Article de foot365 :
L1 / MARSEILLE :
L’OM pas si mal que ça
dimanche 17 décembre 2006 - 16 h 18 - Damien MERCEREAU
L’OM pas si mal que ça
PANORAMIC
« Match moyen », « match sans », les dirigeants marseillais ont clairement affiché leur déception samedi soir après la défaite à Nancy. Pourtant sur le terrain, les Olympiens ont affiché de réelles promesses.
A Marseille comme dans bien d’autres clubs ambitieux, la satisfaction se nourrit à coup de victoires. Pourtant, il y a des succès qui masquent de réelles lacunes et qui paraissent très heureux. Samedi, les Olympiens sont repartis bredouilles de leur déplacement à Nancy. Face à eux, une formation lorraine bien en place, sûre de son jeu, solidaire et qui a su progressivement monter en régime pour s’adjuger les trois points de la victoire. Jusqu’à la 70eme minute et le deuxième but lorrain, le suspense était entier. Depuis l’entame de la rencontre, les Marseillais étaient solides défensivement avec une charnière Civelli-Zubar qui a muselé Zerka et Curbelo.
Au milieu, le trio de récupérateur composé de Oruma, Cana et MBami a répondu présent face à l’euphorie d’un Benjamin Gavanon et à la combativité de Berenguer. Devant enfin, si leur association a été stérile, Pagis, Niang et Cissé se sont trouvés et devraient connaître des jours meilleurs. Mais voilà, sur le deuxième but nancéien, tout s’est effondré pour l’OM. Une sortie hasardeuse de Carrasso, un moment d’égarement de la défense et des relances approximatives amènent la réalisation de Kim. Avec deux buts de retard, les Marseillais se montrent incapables de revenir au score. Sorti cinq minutes plus tôt, Djibril Cissé a pesté de ne pouvoir aller au terme de la rencontre.
Après le match, le discours présidentiel comme celui de l’entraîneur est commun. Pour Albert Emon, « Nancy a mérité sa victoire mais n’avait pas d’adversaire face à lui ». L’entraîneur marseillais se dit déçu de la prestation de ses joueurs. Du côté de Pape Diouf, la mine n’est pas à la fête non plus. « Le déchet technique était énorme. Sur le plan du jeu collectif, nous avons reçu une autre leçon » estime le président marseillais. « C´est une forme de désolation. Nous avons fait un match sans et la victoire de Nancy ne se discute pas. Face à Nancy, il n´y avait pas d´adversaire. » Un constat dur et amer pour Diouf qui reproche un manque de volonté de ses joueurs. Des mots forts qui paraissent finalement bien sévères.
C´est moi qui ai pas vu le même match ou c´est le journaliste qui est vraiment très sympa ?
PS : Pourtant, habituellement, je suis loin d´être un supporter pessimiste.