Dossier la dépèche du midi
TFC:les raisons d´y croire
Pour finir dans les cinq premiers de Ligue 1, il faut un minimum de 55 points (2004-2005). Mais plutôt 60 et certainement plus cette saison. Or, depuis la refonte de la coupe Intertoto, qui n´attribue plus qu´une place par pays, les espoirs d´Europe (pour ceux qui ne vont pas au bout des coupes)ne se conjuguent qu´en finissant dans ce Top 5. Au TFC (actuellement 41 points, soit autant que la saison passée), les dirigeants rappellent qu´une place dans les dix premiers suffirait à leur bonheur. Mais le rêve est à portée de main...1. UN EFFECTIF ÉQUILIBRÉ ET COMPLÉMENTAIRE
Le mercato de janvier a été l´occasion pour Elie Baup de retoucher, en subtilité, son effectif: Santos, qui ne servait à rien, a été remplacé par le jeune Tchèque Pavel Fort dont les qualités sont prometteuses, dès qu´il aura... digéré les doses d´un entraînement à la française.
Taider, qui faisait banquette (pléthore de milieux défensifs axiaux), a été remplacé par le Brésilien Paulo Cesar, dont l´adaptation rapide est d´ores et déjà payante: le Parisien, qui comble un vide au poste de milieu droit, fait jouer ses qualités, notamment sur coups de pied arrêté, et amène toute son expérience dans une équipe jeune.
Enfin, à l´image de Jean-Louis Akpa-Akpro parti se jauger en L2, de nombreux jeunes du club auraient pu, au mercato, aller se faire les dents ailleurs: ils n´ont plus rien à prouver en CFA mais sont quelquefois justes pour la L1. Ce n´est surtout pas un rejet de la politique de formation du club, bien au contraire, mais sa prolongation à un niveau plus élevé, plus exigeant et bénéfique tant pour le joueur que pour le club.
Globalement, l´effectif toulousain est équilibré, tous les postes étant doublés voire, avec l´apport des jeunes du centre, triplés.
2. UN SYSTÈME DE JEU RODÉ ET EFFICACE
Depuis le début de la saison, l´équipe d´Elie Baup évolue dans le même schéma de jeu (4-2-3-1), et l´entraîneur toulousain s´en félicite, avec raison, autant que ses joueurs qui y ont leurs repères.
Parallèlement, le coach à la casquette a modifié sa tactique depuis le cauchemar de Nantes en décembre. Priorité à la défense tous azimuts ou plutôt à la récupération du ballon dans toutes les zones: il n´est pas rare de voir Elmander décrocher pour venir chercher un ballon dans les pieds de l´adversaire, ou Emana imposer sa puissance dans le harcèlement des premiers relanceurs adverses.
Cette efficacité dans la possession du ballon rejaillit sur le jeu d´une formation que l´on pourrait supposer défensive, eu égard aux qualités individuelles de ses joueurs, mais qui ne refuse jamais le combat et se transforme à la vitesse éclair en une formation offensive, adepte entre autres du jeu au large.
3. UN DÉFICIT D´IMAGE
Bien qu´Elie Baup ne veuille pas en entendre parler, le TFC n´a aucune pression. Dimanche matin, le comble a été de lire ailleurs que c´était l´OM qui avait perdu, pas le TFC qui avait gagné. Des appréciations à relativiser puisque ce déficit d´image sert en définitive le groupe toulousain, peu attendu à l´extérieur, peu considéré: pour vivre heureux, vivons cachés, dit-on...