En ce qui concerne Le Voyage de Chihiro, j´ai bien aimé, mais c´est le film des studios Ghibli qui m´a le moins marqué ( bon, je ne les ai pas encore tous vus faut dire ! ). En fait, j´ai été beaucoup plus marqué par Princesse Mononoké qui est une fable en l´hommage de la nature et une dénonciation de l´avidité des hommes... vraiment un superbe animé ! Mais il n´est rien à côté du Tombeau de Lucioles... J´ai failli pleurer en regardant cet animé, et si parmis vous il y en a qui ne seraient pas encore persuadés que la guerre est une réelle connerie et que même les situations politiques les plus compliquées ne justifieront jamais la mort de tant d´innocents, alors regardez Le Tombeau des Lucioles et vous sentirez monter en vous ce sentiment de dégoût face à la cruauté humaine...
Dans un genre hyper différent que l´on pourrait qualifier d´inqualifiable, il y a Fooly Cooly. C´est quoi ça pour un titre ? C´est sûr que du point de vue de la langue française, Fooly Cooly ( qui peut aussi s´écrire Furi Kuri, Fuli Culi mais qui est souvent abrégé en FLCL) n´a pas de sens et on a parfois du mal à comprendre les réactions des personnages. Car dans cet animé, les personnages sont souvent en train de se payer des délires autour de ce mot, mais chacun en a une définition différente. Pour Kamon, le père du héros, il s´agit d´un truc de cul ( "kuri kuri" pouvant se traduire par " avoir les mains balladeuses"). Selon Naota, le héros, eh bien " on s´en fiche de ce que c´est furi kuri ! !!", quant à Haruko, la mystérieuse fille à la Vespa dont on ne sait si elle est amie ou ennemie, elle donne une définition de furi kuri comme étant l´abréviation de " flictonic cliple weber", une maladie imaginaire qui fait pousser des cornes aux pré-adolescents qui en font trop... Ouf, ça a l´air méchant hein ? Vous allez adorer ou détester, mais une chose est sûre: cet animé ne vous laissera pas indifférent.
Toujours dans les animés, la série Boogiepop Phantom est un coup de maître ! C´est une sorte de thriller vachement " tripé", toute l´histoire se déroule dans des décors plutôt sombres d´une ville où les lycéens disparaissent mystérieusement... Mais quel est donc cet arc-en-ciel desarticulé qui recouvre le ciel ? Et comment expliquer ce gigantesque rayon éblouissant qui a provoqué une coupure de courant sur toute la ville ? Et qui est réellement Boogiepop Phantom, le Dieu de la Mort ?
La mise en scène est hyper-étudiée, rien n´est laissé au hasard. Les angles de prises de vue sont angoissants, la musique devient folle et se met à passer à l´envers, le scénario n´arrête pas de faire des sauts dans le temps, des personnages mystérieux révèlent petit à petit leur véritable identité... On ne peut regarder cet animé sans un certain sentiment de malaise, non pas des grosses frayeurs qui vous bondissent dessus, mais un sentiment ininterrompu, comme un goutte à goutte.