« Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze, a exprimé M.Frêche. La normalité serait qu´il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s´il y en a autant, c´est parce que les blancs sont nuls. J´ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine. » (ndlr : propos relayés par la Dépêche du Midi) Que dire de plus ? Car nous aussi nous avons honte. Honte de constater qu’on puisse librement exprimer son racisme lors d’un Conseil d´agglomération de la ville de Montpellier. Et ce malgré une mise en examen pour injures à caractère racial pour avoir traité de « sous-hommes » des représentants de la communauté harkis en mars 2006.
On se félicite bien sûr de voir que les Jeunes Socialistes du MJS se disent choqués par « ces déclarations purement et simplement racistes ». Comme on apprécie de voir Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, réclamer de son parti qu’il « tire les conséquences de ce grave dérapage en procédant à l´exclusion de son auteur ». « A l´heure où le devoir de la gauche est au contraire d´engager un combat sans merci pour la tolérance et de favoriser une diversité accrue de notre représentation nationale, ces paroles, si elles ont effectivement été prononcées, sont inacceptables », a ajouté M.Delanoë. Pour rappel, en juin dernier, Willy Sagnol lançait un tonitruant « Ferme ta gueule l’ancien » à l’encontre de Marcel Desailly. M.Frêche, si vous en faisiez autant ?