et oui un an déjà !
Nos existences ont bien changé depuis. Que de changements ont fait iruptions ds nos vie, certain ont basculé du côté obscure, d´autre ont disparus, quelqu´uns se sont prostitués, ont été nommé à des fonctions iminentes des forums.
La vie est une grosse pendule qui fait tic tac pdt que le tps avance tt en marquant nos visages.
Souvenez vous de cette naiveté qui arborait, souvenez vous de notre insouciance et de notre joie de vivre. Nous avions l´oeil vif et le poil soyeux. Nous buvâmes l´orangeade à pleine gorgée et nous rions innocement.
Ce fut le bon vieu tps, ce fut la bohême mais.....
Je vous parle d´un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l´humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C´est là qu´on s´est connu
Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue
La bohème, la bohème
Ça voulait dire on est heureux
La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu´un jour sur deux
Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d´y croire
Et quand quelque bistro
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l´hiver
La bohème, la bohème
Ça voulait dire tu es jolie
La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie
Souvent il m´arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d´un sein
Du galbe d´une hanche
Et ce n´est qu´au matin
Qu´on s´asseyait enfin
Devant un café-crème
Epuisés mais ravis
Fallait-il que l´on s´aime
Et qu´on aime la vie
La bohème, la bohème
Ça voulait dire on a vingt ans
La bohème, la bohème
Et nous vivions de l´air du temps
Quand au hasard des jours
Je m´en vais faire un tour
A mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus
Ni les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse
En haut d´un escalier
Je cherche l´atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau décor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts
La bohème, la bohème
On était jeunes, on était fous
La bohème, la bohème
Ça ne veut plus rien dire du tout