Ooga Booga
Pour ce jeu assez tardif, j’essaierai une fois encore de vous concoter un test aussi clair que complet. Sachez avant tout que ce jeu ne vaut que par son mode multijoueurs et que son intérêt en mode solo est plus que limité.
Si le titre vous paraît risible, vous risquez d’avoir du mal à garder votre sérieux en y jouant. Vous incarnez 4 sorciers ( vous pourrez débloquer d’autres personnages) dans des deathmatches insulaires. En effet, vos arènes sont ici des îles sauvages avec leur faune locale qui se limite à des sangliers, des oiseaux et des requins pas très cool.
Dans ce jeu, vous n’avez pas de barre de vie; normal, la tendance est très cartoon et tout le monde sait qu’on ne peut pas tuer un toon ( sauf avec de la trempête comme dans “Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ” mais là je sors du sujet). Pour gagner, il suffit d’accumuler le plus de points possibles en cognant vos ennemis. Chaque coup vous rapporte 1 ou 2 points.
Vos armes sont loin d’être aussi sophistiquées que celles d’un Quake ou d’un Unreal Tournament ce qui est normal vu l’état sauvage des lieux. Alors il faudra faire avec les moyens du bord, un sanglier, par exemple, peut devenir une arme si on en fait sa monture et qu’on fait gicler ses petits camarades de jeu. Tout comme un oiseau peut devenir un avion bombardier si on en prend le contrôle. En ce qui concerne les armes manuelles, vous pouvez, en tant que sorcier, invoquer les forces de la nature. Les éclairs ( deux charges) sont très précis, tandis que les boules de feu ( deux charges aussi) sont très difficiles à éviter étant donné qu’elles rebondissent partout avant d’enflammer le postérieur de l’un des imprudents qui osera s’opposer à vous. Mère Nature étant parfois un peu folle, vous pourrez partir à la cueillette des têtes rétrécies qui poussent aux arbres de la région, ce sont de très bons projectiles et le modèle plus évolué, à tête chercheuse ( deux charges), rate rarement sa cible. Ce n’est qu’un apperçu des armes à votre entière disposition, je vous laisse découvrir les autres.
N’oublions pas les totems sacrés: quand vous leur donnez un certain nombre de têtes rétrécies, ils vous aident en crachant des boulettes sur vos ennemis qui passent par là.
La taille des îles n’est généralement pas énorme, mais bien assez grande pour pouvoir jouer à cache-cache ou à “si je te trouve je te botte les fesses”. Notez que mis à part les îles de combat, les aborigènes ont aussi leurs îles “stade de boar polo”. Il s’agit de l’un des sports nationaux, sorte de football à dos de sanglier où le ballon est ici une énorme pierre que vous poussez à l’aide de votre cochon. Les règle sont simples: tous les coups sont autorisés pour envoyer la pierre dans les buts adverses.
L’autre sport national est le rodéo. Encore une fois, ce sont les pauvres sangliers qui vont trinquer. Ce mode de jeu diffère peu du mode de bataille original si ce n’est que pour marquer des points, il faut vous emparer d’un sanglier pour montrer à vos adversaires que la masse du sanglier est plus importante que la leur ( c’est la manière scientifique de dire qu’il faut leur foncer dans le lard avec votre porc des îles), et c’est l’unique manière de marquer des points.
Graphiquement, le jeu tire dans le “Tex Avery” avec un design assez burlesque des personnages ainsi que des sangliers. L’animation ne faiblit jamais et on ne constate qu’un peu de pop-up en mode multijoueurs. La jouabilité est très facile à prendre en main et les actions à effectuer ne sont pas compliquées. Le son n’est pas en reste avec des musiques correspondant parfaitement à l’univers du soft. Quant à vos personnages, ils ont leurs petites expressions à eux. Ce qui est très fort dans ce jeu, c’est que chaque personnage a des caractéristiques différentes: l’un sera plus ou moins agressif, l’autre très rapide ou résistant aux chocs, etc...
Graphismes: ****
Animation: ******
Son: ****
Jouabilité: *****
Durée de vie: ***
Intérêt: ****
Note finale: ** ( solo) ***** ( multi)
Commentaire: le jeu parfait pour vos soirées entre potes. Les conditions requises pour bien s’éclater sont: plusieurs manettes, des amis et un stupide sens de l’humour.
LeNights.