"Voila m´en voulez pas je suis nouveau" ptdr gunther
c´est nouveau les "
" dans tes messages
l´analyse assez sympa du phoceen:
Pas de langue de bois
Il s’est produit ce samedi soir, lors de la finale de la coupe de France entre Marseille et Sochaux, beaucoup d’invraisemblances qui ont coûté cher à l’OM. Nous les mettons en évidence pour vous, rappel des faits...
Pourquoi ne pas avoir effectué les trois changements ?
Pendant toute la saison, Albert Emon aura procédé aux trois changements règlementaires. Pourquoi n’en a t-il pas fait de même lors de cette finale ? Pourquoi après le deuxième but olympien, survenu à la 98ème minute, n’a-t-il pas pris la décision de fermer le jeu alors que l’OM était déjà à la peine. Ce but était une aubaine inespérée et Marseille n’était pas du tout en train de presser loin s´en faut.
Alors certes, si Emon avait fait rentrer Civelli à la place de Ribéry pour fermer le jeu (l´OM pouvant jouer avec une défense renforcée ou Zubar pouvant même passer au milieu pour aider Cana et Oruma) et si Sochaux avait égalisé dans cette configuration, nous aurions pu également dire qu’il avait changé le système de jeu olympien et ainsi désorganisé son équipe.
Certes, mais dans tous les cas un changement et du sang frais s’imposait, Valbuena (qui n´était finalement même pas sur la feuille de match) ayant du jus à revendre ces derniers temps aurait pu remplacer un Ribéry inexistant et ainsi casser le rythme en fin de rencontre et l´élan des Sochaliens déterminés à égaliser. Cette solution n´aurait pas perturbé le système de jeu olympien. Quand on sait en plus que Franck n´a pas tiré dans la séance des tirs au but...
Où était le cœur à la fin ?
Quand vous jouez pour l’OM qui n’a plus gagné un titre depuis plus de 10 ans et que vous menez 2-1 à 5 minutes de la fin, il est interdit de ne pas se battre plus. Loin de nous de prôner un jeu basé sur des fautes. Mais les Phocéens ne pouvaient-ils pas en commettre plus, comme l’ont d’ailleurs si bien fait les Sochaliens en retenant plusieurs fois notamment Samir Nasri par le maillot, annihilant ainsi des contres attaques olympiennes ? Ne pouvait-on pas défendre plus âprement ce but d’avance avec des fautes à répétition pour casser le rythme ? Un manque d’expérience évident…
Quand les cadres se cachent !
Une autre grosse surprise est sans aucun doute le choix des tireurs lors de la séance des tirs au but. Tout le monde le sait bien, dans ces cas là ce sont les joueurs eux-mêmes qui se désignent et ce n’est qu’en cas d’un trop plein de volontaires que l’entraîneur fait ses choix.
Comment dans ces conditions, ne pas en vouloir à Ribéry ? Auteur d’un match transparent, l’international français n’a même pas eu le courage d’aller frapper un tir au but. Loin de nous l’idée d’accabler Franck de tous les maux olympiens, mais laisser tirer Zubar qui est un minot sans expérience et qui en plus n’est pas le plus doué techniquement, c’est vraiment décevant. Même remarque pour le capitaine Habib Beye et l´expérimenté Julien Rodriguez mais qui sont eux des défenseurs...
Le malheureux Zubar a d´ailleurs expliqué comment sa désignation s´est déroulée : "Après la série de cinq tireurs, il n´y avait plus personne. On a posé la question à tous les autres et tout le monde à dit non" explique Ronald dans La Provence. "Wilson a dit non car il pensait que Richert le connaissait trop. Franck ne voulait pas et Filou (Maoulida) m´a dit : Zub toi tu tires bien, tu marques tout le temps à l´entraînement vas-y. Alors je me suis exécuté. Mais ce n´est pas une excuse, personne ne m´a forcé à y aller, j´étais confiant. J´avais envie comme tout le monde de marquer et faire partie des joueurs qui ont réussi leur tir au but pour continuer l´aventure."
La concurrence Zubar / Civelli
Tout le monde a eu sa chance cette année. La preuve la plus flagrante étant Cissé poussé sur le banc par Pagis titularisé à sa place par Albert Emon. Pourquoi dans ces conditions ne pas avoir donné sa chance à Renato Civelli ? Ce dernier a eu un professionnalisme exemplaire tout au long de l’année. Il a effectué des intérims toujours probants pour un joueur qui n’avait que peu de repères au côté de Rodriguez puisque manquant de temps de jeu.
Pourquoi, alors que Zubar était touché par une élongation avant la rencontre, Albert Emon n’a-t-il pas préféré aligner un joueur évoluant à 100% de ses capacités physiques ? Dans tous les cas, et sans vouloir l’accabler, Zubar a sa part de responsabilité sur les deux buts égalisateurs de l’OM et ça, c’est un fait.
Franck Ribéry ne supporte pas la pression ?
C’est la question que l’on peut se poser. Franck Ribéry ne semble pas supporter la pression. Deux finales de coupe de France et deux prestations totalement proches du néant. Aucune accélération, aucun débordement, aucune ouverture. Non, Franck Ribéry n’aura pas pesé une seule seconde sur cette rencontre. Il n’aura même pas assumé son statut de cadre de l’équipe, de « star » avec ses contrats réévalués plusieurs fois.
Nous ne souhaitons pas tirer sur un garçon aussi attachant que Ribéry. Nous avons d’ailleurs milité nous même pour sa venue à l’OM alors qu’il évoluait encore à Metz et il faudrait avoir des peaux de bananes devant les yeux pour ne pas voir son potentiel. Mais force est de constater qu’il est une nouvelle fois passé au travers. Samir Nasri semble nettement plus régulier et ne passe quasiment jamais à côté d’un match.
Jérôme Leroy libre de tout mouvement
Un des maîtres à jouer, avec Ziani, dans cette équipe sochalienne a été Jérôme Leroy. Déjà au stade Vélodrome, lors de la défaite 4-2, l´ancien olympien avait déjà montré qu´il n´avait rien perdu de sa technique, ni de sa détermination. Samedi, il a été tout simplement éblouissant, certains confrères n´hésitant pas à titrer dans leurs médias : "Sochaux Leroy de France". Dans ces conditions, et voyant le déroulement de la rencontre et le poids de Leroy dans celle-ci, pourquoi ne pas avoir demandé à Cana ou M´Bami de le prendre en individuelle. Quand vous jouez contre des équipes avec un fort potentiel offensif, cette stratégie n´est pas judicieuse. Mais contre une équipe de Sochaux dont Jérôme était peut être la seule arme offensive capable de faire la différence, il aurait fallu plus de vigilance à son égard et ne pas le laisser perpétuellement libre de tout mouvement.
En conclusion
La coupe de France fait maintenant partie du passé. Cet article, sous forme de coup de gueule, montre que l´OM n´aura pas été irréprochable lors de cette finale et que l´expérience de l´année dernière n´aura finalement pas pesé lourd. Mais il est toujours plus facile d´analyser la rencontre après coup et d´en décrire les principales erreurs que de les éviter en temps réel, c´est une évidence. Ne tirons pas sur l´ambulance, pourrait-on dire !
Vous étiez nombreux, presque le double de nos sondés, à préférer une qualification en Ligue des Champions par rapport à une victoire en coupe de France avant de jouer celle-ci. Maintenant, c’est aux joueurs de montrer qu’ils sont des hommes et de relever le défi. L’avenir de l’OM en dépend et il ne faudra plus se cacher… Les supporters que nous sommes tous seront alors finalement satisfaits sur l´ensemble de la saison malgré cette énorme déception. Mais attention à un éventuel faux pas...
