Drame andalou 2
Le 28/08/2006 à 17:45
Joaquin n´en a pas tout à fait fini avec le Betis Séville. L´international espagnol, dont le FC Valence avait précipitamment annoncé la venue la semaine dernière, a vécu ces derniers jours un véritable enfer. Après les insultes de ses supporters et celles de son président, le joueur formé chez les verdiblancos a été prêté au club de deuxième division espagnole, Albacete, le temps d´une journée. « Histoire de lui faire comprendre que sortir du Bétis ça se mérite », selon Ruiz de Lopera. Jeudi dernier, Lopera déclarait à Joaquin que les 25 millions d´euros iraient directement dans les caisses du club andalou. Pas un sou donc pour son agent et accessoirement son père. Il faut dire que le paternel a des manières assez particulières de négocier les contrats, puisque le Bétis avait profité d´une clause lui permettant de prêter le joueur au club qu´il désirait et ce sans demander au principal intéressé son consentement préalable. A la fin d´une réunion houleuse, Lopera, ce vicieux, annonce à sa star qu´il doit se présenter dans la soirée à Albacete, condition sine qua non pour que son transfert à Valence se réalise. Histoire de casser un peu les couilles aussi. 500 kilomètres plus tard, Joaquin, qui s´est déplacé avec sa voiture personnelle, arrive au siège du club castillan. Personne pour l´accueillir, il décide donc de se prendre en photo devant le stade, cliché qui servira de preuve à Lopera. Quand le mal-aimé revient à Séville dans la soirée, Lopera, qui a d´autres tours dans son sac, lui annonce qu´il fait partie du groupe de joueurs qui vont disputer la première journée de Liga face à Valence. Le joueur part donc à Valence sans savoir avec quel club il va jouer. Interrogé sur la situation de son fils, seul le père semble s´y retrouver : « J´espère que c´est l´équipe de mon fils qui va gagner... Enfin je veux dire Valence vous m´avez compris. » Irureta, le nouveau coach du Bétis, lui, ne semble pas surpris, et il faut dire qu´il en a vu d´autres avec Lendoiro, son ex-président : « C´est assez incompréhensible sa situation. Il fait partie de l´équipe, mais pas totalement. De toute façon pour négocier avec Lopera il ne faut pas être dur en affaires, il suffit simplement d´être patient, endurant, et noctambule. » Hier, le joueur s´est à nouveau déplacé à Valence pour une visite médicale, puis est revenu à Séville dans la soirée pour négocier avec Lopera une fin de contrat à l´amiable. Une histoire sans fin donc...
