Bonjour Lord-devil,
tu demandes les raisons de l´échec de la Dreamcast?
Commençons par un peu d´histoire : Sega a sorti plusieurs consoles avant la DC : Master system, puis mega drive, puis mega-CD, puis Saturn, et enfin Dreamcast.
Les 3 premières étaient là à la naissance des jeux-vidéo, et ont permis à Sega de se placer favorablement dans le coeur des joueurs, à égalité avec Nintendo. A cette époque, il n´y avait que ces 2 grands acteurs (même s´il y avait aussi la neo-geo, mais trop chère pour être grand public).
Sega a voulu tenter un coup en avance en sortant la Saturn, mais a été écrasé par Sony qui a voulu se lancer dans le jv et qui a sorti une console moins chère. Au lancement, la Saturn valait 3299F en 1995 (soit environ 500€...), alors que la PS1 ne coutait que 2090, soit 300€.
Les deux consoles étaient à peu près équivalentes en terme de puissance, et les joueurs ont donc préféré une console moins chère, ce qui peut se comprendre.
Après ce semi-échec de la Saturn, et donc un marché segmenté par 3 acteurs, Nintendo, Sony et Sega, Sega a voulu démonter tout le monde en sortant la Dreamcast, qui, comme tu l´as dit, était en avance sur son temps :
Machine 128 bits, avec une connexion internet bas débit, alors que le marché de l´internet était encore balbutiant (c´était fin 1998).
Finalement, la politique marketing de Sega, orientée sur les possibilités online de sa console a été écrasée par Sony qui a annoncé la sortie de sa PS2 au lancement de la Dreamcast, en promettant une console beaucoup plus puissante, capable de lire les DVD, argument imparable.
Le marché captif généré par la réputation de la PS1 a donc préféré attendre la PS2 que d´investir dans une DC donc le mode online n´était pas généralisé à tous ses jeux, et, je le répète, réputée moins puissante que la console à venir de la PS2.
A l´époque, chaque console avait ses exclusivités, et les joueurs fan de tel ou tel série était obligés de faire des choix hardware.
Entre-temps, Sega s´est fait exploser par Sony, mais le marché est resté entre les mains de 3 acteurs, puisque Microsoft est rentré dans la partie avec la sortie de la Xbox.
Maintenant, la sortie de la PS3 a été orchestrée de la même manière que la sortie de la PS2. Les annonces relatives à la PS3 sont arrivées au moment de la sortie de la X360 avec les mêmes arguments que pour la sortie de la PS2 : la PS3 sera beaucoup plus puisssante que toutes les autres consoles, et en plus, lira les blu-ray discs.
Mais les développeurs de jeux cherchent désormais à rentrer dans leurs frais, et il y a de moins en moins d´exclusivités propres à chaque console, les éditeurs développant en multi-plateforme.
La question est donc difficile à dire aujourd´hui en 2007 de l´avenir du marché du jv.
Quelques jeux vont continuer à être propres à certains consoles (Nintendo restant le maître toutes catégories des exclus non portables ailleurs), mais globalement, 80% des jeux existants vont sortir sur plusieurs consoles.
L´avenir de la PS3 réside donc, à mon sens, dans les choix à venir des éditeurs de cinéma pour le choix du support qui remplacera le DVD.
Si le blu-ray l´emporte, il y a fort à parier que Sony reprenne un monopole grâce à sa console.
Mais si c´est le HD-DVD (ou un autre), l´argument blu-ray ne servira à rien, et Sony risque donc de perdre des parts de marché, à cause du prix de production des lecteurs blu-ray.
Quoi qu´il en soit, tu n´as pas de souci à te faire pour les 4 années à venir : tu as eu les moyens de te payer une PS3, et donc tu bénéficieras des jeux qui sortirons dessus, au même titre que les joueurs x360, tu auras juste payer un peu plus cher, pour un gain de qualité des jeuxvidéos pas forcément flagrant.
Enfin, faudra quand même voir ce que donneront les jeux PS3 sur blu-ray double couche dont le disque sera bourré de données, parce que 50Go de données vidéos, ça peut quand même envoyer du gros.
Et je termine en disant (pour ceux qui auront lu jusqu´ici), que certes la beauté des softs est un argument incitatif à l´achat, mais que la plus jolie des filles ne peut donner que ce qu´elle a. Si elle est jolie mais complètement à la ramasse, on s´amuse avec, et puis on passe à autre chose.
C´est pareil pour les jeux : il y a de très beaux jeux avec lesquels on se fait chier, et d´autres tout pourris, mais sur lesquels on passe des heures.
L´essentiel reste... le jeu!
PS : et merci à ceux qui auront lu toute la tartine. 