bon la suite ![]()
marre des
![]()
Bon t´en as pas marre de te faire désirer comme ça ?? ? ![]()
j´annonce la suite dans une heure ![]()
en tout cas il l´a annoncé sur un autre topic donc Reen-Go là tu es obligé de tenir parole
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Petit salopard, va
Tu me mets la pression là, et tu sais bien que je ne tiens pas la pression.
Si cet épisode est mauvais, tu ne peux t´en prendre qu´à toi-même ![]()
merci, merci
tout le monde te supplie tellement c´est bien alors monsieur Reen-Go se fait désirer
non mais dis donc !!
voilà comme ça tu es obligé maintenant ![]()
l´élève Reen-Go a dépassé le maître Tendai, il nous fait encore plus attendre ![]()
Episode 9 : Les deux en cinq jours
Je ne peux plus me retenir, c´est absolument incroyable. Ce sentiment qui m´enserre telle une poigne de métal. J´entend mes battements de coeur, un par un, lentement. Je sens mes veines se contracter à chaque fois. Je n´entend plus rien, c´est comme si le public s´était soudainement tu.... ouais en fait oubliez ça, l´ambiance dans les tribunes du stade Paul Gasser est à peu près comparable à l´ambiance de la kermesse de l´école de Villemagne sur l´Oise. Il n´empêche, putain, c´est quelque chose. Dans ma tête, je suis déjà en train de préparer le suplice de Stephen s´il venait à manquer ce penalty.
Je ne sais pas ce qu´il se passe dans sa tête, mais ça doit pas être folichon non plus. Le pauvre prend une lourde responsabilité, là. Il se place devant le ballon, regardant par terre. Ses yeux reflètent le détermination de tout une équipe. Il le sait, s´il marque, c´est 3 points, s´il se loupe, c´est 1 point. Il a donc 2 points sur les épaules, 2 points qui pourraient être capital, si, comme je le pressens, notre maintien se révèle être un combat de tout les instants.
Ils sont prêts. En face, Behamou reste impassible. Il sait déjà où il va partir. L´arbitre siffle, Stephen s´élance, il tire.
Et BUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT ! Le gardien est parti complètement à contrepied. Le ballon vient mourir dans le petit filet... du bon côté naturellement. J´explose de joie. Etonamment, mon premier réflexe est de regarder Edwin. Il ne s´est pas levé du banc, comme moi instantanément, mais son poing rageur et son sourire carnassier laisse échapper sur le banc. Les joueurs de Cannes ramènent le ballon vers le rond central, mais le coeur n´y est plus. Ils savent déjà que dés, qu´ils auront touchés le ballon, l´arbitre sifflera la fin du match. Ils le font tout de même, et Angulo, de rage, frappe le plus fort possible dans la balle. Au vu de la distance effectuée par ce ballon, je dirais qu´il va passer un bon moment à tirer la gueule. Mais bon, c´est naturel. Pensez aux tchèques pendant l´Euro 2004, ben là c´est pareil, en moins pire quand même.
Les joueurs se congratulent, je vais les voir un par un, en les félicitant. Nous en profitons pour saluer ce qu´il convient d´appeler notre public.
Raon l´Etape - Cannes 1-0
But pour Raon l´Etape : Vincent (94e)
But pour Cannes : -
Homme du match : Carvigan
Affluence : 1413
Quand nous rentrons dans les vestiaires, c´est la folie générale. Les joueurs gueulent comme des tarés, et moi en premier. Nous chantons donc notre joie d´être Raonnais. Que la victoire est belle ! Très vite, le vieux nous rejoint. D´entrée, il vient me féliciter, ce qui fait toujours plaisir. Ben merde, quoi, j´ai assuré tactiquement, oh, alors pas d´embrouilles. Lorsqu´on sort du stade, j´offre ma tournée générale au staff. Même Edwin décide de venir. On se prend donc un bon verre au bar du coin, avec des supporters qui viennent nous voir. Je trouve ça très amusant. Beaucoup nous félicitent. Apparemment, ils m´aiment bien. Je trouve ça amusant, et je me demande ce qui se passe quand Mourinho décide de passer sa soirée au pub. Mais ce qui me fait plaisir, j´avoue, c´est que Edwin est dans l´ambiance. Il ne me fait pas ma gueule. Je vais vous dire. J´ai beau en avoir rien à foutre. Il peut me traîner dans la merde, tant que ça reste dans sa tête, je ne m´en préoccupe pas le moins du monde. N´empêche, quand ton adjoint décide de t´accorder un peu de son estime, quoi qu´il arrive, ça fait un peu du bien.
Quand je rentre je suis joyeux. Julie vient m´embrasser, me félicite de ma première victoire. En fait, la soirée aurait été géniale si, vers 21h00, je n´avais pas reçu un SMS.
« Ne vs fèt pa tro d´ilusion. Pr moi, vs navé pa encor fé vos preuv. Edwin »
Enfoiré...
Il est un fait qui ne peut être contesté, c´est que le calendrier de National est mal foutu. Ca ne vous a jamais frappé, ça, quand vous regardez Télefoot ? On en est à la 9ème journée de L1, mais le gars vous parle tranquillou de la 14ème journée de National.
Ben c´est qu´au lieu de nous laisser des semaines tranquille en début de championnat, ils nous font jouer 2 matchs par semaine le premier mois. Du coup, le mercredi, je suis censé me retrouver à Cherbourg.
Autant vous le dire, pour ce match, je recherche la victoire. Cherbourg est l´un de nos concurrents pour la descente. Il est évident que chourrer trois points à ces gars-là ne peut que nous faire du bien. Bon, bien sûr, je suis intérrogé par la presse, mais cette fois pas de connerie. J´ai pas envie que l´autre me tombe sur la gueule, alors je me contente de déblatérer quelques banalités du genre « Oui c´est sûr les trois points sont un objectif mais vous savez, il faut bien jouer et l´adversaire en face va jouer aussi alors etc. etc. »
A l´entraînement, j´insiste sur ce qu´il a manqué pendant ce match à Cannes. Clairement, il y avait deux points qu´il fallait travailler : La finition et la relance... avec un gros gros plus pour la relance. C´est clair, ces couillons, quand il s´agit de relancer, ils se contentent de balancer la balle le plus loin possible, en espérant qu´un bleu ciel (ouais, c´est ça la couleur de notre maillot) ait la chance de récupérer la balle, ce qui, bien évidemment étant donné mon karma, n´arrive jamais. L´entraînement est essentiellement axé sur ça. Pour l´équipe, je prévoi de ne pas faire trop de modifications. Je crois que l´équipe en question est la meilleur possible. Je fais juste un petit changement, en mettant Deplanche, un défenseur belge, à la place de Fall. En effet, Sabidou ne me semble pas dans sa meilleure forme. Deplanche est un rempart efficace, qui fera le boulot.
Et donc, mardi soir, nous partons en direction de Cherbourg. Ouais, en fait, on aurait très bien pu partir mercredi matin mais bon, il aurait fallu leur donner rendez-vous à 7h00 du matin, et ce sont des footballeurs, il y a des choses pour lesquelles on peut pas trop leur faire confiance.
Après une nuit réparatrice dans un hôtel Formule 1 (ah, le charme des clubs à petit budjet), nous partons pour le stade de Maurice Postaire, un superbe stade de 7000 places, bien foutu et tout. Tout de suite, on se rend compte qu´on est dans une ville à peu près convenable en terme d´habitant. Je leur fait le petit train train habituel. Et à 15h, le match débute. Pour le coup, je décide de commencer offensivement, pour essayer de ne pas leur laisser imposer leur rythme, marquer rapidement et ensuite défendre, vu qu´on sait faire.
Cherbourg – Raon l´Etape.
Et d´entrée, le match commence relativement mal puisque Romain se met très vite en difficulté. Sur une action pourtant anodine, il lâche le ballon, et ne doit le sauvetage de la balle qu´à une intervention magnifique de Deplanche (qui confirme la pertinence de mon choix). Mais nous craquons très vite. Les cherbourgeois (je sais pas si on dit comme ça mais on s´en fout, ça leur va très bien) contrôlent bien le ballon, se trouvent facilement, sont très bien en place. En clair, on touche pas la balle. La sanction tombe dés la 12ème minute. Konaté, dans sa surface, trouve un joueur au doux nom de Fiston Kuku, ce même Fiston temporise, se place à 40 mètres du but et frappe. La balle a une trajectoire extraordinaire, et Lambay, complètement dépassé, regarde stupidement le ballon venir se loger dans sa lucarne droite. Ouverture du score pour Cherbourg. Le stade est en ébullition. De dépit, je frappe mon banc, et un officiel vient me dire de me calmer. Mais mais joueurs vont avoir une réaction magnifique. 2 minutes plus tard, Carvigan transperce la défense adverse et fait un centre magnifique pour Baldé qui sort une reprise de volée mémorable et l´EGALISATION !! !!!!!! Debenest, le gardien de Cherbourg, ne peut absolument rien faire. Je commence à y croire. J´ai tord. 27Ème, nous attaquons, mais Faye fait une mauvaise passe. Les cherbourgeois contre-attaquent très vite, et lancent Vincent Duval, qui vient tromper Lambay. Nous jouons, nous nous procuront des occasions et parvenons à être dangereux, mais nous frappons peu au but. Et à la 41ème minute, sur une frappe pourtant anodine de Fabrice Garin des 30 mètres, Lambay se troue complètement. A la mi-temps, la sanction est lourde. Je tente donc de remobiliser mes troupes.
« Allez les mecs, c´est pas fini. On peut les remonter. Ils n´ont pas franchement dominé ce match. Je le sais, vous pouvez le faire ».
Faisant le simple constat qu´en fait, les cherbourgeois n´ont frappés en tout et pour tout que trois fois au but, je décide de faire rentrer Westberg, encore un peu hors de forme, mais qui doit bien commencer un jour, et qui ne peut de toute façon pas être pire que cette couille de Lambay.
Malheuresement, et malgré mes injonctions à jouer très offensivement, la deuxième mi-temps sera insipide. Nous ne nous procuront que de maigres occasions, mais ne mettons jamais réellement en danger. Quant à eux, à part une frappe lointaine capté sans problème par Westberg, ils se content de défendre. Au coup de sifflet final, je ne peux m´empêcher d´être déçu, même si au fond, nous n´avons pas démérité.
Une première défaîte, ça fait toujours un peu mal.
Cherbourg – Raon l´Etape : 3-1
But pour Cherbourg : Kuku (12e), Duval (27e), Garin (41e)
But pour Raon l´Etape : Baldé (14e)
Homme du match : Robinet
Affluence : 1848
comme quoi mon coup de pression a fonctionné ![]()
il l´a mis le péno ![]()
par contre petite déroute à cherbourg
mais ils sont quand même bons cherbourg, ça m´étonne qu´ils se battent contre la relégation
bonne chance pour le prochain match
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Aie la défaite
Enfin, tu feras mieux au prochain match
La suite ![]()
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Up Up Up !! ! ![]()
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Ton équipe va se reprendre t´inquiètes Bloody
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La suite!!
Je le savais qu´il le mettrait son penalty
J´aime bien l´idée du petit sms
Il faut bien perdre un jour alors ...
Sinon moi je veux la suite ![]()
Episode 10 : Du sang, de la sueur et des larmes
- Les mecs, écoutez-moi bien. Quand vous entrez sur ce foutu terrain, c´est fini les garçons sympatiques, les pères de famille aimant, les pompiers volontaires généreux et toutes ces conneries là. Quand vous entrez sur le terrain, vous êtes des tueurs. Des gars prêt à vendre leurs enfants pour mettre le ballon au fond des filets. Vous ne lâchez rien, vous foncez, vous avancez, vous marquez et vous ne pensez qu´à ça.
Je fait une petite pause. Pour cette petite diatribe, j´avais pris une voix mi-douceâtre mi teignieuse, histoire d´impressioner un peu.
- Ce soir, vous étiez des espèces de mous du bides, incapable d´aller inquiéter les terrifiants Yzeuriens. Je voudrais pas dire, mais c´est quand même fantastique. On vous offre l´occasion d´enfoncer un adversaire direct dés la troisième journée, et vous vous jouer à la baballe comme si de rien n´était ? Mais bordel, à la limite Cherbourg on s´en battait les couilles. C´est là qu´il fallait se défoncer. Au lieu de ça... rien. Des vagues passes, deux trois occasions de but. Bon, Quentin, toi, je dis pas, tu nous a sauvé la mise plus d´une fois, mais bordel, vous, les mecs, vous ! Les joueurs de champ... qu´est-ce qui vous est passé par la tête ? On patauge, on fait des erreurs bêtes, on aligne pas deux passes. Et puis quoi encore ? Vous voulez vous mettre à la danse classique ? Il est pas trop tard, vous savez ! Bon, sur ce, je vous laisse. Rendez-vous demain pour le décrassage, et je veux pas un seul retard. Compris ?
Et là, théâtralement, je quitte les vestiaires, ne leur accordant pas un regard. Bon, vous inquiétez pas, c´est purement psychologique... même si merde quoi, ils font chier ces gros cons.
Raon l´Etape (8e) – Yzeure (14e) : 0-0
But pour Raon : -
But pour Yzeure : -
Homme du match : Thomas Deniaud (Yzeure)
Affluence : 1403
Perdre deux points à domicile, c´est le genre de truc que je hais parfaitement. Va pourtant falloir que je m´habitue, avec ces gars-là. Pas qu´ils soient mauvais, mais à ce que je vois, on est déjà bien distancer par les premiers, et les derniers sont pas trop loin. A l´issu de ce match, on chute à la 12ème place. Je dois avouer qu´après ma victoire contre Cannes, j´espérais mieux. Lorsque je sors, Rossi me chope sur place.
- He Thomas !
- Ah M. Rossi. J´espère que le spectacle proposé n´était pas trop...
- Bah, c´était pas folichon, mais vous savez, je suis dans le club depuis longtemps, et Raon joue bien, par rapport à avant. Vous avez fait progréssé le groupe, et pour le moment, c´est tout ce que je vous demande. Doué le petit Westberg ! D´où vous nous le sortez ?
- Il a fait l´INF Clairefontaine, et puis il s´est retrouvé à Troyes. Il me satisfait bien. Il est jeune, volontaire. Il a accepté d´aller à Raon pour jouer alors qu´il aurait pu très bien faire deuxième gardien à Troyes. C´est un bon petit gars ! Je pense qu´il ira loin.
- Espérons-le. Par contre, au niveau de l´attaque...
- Ouais, c´est dûr. Je pense que Stephen a du potentiel, mais sinon... D´ailleurs, on recherche là, s´il y a pas des gens sans contrats.
- Et vous avez des pistes ?
- Ouais ! Une. Un togolais, Jimmy Belhow, qu´a fait la Coupe du Monde d´ailleurs. Pour l´instant, il joue à Libourne Saint-Seurin, mais il est absolument pas dans les plans de son entraîneur, et son contrat finit dans quelques mois. On va essayer de voir ce qu´on peut faire.
- Tant mieux, tant mieux. Et le prochain match ? Vous le sentez comment.
- Vannes ? Ben... on verra. A vrai dire, c´est le genre de match que je déteste. On peut tout à fait les battre, mais ils peuvent aussi nous prendre par les c.... euh, nous faire beaucoup de mal. Alors on verra. On va se contenter de jouer au max, et on verra le résultat.
- Je l´espère, je l´espère. Et vos relations, avec Edwin ?
- Eh ben.... euh. C´est pas le grand amour... je veux dire, pour ce qui est du relationnel. Mais sinon, professionellement, je veux dire... moi je suis open, et lui... ben il accepte de travailler avec moi. Alors ça me va !
- Mouais. Tâchez de ne pas trop vous prendre la tête tout les deux.
- J´y veille patron, j´y veille.
- Bon, et allez vous reposer, vous avez une mine à faire frémir un mort.
- Ouais, bah la fatigue, la réflexion tout ça hein... Bonne soirée !
Ben voyons, voilà qu´il me fout déjà la pression. Au bout de trois journée. Ca va être grand, je le sens. Mais bon, il n´a pas menacé de me foutre dehors. Ca me suffit. Je vais pouvoir travailler correctement.
Je dois avouer que l´idée de rentrer chez moi est loin de me faire bander. Julie est de plus en plus en rogne contre moi. Je dois peser tout mes mots, toutes mes phrases, pour pas qu´elle explose. En fait, c´est comme si elle avait ses règles, mais dans une période prolongée. J´ai de suite pensé à la ménopause, mais ma mère m´a dit d´un ton solennel que j´avais encore une dizaine d´année à avoir la paix à propos de ce truc. Brrrrr d´ailleurs. Alors je sais pas. J´essaie d´être là le plus souvent possible, mais bon. Elle est... comme en froid. J´ai l´impression qu´elle accepte mal mon boulot. Pourtant on commence à gagner pas mal, à deux. On s´est offert un nouvel écran LCD, pour pouvoir regarder Desperate Housewives et les matchs de L1 en haute définition (je suppose que j´ai pas besoin de vous expliquer qui regarde Desperate Housewives et qui regarde les matchs de L1...). Mais bon, comme dirait l´autre vieux con là : « Pas le choit faut y aller ».
Mercredi 16 Août 2006
En avant pour le Stade de la Rabine. Je suis dégoûté. Non content de m´être fait houspiller par ma femme pendant trois jours, mes joueurs ne se sont pas super bien entrainés, et d´autre part, on est le 16 Août et il flotte, putain de Bretagne à la con.
Cela dit, ce sera un match d´homme, comme Gennaro les aime. Un match viril, avec du sang, de la sueur et des larmes. Je vais pas vous raconter le train train quotidien. L´échauffement, le discours d´avant match et tout ça, on s´en fout.
Passons au match.
Vannes (15e) – Raon l´Etape (12e)
Du sang...
Et le match commence relativement mal pour nous. Sur un superbe mouvement, Sylvain Macé, l´attaquant local, se retrouve en superbe position pour centrer, il trouve Jean-Baptiste Le Bescond, qui nous offre une magnifique tête. Quentin, aveuglé par Romain Jacuzzi, l´autre attaquant du coin, et ne peut donc rien faire. Ouverture du score pour Vannes. Début de match catastrophique puisqu´on subit, on subit, sans rien pouvoir faire. J´ai beau hurler, hurler. Mais rien n´y fait. Mes joueurs sont statiques, incapable de trouver leurs appuis. Et sur une énième attaque adverse, Jaccuzi transperce la défense, Cyril Marceli se jette, bute sur l´attaquant Vannetait et s´effondre, en se tenant le dos. Il se tord de douleur. Mon médecin vient le voir, et immédiatement, me dit qu´il faut que je le remplace. Deplanche entre donc sur le terrain. Cyril vient de se déplacer une vertèbre. Il en aura pour deux mois. Apparemment, néanmoins, cette action nous fait du bien. Les joueurs se révoltent, et commencent à se retrouver devant le but. Ce qui doit arriver arrive. A la 28e, sur un bon pressing, Genghini récupère un bon ballon, s´infiltre dans la défense adverse, offre un caviar somptueux à Stephen Vincent qui crucifie Lailler d´un splendide petit ballon piqué et BUUUUUUUUUUT ! Je lève le poing. Yes... on peut le faire, me dis-je. Le reste de la mi-temps se passe sans encombre. A la 40e minute, Faye tacle violemment Jérôme Lebouc, qui lui aussi sortira sur civière. Assez généreusement, il faut bien l´avouer, l´arbitre se contente d´une petit biscotte jaune. Bah tant mieux. A la mi-temps, il y a donc 1 partout, et j´encourage mes joueurs à perséverer.
De la sueur...
C´est donc gonflé à bloc que nous retournons sur le terrain. Mais la partie s´engage mal. En tout début de match, Jacuzzi trouve une ouverture, et frappe très dangeureusement, mais Westberg nous sort une parade digne des plus grands. A la 55e, cependant, lorsque le même Jacuzzi, reprenant un suberbe ballon en profondeur, nous gratifie d´une magnifique frappe croisé, Westberg doit s´incliner. De mon banc, je rage, mais je suis bien obligé d´admettre que face à ce mouvement, mon équipe ne pouvait pas faire grand chose. Mais mon équipe résiste, elle offre du beau jeu. S´infiltre la défense. Par deux fois, Baldé frappe au but, sans trouver le cadre. C´est finalement Vincent qui, sur un déboulé digne d´un Maradona des grands soirs, va nous offrir la délivrance à la 67e minute. De notre moitié de terrain, il dribble 6 joueurs adverses avant de tromper Lailler d´une petite frappe en pivot. BUUUUUUUUUUUUUT !! !!! Notre banc est en ébullition. C´est à ce moment là que je fais rentrer Billoir, défenseur, à la place de Baldé, qui s´est légèrement blessé. Je sens que nous craquons physiquement, et il nous faut tenir le résultat.
Des larmes...
Mais c´est à ce moment que Vannes décide de faire le siège. A partir de ce moment, nous essayons de tenir, tenir, mais ils intensifient leurs attaques. Ils font rentrer un troisème attaquant, afin de nous faire plier. Et nous tenons. Les minutes s´égrènent. A la 79ème minute, Westberg nous sort même un arrêt de grande classe, lorsque sur une erreur de Batrtholmé, Jacuzzi se retrouve seul devant le but. Il ne pliera pas. A la 85e, Barru se retrouve sur la ligne médiane, il centre vers le but. Ma défense se troue complètement et Macé se retrouve tout seul devant le but. Il ajuste Westberg et délivre une frappe puissante. Cette fois, le franco-américain ne peut rien faire. Je hurle mon désespoir, affirmant en parfaite mauvaise foi que Macé était hors-jeu. Mais rien n´y fait. Le but est validé. Par la suite, le match est monotone. Vannes décide de jouer à la baballe et nous ne touchons plus aucun ballon. Le match terminera sur ce score.
Vannes (15e) – Raon l´Etape (12e)
Buts pour Vannes : Le Bescond (4e), Jacuzzi (55e), Macé (85e)
Buts pour Raon l´Etape : Vincent (28e, 67e)
Homme du match : Jacuzzi
Affluence : 2084
A la fin de ce match, nous nous retrouvons à une bien triste 16e place, dernier echelon avant la fatale relégation. Je suis déçu, mais bon, nous avons fait quand même un bon match. Ce sont eux qui ont un match encore meilleur, les salauds.
Tant pis. Il va falloir travailler, travailler. Comme dirait l´autre : « La route est droite, mais la pente est forte ».
Ca va être long... très long.
Damned, j´ai oublié le score... si vous avez bien suivi, ça ne vous gènera pas... mais bon.
Vannes - Raon l´Etape : 3-2