Blouin met sous contrat deux agents libres en Ontario
Trois-Rlvlères — S´il a repêché six défenseurs et deux gardiens de but lors de la séance de repêchage de la LHJMQ samedi à Charlottetown, le directeur gérant et recruteur-chef des Cataractes, Jacques Blouin, a aussi été actif au niveau des agents libres en faisant signer des contrats de camp d´entraînement à un défenseur et un gardien de but qui évoluaient tous les deux en Ontario la saison dernière.
Il a d´abord obtenu la garantie que le défenseur Simon Lacroix, d´Orléans (près d´Ottawa) se rapportera au camp d´entraînement. Il a aussi conclu une entente avec l´agent libre Nick Filion, un gardien de but qui était aussi courtisé par l´organisation des Wolves de Sudbury de la Ligue de hockey de l´Ontario, qui garantissaient au gardien de Cornwall le poste de numéro un.
«Nous ne lui avons pas fait de promesse, mais Nick, qui avait en poche une offre de l´Université de Miami en Ohio, a bien analysé
la situation et a accepté de se joindre à nous», disait Jacques Blouin.
En termes très clairs, avec le départ de Julien Ellis, Filion a compris que ses chances de percer l´alignement des Cataractes et d´avoir la chance de devenir le gardien numéro un de l´équipe étaient bonnes.
Le cas Lacroix
Mais comment les Cataractes ont-ils pu mettre la main sur le défenseur Simon Lacroix? À 6´1" et 180 livres, tout en étant un défenseur mobile qui peut appuyer l´attaque, le joueur d´Orléans était convoité par les équipes de la Ligue de l´Ontario.
«Disons que Lacroix et son agent ont joué le coup qu´on se fait nous-mêmes parfois jouer par les équipes de l´Ontario, soit de laisser croire qu´il n´était pas intéressé à jouer au hockey junior parce qu´il voulait emprunter le chemin du hockey universitaire américain. Toutes les équipes de l´Ontario l´ont donc laissé passer lors de leur repêchage. En fait, Simon voulait venir jouer avec les Cataractes disait Blouin .
Mais pourquoi cet intérêt pour les Cataractes?
«Parce que Simon a bien analysé la situation. Il a compris que notre équipe est celle qui fait le moins de kilométrage pendant une saison de hockey et que nos joueurs sont ceux qui ratent le moins de journées d´école. Et puis, il connaît notre entraîneur Eric Veilleux», expliquait Blouin.
Ce dernier a découvert Lacroix lors d´un match à Hawkesbury au cour* de la dernière saison de la Ligue junior A de l´Ontario. Il s´était rendu dans cette ville à la frontière est de l´Ontario quand son entraîneur lui avait demandé de surveiller l´un de ses anciens défenseurs des Hawks, Cari Hudson, que Veilleux souhaitait attirer à Shawinigan.
Au retour, Blouin a dit à son coach que Lacroix l´avait impressionné davantage. Mais, il n´a pas abandonné l´idée de convaincre Hudson de venir dans la ville de l´électricité. Pour l´instant, ce dernier a une entente avec une école secondaire des États-Unis.»