Mouloungui, comme face au Havre
« Si nous parvenons à bien négocier les dix premières minutes, nous aurons des possibilités ensuite », avait annoncé Jean-Pierre Papin en milieu de semaine, avant le voyage à Ajaccio. Il ne pensait pas si bien dire. A peine la dixième minute écoulée et, effectivement, les quelques alertes devant le but de Cassard passées, le Racing ouvrait le score. Comme la semaine passée face au Havre, un corner d’Abdessadki était repris par la tête de Mouloungui qui donnait, ainsi, raison à son entraîneur de l’avoir titularisé pour la première fois de la saison en championnat.
Entame de seconde mi-temps tout aussi parfaite, puisque après l’une ou l’autre incursion corse dans la surface strasbourgeoise, c’est Pascal Johansen, sur un nouveau service d’Abdessadki, qui doublait la mise (53e). A 2-0, rien ne pouvait arriver à cette équipe qui se procurait même d’autres opportunités avec Tum (57e), notamment. Mais en deux minutes tout juste, le Racing a littéralement craqué. Il aurait dû revenir avec trois points de ce déplacement, il ne ramène qu’un point, Khiter (85e) et Mandrichi (87e), passant par là.
Huitième match sans défaite
Les joueurs strasbourgeois sont passés à côté de quelque chose, ce vendredi soir. Ils alignent certes leur huitième match de championnat sans défaite mais connaissent un coup d’arrêt. Après le nul face au Havre (1-1) la semaine passée, ils ne sont pas parvenus à reprendre leur marche en avant, la faute à deux minutes d’absence. Même en Ligue 2, la déconcentration se paie cash.
La semaine qui vient mettra certainement un peu de baume au cœur aux troupes. Les festivités du Centenaire devraient permettre de ne pas ruminer cette désillusion trop longtemps. Et d’attaquer les deux prochains rendez-vous à la Meinau, contre Grenoble et Caen, troisième et deuxième de la Ligue 2 à l’issue de cette 10e journée, avec le mord aux dents. Car, ces deux matches, il faudra les gagner pour remettre certaines choses au point.