Dix-sept personnes ont été interpellées ce jeudi dans le cadre d´un dossier de terrorisme d´extrême-droite instruit à Termonde. Le groupement visé, une scission de Blood and Honour Flandres, aurait eu l´intention de commettre des attentats. Il était dirigé par un militaire de Bourg-Léopold qui recrutait principalement au sein de casernes flamandes, a-t-on appris auprès du parquet fédéral.
5 casernes
Les perquisitions d’aujourd’hui ont été menées dans 5 casernes (Bourg-Léopold, Kleine-Brogel, Peer, Bruxelles et Zedelgem), et 18 adresses privées en Flandre, a précisé le parquet fédéral. De nombreuses armes ont été saisies. Une bombe artisanale avec un détonateur, capable de faire sauter une voiture, a été découverte dans une maison privée. Elle se trouvait dans un sac à dos. Aucun indice d´attentat spécifique n´a toutefois été découvert.
Principalement des militaires
Les dix-sept personnes seront présentées au juge d´instruction de Termonde Patrick Van Cauteren, spécialisé en terrorisme. Il décidera demain ou après-demain de décerner ou non des mandats d´arrêt. Les suspects sont principalement des militaires et des personnes ayant une idéologie d´extrême droite qui, pour certains, s´expriment clairement par le racisme, la xénophobie, le négationnisme, l´antisémitisme et le néonazisme, souligne le parquet fédéral.
Attentats en Belgique
La police judiciaire fédérale et le parquet de Termonde disposent depuis 2004 de données montrant que le suspect principal et pivot du groupement aurait eu l´intention de commettre dans le futur des attentats afin de déstabiliser les structures de base de la Belgique. Il existait même un modèle de lettre de revendications. Il était membre de Bloed-Bodem-Eer-Trouw (Sang, sol, honneur, fidélité). BBET est une scission en Flandre du mouvement d´extrême-droite Blood and Honour. L’homme était un militaire en fonction au Régiment Libération 5ème ligne basé dans la caserne Lieutenant général Piron à Bourg Léopold.
Idéologie nazie
Depuis 2004, il a fondé progressivement sa propre organisation clandestine dont l´idéologie était basée sur des idées d´extrême droite, de néonazisme et de négationnisme. L´enquête a démontré qu´il recrutait des personnes autour de lui, notamment dans des casernes. Il essayait, principalement à l´intérieur de son milieu professionnel mais également à l´extérieur, de diffuser progressivement ses idées d´extrême droite et de recruter des membres. Le suspect principal développait également ses contacts internationaux, notamment avec le groupement d´extrême droite néerlandais "de Nationale Alliantie" (NA, "L´alliance nationale").
Commerce d´armes
L´enquête démontre que le but de l’homme était de mettre ses idées terroristes en pratique, dit le parquet fédéral. Il souligne qu´il avait mené un commerce d´armes, intensif mais très secret, avec ses complices. "Il était même question d´explosifs et d´armes de guerre très sophistiquées", dit le parquet fédéral.
Armes et documents
Plus de 150 policiers ont pris part aux perquisitions menées aujourd’hui. Les enquêteurs ont saisi des armes à feu, des explosifs, des détonateurs de mines terrestres, une grande quantité de munitions, des gilets pare-balles, des masques à gaz, des drapeaux, du matériel de propagande, de la documentation avec des symboles néonazis, de la littérature extrémiste et des ordinateurs.
J´ai encore entendu
aujourd´hui à un complot international
jusqu´en Amérique.Donc si vous pensez que ça touche que la Belgique,c´est faut
.C´est là un grave problème,qui ne devrait pas exister 