16/08/2007 - L´Equipe
Pauleta réfléchit «pour le club»
Pedro Pauleta ne parle que quand il a quelque chose à dire. Il réaffirme ce jeudi, dans un entretien à l´Agence France-Presse, que nous reproduisons ci-dessous, qu´il se sent «en condition pour jouer» tous les matches et qu´il poursuit une réflexion sur sa capacité à accapter ou non un turn-over. Egoïste ? Non, justement, assure le Portugais, qui veut «prendre la meilleure décision pour le club.» Au lendemain de la défaite contre Lorient (1-3), il dit aussi : «On a une équipe talentueuse avec beaucoup de jeunes joueurs. Si on commence à leur mettre une pression terrible, cela ne va pas être possible.»
« Pedro Miguel Pauleta, était-ce le bon moment de faire ces déclarations sur votre possible départ du club?
Je n´ai pas envie de reparler de ça, mais s´il y a des personnes qui ne comprennent pas, ce n´est pas de ma faute. Je n´ai jamais eu envie de nuire à qui que ce soit. J´ai eu une réflexion personnelle pour mon bien-être mais d´abord pour celui de mon club.
Et si pour le bien du club, votre rôle devenait celui d´un remplaçant de luxe?
Je le répète, j´ai devant moi deux solutions: la première est rester pour continuer à être une personne importante dans le groupe et jouer, n´importe quand. La deuxième, c´est partir si je n´arrive pas à accepter la solution. A moi de prendre la meilleure décision pour le club.
En avez-vous discuté avec votre entraîneur, Paul Le Guen?
Le coach est là pour faire ses choix tactiques. C´est à lui de voir qui, selon lui, est le meilleur pour jouer face à telle ou telle équipe. Il n´y a aucun problème. Mais moi, je m´estime être en condition pour jouer, marquer des buts et être un élément important dans cette équipe.
Que répondez-vous à ceux qui pensent que vous ralentissez le jeu, que vous êtes moins indispensable?
C´est une question d´opinion. Si tu me dis que je fais moins d´appels de balle et de course pendant un match, peut-être, mais si tu me dis que je suis moins efficace, je te dis non. Moi, je me fous de toucher trois cents fois le ballon ou de dribbler cinquante mecs si, au final, je ne marque pas. Au football, pour gagner, il faut mettre des buts.
Comment réagiriez-vous si vous étiez à nouveau remplaçant, samedi à Metz?
Comme je l´ai toujours fait. Je serai derrière l´équipe et derrière le joueur qui prendra ma place. Et je continuerai à être comme ça. Le plus important, c´est que Paris gagne.
Quand allez-vous donner votre décision?
Le jour où j´aurais décidé, je communiquerai. Mais à la base je ne suis pas dans une optique de départ. Je suis très content d´être à Paris, dans ma tête je suis ici jusqu´à la fin de mon contrat (NDLR, en juin 2008). Je me suis fixé des objectifs personnels comme devenir le meilleur buteur de l´histoire du club. Mais pour jouer au football, j´ai besoin de me sentir bien.
Comment analysez-vous le revers face à Lorient (3-1), mercredi ?
C´est difficile à accepter car on est très bien rentrés dans le match. Mais en deuxième mi-temps, l´équipe a payé physiquement tous les efforts faits à Lens et a baissé de pied. Cela n´excuse pas tout mais ça compte beaucoup. Après le premier but, on s´est désorganisés un peu et on a craqué une seconde fois dans la foulée. A 1-2, c´était fini.
Gagner à Metz samedi devient maintenant une obligation...
Quand on joue dans un club comme Paris, l´obligation de gagner existe toujours. Il est vrai qu´avec 2 points en trois journées, notre bilan est insuffisant. Mais je ne veux pas mettre une pression énorme sur les joueurs pour gagner un match. On a une équipe talentueuse avec beaucoup de jeunes joueurs. Si on commence à leur mettre une pression terrible, cela ne va pas être possible.»
