Paquet de réactions
Il est assez facile d´imaginer la déception
d´Albert Emon, l´entraîneur de Marseille, de nouveau battu samedi par Sochaux (2-2, 4-5 tab) en finale de la Coupe de France, douze mois après la défaite face au PSG. «La déception est tellement grande que mes réactions d´après-match ne sont pas très importantes..., a-t-il dit. Le technicien phocéen ne reproche rien à ses joueurs mais regrette la fatigue accumulée cette semaine en raison d´un match de Championnat (gagné contre Nancy 2-1) disputé mercredi dernier. Les joueurs ont fait le maximum. Je ne veux pas polémiquer, mais quand on joue le dimanche soir et le mercredi dans la foulée à 21H00, cela génère certainement de la fatigue. Je pense que nous n´avons pas été aussi hargneux et agressifs que d´habitude. Dans l´ensemble, face à une équipe redoutable de surcroît, je n´ai aucun reproche à faire aux joueurs, si ce n´est un manque d´agressivité liée à un manque de fraîcheur».
Pour
Pape Diouf, le président de l´OM, «C´est une défaite cruelle, perdue au mental». Pour lui, son équipe aurait dû mieux gérer son avantage. «Quand on mène au score en finale de la Coupe de France à six minutes de la fin en prolongation, on doit pouvoir en effet aller au bout au mental. Je n´ai pas senti alors une défense farouche de notre part. Cette défaite constituera une tache dans notre saison. Nous pouvons redouter une démobilisation pour les matches qui restent, mais notre rôle de dirigeants est de faire en sorte que tout le monde revienne dans des dispositions adéquates».
Djibril Cissé, auteur d´un doublé, avait du mal à cacher sa déception. «C´est très dur. C´est une grosse déception, vu la manière. Après tous les efforts qu´on a fournis, c´est très dur. On s´est peut-être vu trop beau trop vite. A 2-1, on devait garder le score. Pourtant, on était décidé, on voulait enlever cette Coupe même aux tirs au but, mais le sort en a décidé autrement. Maintenant il faut relever la tête et ne pas gâcher cette fin de saison, surtout pour les supporters.»
Samir Nasri évoque lui aussi la remobilisation nécessaire pour les proches échéances et revient sur les erreurs qui ont coûté cher à l´OM : «Sur le 2e but de Sochaux, le buteur se trouve au milieu de 5 Marseillais et c´est lui qui la prend de la tête. Nous avons aussi gâché une balle de 3-1 dans les prolongations. Mais nous devons nous remobiliser, pour atteindre nos objectifs. Il faut faire la part des choses et relever la tête. C´est ce que nous a dit Pape Diouf (président de l´OM, ndlr) dans les vestiaires après le match».
Pour
Julien Rodriguez, Sochaux a tout simplement mieux joué le coup : «Il faut tirer un coup de chapeau à Sochaux, qui n´a jamais lâché. Ils n´ont pas balancé de longs ballons, et encore une fois, sur un centre, on se fait surprendre. Ce but fait mal, mais tout le match, même si on n´a pas trop concédé d´occasions, on a subi, ils avaient la maîtrise du ballon, alors que normalement c´est nous qui l´avons. Et plus le match avançait, plus c´était difficile. Dès le premier quart d´heure, on a vu qu´on jouait sur un faux rythme. Des joueurs comme Franck (Ribéry) ou Mamadou (Niang) ont besoin de peps pour pouvoir exploser. Ils nous restait cinq minutes à tenir, on n´a pas su le faire, tant pis pour nous. Il ne faut pas baisser la tête, on a encore un objectif: terminer dans les trois premières places». (avec AFP)