à 1987), pour 41 buts entre 1976 et 1987 (record d´autant plus remarquable qu´il jouait au milieu de terrain)
* 104 buts toutes compétitions confondues avec la Juventus
* 28 buts en coupes d´Europe de clubs
* 52 matchs de coupes d´Europe de clubs
* Sélection du siècle FIFA 1998
* Joueur du siècle de la Juventus FC
* Joueur français du siècle L´Équipe 2000
* 6e footballeur du siècle Football Family FIFA 2000
* 8e footballeur du siècle Placar 2001
* Elu footballeur français du siècle par France Football en 1999.
* Elu meilleur joueur de toute l´histoire des bleus par France Football en 2004.
Carrière (dirigeant) [modifier]
* Co-président d´organisation d´une Coupe du monde
* Vice-président de la FFF
* Conseiller de la présidence FIFA
* Membre du Comité exécutif de la FIFA
* Membre du Comité exécutif de l´UEFA
* Président de l´UEFA (élu par 27 voix contre 23 au président sortant Lennart Johansson)
C´est cool les copiers/collers ![]()
ouais mais dans son palmarès je ne vois pas de coupe du monde . ![]()
Au contraire je ne vois meme pas finaliste !
Zinedine Yazid Zidane (en arabe : زين الدين يزيد زيدان , en kabyle : Zineddin Lyazid Zidan, prononciation Écouter avec le navigateur), souvent surnommé Zizou[1], est un ancien joueur de football français issu d´une famille algérienne kabyle né le 23 juin 1972 à Septèmes-les-Vallons. Il grandit à Marseille dans la cité de « La Castellane[2] » .
Il est cité parmi les plus grands joueurs de football de tous les temps avec Pelé, Michel Platini et Diego Maradona[3] et est listé parmi les 125 meilleurs joueurs mondiaux encore vivants en 2004, dans un classement conjoint de Pelé et de la Fédération internationale de football association (FIFA)[4]. Sportif français préféré des Français en 2006[5], il fut classé à trois reprises meilleur joueur mondial de l´année par la FIFA en 1998, 2000 et 2003[6] et ballon d´or en 1998. Il fut par deux fois classé second meilleur joueur français de tous les temps (France Football).
Il s´est principalement illustré au niveau international lors de la victoire de l´équipe de France à la coupe du monde de 1998 et au Championnat d´Europe de 2000. Revenu en équipe de France après une retraite internationale en 2004, il annonce le 25 avril 2006 sa retraite sportive définitive pour la fin de la saison 2005–2006, au terme de la coupe du monde de football de 2006[7] au cours de laquelle il se distingue et obtient le titre de meilleur joueur du mondial[8]. Ainsi, il a joué son dernier match le 9 juillet 2006 à Berlin en Allemagne à l’occasion de la finale de la coupe du monde opposant l´Italie à la France, match perdu par son équipe. Il s´y illustre de manière ambivalente par un pénalty réussi et une expulsion sur carton rouge pour un coup de tête sur un adversaire[9].
Marié à Véronique Zidane (née Lentisco), Zinedine Zidane est père de quatre garçons : Enzo, Luca, Théo et Elyaz. Il est atteint de thalassémie bénigne, une maladie génétique fréquente autour du bassin méditerranéen, qui le fatigue naturellement
Les débuts [modifier]
Zinedine Zidane est né à Septèmes-les-Vallons et a grandi à Marseille dans le quartier de la Castellane. Ses parents sont originaires de petite Kabylie dans la wilaya de Béjaïa (Bgayet) en Algérie, son père Smaïl Zidane venant du village d’Aguemoune Ath Slimane.
Zinedine Zidane signe sa première licence en 1982 dans un club non loin de son quartier d’origine : l´US Saint-Henri puis passe au SO Septèmes-les-Vallons, avec lequel il joue de la catégorie poussin jusqu´à l´âge de quatorze ans. En 1986, il est sélectionné en cadet première année pour le championnat de Ligue. En fin d´année, il est convoqué au CREPS d’Aix-en-Provence pour un stage de trois jours. C’est là qu’il est remarqué puis recruté par l’AS Cannes par l’intermédiaire de Jean Varraud. Après un stage d´une semaine, il intègre en 1987, à l’âge de quinze ans, le centre de formation cannois sous les ordres de Guy Lacombe[11]. Il est donc placé au sein de la famille d´accueil, les Elineau. À 16 ans, Jean Fernandez l´intègre à l´effectif professionnel. Il débute en Première division le 20 mai 1989, contre le FC Nantes, équipe de Marcel Desailly et Didier Deschamps à l´époque, à la Beaujoire, il n’a pas encore 17 ans. En 1991, il marque son premier but en Première division, toujours contre le FC Nantes et reçoit une 205 rouge comme lui avait promis le président du club, Alain Pedretti s´il marquait un but. Le club se qualifie pour la Coupe UEFA et Zidane découvre l´Europe. L´année suivante, le club est éliminé de la Coupe UEFA et descend en D2. Zidane rejoint alors Bordeaux à l´été 1992.
Les années bordelaises [modifier]
En 1992, Zidane est recruté par Rolland Courbis aux Girondins de Bordeaux. Il sympathise avec deux autres futurs internationaux français, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, avec lesquels il forma ce que l’on appela par la suite le « triangle bordelais », ces trois joueurs démontrant une capacité à se trouver les yeux fermés sur le terrain, à Bordeaux comme en équipe de France.
Zidane marque 10 buts pour sa première saison, puis 6 les trois saisons suivantes. Il dispute également la finale de la coupe de l’UEFA en 1996 contre le Bayern Munich (perdue 0-2 ; 1-3) après avoir éliminé le Milan AC de Savicevic en quart, notamment grâce à un 3-0 mémorable au match retour au Parc Lescure (0-2 au match aller).
Avant cela, un but qui a depuis fait le tour du monde : celui marqué de plus de 40 mètres contre le Betis Seville, en huitièmes de finale de la coupe de l’UEFA, en 1996. Contre le Slavia Prague en demi-finale, il exécute ses premières roulettes et l’Europe découvre alors un artiste du ballon rond. Bordeaux ira jusqu’en finale mais ne pourra rivaliser avec le Bayern Munich sans Zidane, suspendu à l’aller.
Avant qu’il n’intègre l’équipe de France, le sélectionneur algérien de l’époque Abdelhamid Kermali le refuse en équipe nationale d’Algérie, prétextant que l’enfant de la Castellane n’est « pas assez rapide ».
Le 17 août 1994 à Bordeaux, il est pour la première fois sélectionné en équipe de France, contre la République tchèque. Entré en jeu à la 63e minute alors que la France est menée 2-0, Zidane marque en deux minutes les 2 buts du match nul. Il lui faudra néanmoins encore attendre près d’une année pour devenir un titulaire à part entière au sein de l’équipe de France. Ce n’est qu’en 1995, au cours des éliminatoires pour l’Euro 1996 que le sélectionneur national Aimé Jacquet fera de Zidane son meneur de jeu titulaire.
Zinedine à la Juventus [modifier]
En 1996, après la finale de Coupe de l’UEFA perdue avec les Girondins de Bordeaux, Zidane franchit un nouveau palier et signe à la Juventus de Turin pour la somme de 35 millions de francs, club dans lequel a notamment évolué Michel Platini. Il rejoint ainsi Didier Deschamps sous les ordres de Marcello Lippi. Entre-temps, diminué par une saison éprouvante avec Bordeaux et par un accident de voiture survenu peu de temps avant le début du tournoi, Zidane dispute un Euro 1996 jugé décevant en Angleterre. Les Bleus atteignent péniblement la demi-finale et Zidane est loin de se montrer à son meilleur niveau.
À la Juventus, après une première année difficile, particulièrement les trois premiers mois, Zidane explose au plus haut niveau européen et nombre d’observateurs voient en lui le meilleur joueur du monde. Avec la Juventus, Zidane gagne également ses premiers titres, dont deux scudetti (1997, 1998), une super coupe d´Italie (1997), une super coupe d´Europe (1996) et une coupe intercontinentale (1996)[12], mais perd la finale de la ligue des champions deux fois de suite, en 1997 et 1998. En quête du titre européen suprême, Zidane quitte la Juventus en 2001 pour aller au Real.
La consécration internationale [modifier]
Zidane porte le maillot bleu depuis qu´il a quinze ans, à l´époque de la défunte catégorie « cadets » [13] mais a disputé son premier match international avec l´équipe première contre la République tchèque le 17 août 1994, sous l´égide de Aimé Jacquet. Entré en jeu à la 63e minute alors que la France était menée 2-0, Zidane marque les deux buts du match nul. Lors de la Coupe du monde organisée en France en 1998, Zidane inscrit deux buts de la tête sur corner en finale contre le Brésil, donnant ainsi à la France son premier titre de champion du monde. Il reçoit la même année le Ballon d’or France football et le titre de joueur FIFA de l’année. En 2000, lors du Championnat d’Europe des nations, il conduit l’équipe de France à un nouveau titre de champion, ce qu’aucune équipe n’avait réalisé (doublé Coupe du monde/Championnat d’Europe dans cet ordre), et reçoit de nouveau le titre de meilleur joueur FIFA de l’année.
Zinedine Zidane est transféré lors de l’été 2001 au Real Madrid, pour ce qui constitue encore à l’heure actuelle un record en matière de coût de transfert d’un footballeur (77 millions d’euros). Il y passe ses cinq dernières saisons au niveau professionnel. Selon les spécialistes, c’est en grande partie grâce à lui que le Real gagne sa neuvième et actuellement dernière Ligue des Champions en 2002. Lors de la finale face au Bayer Leverkusen (victoire 2-1 du Real Madrid), il marque en effet un but difficile pour un droitier : dans la surface de réparation, une reprise de volée du pied gauche, sur un centre en retrait de Roberto Carlos qu’il loge dans la lucarne droite du but allemand.
Zinedine Zidane à Paris Roissy, en février 2004
Zinedine Zidane à Paris Roissy, en février 2004
Alors qu’il était encore homme du match lors de la première rencontre de l’Euro 2004, et seul tricolore retenu dans l´équipe type de la compétition[14], il annonce son retrait de l’équipe de France le 4 août 2004. Le 3 août 2005, quasiment un an plus tard, il revient sur sa retraite internationale et souhaite revenir jouer avec les Bleus pour une dernière aventure, à savoir jouer jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2006 si la France se qualifie.
Son match de retour a lieu le 17 août à Montpellier où la France bat la Côte d’Ivoire par un score de 3 à 0, avec un but de Zidane. Il est nommé capitaine de l’équipe de France. Pour l´anecdote, environ 12000 places sur les 35500 du stade de la Mosson étaient vendues, le match étant prévu depuis la mi-juillet. Le 4 août, lendemain de l´annonce de son retour, la billeterie est prise d´assaut et les places restantes se vendent en moins d´une journée.
C’est alors qu’il emmène les Bleus vers le Mondial 2006 en Allemagne grâce à une dernière victoire face à Chypre tandis que la Suisse faisait en même temps un résultat nul en Irlande 0-0, ce qui assurait à la France la première place de son groupe qualificatif.
La ville de Marseille a fait peindre un grand portrait de 10 mètres sur 15 de son enfant devenu célèbre, sur le mur d’un immeuble face à la rade et au port.