Petitevieille : La force d´un bon shoot c´est tout bêtement le gameplay, ce truc indéfinissable qui fait qu´on accroche à un jeu d´arcade, pas pour voir une cinématique, être dépaysé ou pour suivre un scénario, mais juste JOUER. JOUER, se heurter à des obstacles et faire en sorte de les éviter, en jouant sur les réflexes, l´habileté, l´astuce, tout ça rapidement, dans l´urgence créée par les tirs qui se rapprochent impitoyablement... Décrire Ikaruga et le plaisir qu´il procure, c´est être capable d´éprouver ce qui fait la force d´un bon jeu d´arcade, sous la simplicité apparente et la courte durée d´un jeu qui cachent une durée de vie infinie grâce un plaisir renouvelé par l´amélioration du niveau du joueur.
Dans Ikaruga, on passe des étapes au fil des parties, on gagne en précision, et ces compétences supplémentaires ouvrent une nouvelle vision du jeu. Là où on se contentait de survivre, elles suggèrent au joueur de chercher à faire des chains, donc à peser le moindre de ses tirs pour ne pas casser sa chaîne; face aux bosses, on cherche la méthode la plus rapide pour obtenir le plus de points en time bonus, etc...
A un tel niveau, le jeu gagne une dimension invisible lors des premières parties. La vision du jeu d´arcade qu´a le joueur évolue toujours avec le temps, c´est là la vraie profondeur de l´arcade, celle que personne ne voit jamais...