15/09/2007
Foot-L1-OM - Emon : «Pas de solutions radicales»
Samedi après le nouveau revers au Vélodrome contre Toulouse (1-2), le deuxième consécutif, Albert Emon a reconnu que son équipe était bien «en proie au doute». Alors que sa formation manque singulièrement de caractère en ce début de saison, l´entraîneur marseillais n´a pas souhaité dramatiser encore davantage la situation. «Il y a un souci dans le dernier geste. Mais c´est comme ça, a-t-il reconnu un brin fataliste avant d´étaler sa réflexion. «C´est un esprit nouveau qu´il faut avoir. Il faut rentrer dans les matches et se dire que cela dure 90 minutes, ne rien donner à l´adversaire et profiter de la moindre possibilité avec un peu plus de rigueur.»
Lui qui espérait voir sa formation se rebeller après une série de contre-performances a vécu une belle désillusion. Il ne sent pas menacé pour autant. «Je suis avant tout déçu. A mon âge, je n´ai pas de difficultés avec ces choses là. Quant aux solutions radicales, c´est peut-être moi. Non, je rigole,» a-t-il même lâché d´un air faussement détendu avant d´ajouter : «Il n´y a pas de possibilités radicales car, les joueurs ont fait ce qu´il fallait faire. Malheureusement, le jeu a été contre nous. Une petite révolte supplémentaire aurait été bénéfique.» La révolte n´a pas franchement eu lieu puisqu´on a senti l´OM déboussolé et pas franchement maître de son destin. Pourtant, Emon avait de l´espoir après les quinze jours de trêve internationale. «On se voyait bien dans nos têtes, on avait bien travaillé. L´esprit était là.» Seulement, le rayonnement n´a duré qu´une dizaine de minutes, avant le but d´Emana. «Il y a peut-être un manque de maturité, de cohésion dans le jeu et de communication. Heureusement, il existe des solutions tactiques, de jeu et de joueurs. On peut toujours remonter la pente.»
Diouf reste optimiste
Comme son entraîneur, Pape Diouf n´a pas voulu montrer un visage résigné, bien au contraire. Il affirme être prêt à se battre. «Il faut inventer quelque chose car on ne peut pas rester sur ces échecs là. Je persiste à penser que notre effectif est bon. Je ne baisserai pas les bras. Il me doit de réactiver la machine. Je reste optimiste.» Le président marseillais avoue toutefois tomber un peu de haut, lui qui pensait que son équipe serait prête à jouer les premiers rôles d´entrée. «C´est une déconvenue cruelle. Laisser nous le temps de trouver les solutions. Il suffit de faire avec l´effectif que nous avons, ne me dites pas qu´il n´a pas de valeur. On peut comprendre le courroux du public. Nous étions loin de penser que nous en serions là après huit journées de Championnat.»
L´avenir est pressant puisque la Ligue des champions démarre mardi avec la venue de Besiktas, une bonne occasion pour l´OM de rebondir. «Il faut maintenant nous tourner vers la Ligue des champions, on va essayer de profiter de cette nouvelle compétition pour repartir. Le challenge est de redémarrer la saison, repartir avec de nouvelles idées. Les retournements de situations existent.» Pape Diouf, qui manie la rhétorique avec facilité, n´a pas voulu enfoncer un collectif sans repère et un entraîneur bien en difficulté. «Nous allons essayer de comprendre ce qui ne va pas pour trouver des solutions et les bonnes complémentarités.» - Da. Mi. (à Marseille).
tenez bon mes freres,apres l orage vient le soleil.
la france du football a besoin de paris et marseille en haut de l affiche 