RENNES / BRUNO CHEYROU :
« Je ne suis pas un mercenaire »
vendredi 08 décembre 2006 - 08 h 14 - Rédaction Football365
« Je ne suis pas un mercenaire »
PANORAMIC
Toujours rancunier après son passage malheureux à Bordeaux l’an dernier, Bruno Cheyrou va retrouver samedi ses anciens partenaires. L’occasion pour lui de rappeler qu’il n’est pas un mercenaire.
Bruno Cheyrou, en arrivant à Rennes, vous n´aviez pas été tendre contre Bordeaux, votre ancien club. C´est oublié ?
On m´a gâché la saison dernière. J´en ai voulu car j´étais déçu de ne pas avoir pu continuer l´aventure là-bas. Sous le coup de la déception, j´ai peut-être pu avoir des mots durs. Je méritais autant que les autres joueurs de jouer la Ligue des Champions. Je ne suis pas un mercenaire et je suis là pour jouer la stabilité.
Le club vient pourtant de changer de président... Comment avez-vous accueilli la nouvelle ?
Je l´ai apprise par la presse lundi matin. J´ai été surpris. On ne s´y attendait pas du tout. Il n´y avait pas de rumeur et on ne l´a pas vu venir, vu que cela ne se passait pas trop mal. Je me suis dit : « P…, je ne suis plus à Marseille pourtant ! » Cela fait partie de la vie d´un club et ça ne doit pas influencer nos prestations sur le terrain. Le principal relais, c´est Dréossi. Et ça, ça ne changera pas. Je ne m´attends pas à ce qu´un président parle de sport. C´est ce que j´ai appris de l´Angleterre. Il nous a dit qu´il voulait continuer ce qu´avait fait Cueff. On voit qu´il vient du monde politique dans le sens où il parle bien. En général, les gauchers ont du talent… (rires)
Bordeaux ne présente plus la même étanchéité que la saison passée. Avec un but marqué à l´extérieur, Rennes peut-il en profiter ?
Bordeaux n´a pas réussi à garder la même régularité et la même constance que l´an passé. A nous de faire en sorte qu´ils soient dans un mauvais jour. Leurs forces, leurs faiblesses, on les connaît tous. L´arrivée de Micoud a un peu changé leur style de jeu. Ils jouent très bas, sont capables de bien défendre et contrent très vite. Il ne faudra pas jouer trop haut et être pris dans notre dos. A l´extérieur, on sera dans une position d´attente. Eux ont plus de mal à faire le jeu. Sur un match, nous sommes capables d´élever notre niveau de jeu et d´aller les chercher dans la première moitié du tableau. Quand nos attaquants vont se mettre à marquer des buts, ça va faire mal. S´ils en mettent dix chacun, on sera bien.
Propos recueillis par l’AFP
