désolé je me suis trompé
c´est celui là, et y´a un passage (que j´ai mis en valeur) qui m´inquiete
PSG, la reconquête
Le maintien considéré comme assuré, le Paris-SG planche déjà sur la préparation de la saison prochaine.
Le PSG vient sans doute de traverser la saison la plus noire de son histoire. Après avoir longtemps flirté avec la relégation, le club parisien respire, même si, officiellement, il ne peut revendiquerson maintien. « Mais il faudrait une catastrophe extraordinaire », lâchait Paul Le Guen, samedi dernier, après la défaite à Nice (0-1). C’est pourquoi ses dirigeants pensent déjà à 2007-2008 et devraient accélérer le recrutement.
LA MENACE, longtemps pesante, a disparu. À moins d’une énorme et improbable sortie de route contre Troyes, samedi, le PSG, qui dispose d’une différence de buts favorable aux dépens de son adversaire (+ 15), survivra à cette saison calamiteuse. Il n’y aura pas d’effervescence particulière pour le dernier match au Parc des Princes, même en cas de
joli succès. Joueurs, dirigeants et actionnaires ont déjà tourné la page. Et, si la plupart des joueurs ne savent pas si leur avenir s’écrira dans la capitale, les autres ont l’esprit orienté vers l’été prochain. « Oui, on a commencé à travailler », reconnaît Alain Cayzac. Le staff dirigé par Paul Le Guen a défini les axes de recrutement, les postes qu’il souhaite pourvoir et les hommes dont il ne veut plus, avec pour ambition d’obtenir une qualification européenne au terme de la prochaine saison. « Après le match contre Troyes, Paul rencontrera les joueurs individuellement, précise le président parisien. Ce sera la deuxième étape. La troisième consistera à ce que je travaille sur un budget, qu’il soit accepté par le conseil d’administration et que je connaisse l’enveloppe dont on dispose. » Celle-ci ne devrait pas excéder les 15 M_, hors ventes de joueurs. Concernant ces dernières, le PSG a déjà laissé entendre qu’il ne retiendrait pas Kalou, Rozehnal, Mendy, Hellebuyck, Alonzo et Cissé en cas d’offre. L’attaquant ivoirien dispose de pistes en Turquie et en Angleterre, alors que le défenseur tchèque suscite l’intérêt très prononcé du Borussia Dortmund. Un accord ne serait même plus très loin.
Le Guen veut une rénovation assez profonde.
Pour Mendy, c’est plus compliqué. Le latéral droit ne déchaîne pas les passions. Quelques clubs anglais (Bolton, Middlesbrough, Everton) l’ont supervisé et n’ont pas donné suite. D’autres, italiens ou allemands, se sont renseignés, mais ont pris peur à la vue de son salaire mensuel (90 000_). Enfin, dans le cadre d’une opération de dégraissage, un départ d’Alonzo, qui touche 50 000 _ par mois et n’a joué que deux matches de Coupe de la Ligue cette saison, ne serait pas mal perçu. Paul Le Guen a défini une ossature sur laquelle il compte s’appuyer la saison prochaine. Des joueurs comme Landreau, Clément, Luyindula ou Frau s’inscrivent dans son projet. Armand et Rothen également, même si ces deux-là pourraien faire l’objet de sollicitations. Enfin, Pauleta devrait effectuer sa dernière année de contrat.
Aux rayons arrivés, Paris demeure intéressé par le Néerlandais Castelen (Feyenoord), dont la clause libératoire n’est plus que de 2 M_. Le club s’est renseigné aussi sur le Lillois Tafforeau en cas de départ d’Armand. Et, à la recherche d’un attaquant, l’entraîneur parisien n’a jamais caché qu’il appréciait Elmander et surtout Wiltord, mais différents paramètres (réputation festive, ennuis judiciaires avec son ancienne représentante) rendent cette dernière piste aléatoire. Le nom d’un autre international est murmuré : Claude Makelele. Ses émoluments à Chelsea (5 M_ annuels net) apparaissent cependant incompatibles avec la politique d’allégement des salaires prônée par les dirigeants. Seule certitude : Le Guen veut une rénovation assez profonde de l’effectif. Il reste insensible à la forme d’euphorie qui découle des derniers résultats et qui fait penser à certains cadres du club qu’il faut s’appuyer sur l’essentiel du groupe actuel la saison prochaine. « Il n’y a cependant pas d’urgence dans le recrutement », prévient Cayzac. Les mouvements ne devraient pas seulement concerner les joueurs. Le docteur Hakim Chalabi, qui ne s’entend pas avec Paul Le Guen, pourrait partir et susciterait l’intérêt d’un club londonien. Son associé, le docteur Alain Simon, pourrait lui aussi quitter le club. Au niveau du recrutement, outre la mise en retrait d’Alain Roche, le départ de Rai se profile, le résultat de ses prospections sur le Brésil étant jugé insuffisant au regard de son contrat (300 000 _ par an). Le secteur de la sécurité et des supporters, très exposé cette saison, pourrait être concerné par ces réaménagements, même s’il n’est pas prévu que Jean-Philippe d’Hallivillée soit déchargé de ses responsabilités dans ce domaine. Les supporters, justement, ont répondu favorablement à l’union sacrée demandée par Cayzac fin janvier, et le calme est revenu au Parc des Princes. En revanche, entre les actionnaires, le climat reste tendu. Walter Butler, plus aperçu sur un seul déplacement depuis le match à Lens (2-1) du 1er avril, est réapparu hier matin au Camp des Loges.
Les actionnaires étaient d’ailleurs au grand complet, puisque le directeur général de Morgan Stanley International visitait pour la première fois les infrastructures du club. Tous étaient réunis pour étudier les plans du futur centre d’entraînement, à Saint-Germain en- Laye. Arrivé avec plus d’un quart d’heure de retard, Butler n’a pas affiché une grande complicité avec Sébastien Bazin et Alain Cayzac, souvent l’un à côté de l’autre. Butler, en fait, n’a pas apprécié que le président parisien encourage Colony Capital à devenir l’actionnaire de référence, et non plus un coactionnaire au même niveau (33,3 %) que Walter Butler Partners et Morgan Stanley. Il n’a pas aimé non plus que Cayzac cherche à limiter son champ d’intervention auprès des joueurs et de l’entraîneur. Butler pousse à un départ de Cayzac et ne serait pas insensible, notamment, à l’intérêt de Michel Moulin, le propriétaire de Paru-Vendu, pour le poste de président. L’hypothèse Moulin n’a jamais fait l’unanimité à Paris, parce que l’homme d’affaires est d’origine marseillaise et qu’il reste proche de Luis Fernandez, lequel n’a pas renoncé à revenir une troisième fois manager le PSG. Sur ce dossier, Bazin est en mesure d’avoir le dernier
mot : en tant que président de la holding Sports Événements, propriétaire du PSG, c’est lui seul qui peut nommer le président et, dans L’Équipe du 5 avril, il a pris soin de conforter Cayzac, envers lequel il va augmenter ses exigences de résultats la saison prochaine
L´Equipe