Placé sur la liste des transferts, l’attaquant lensois confirme qu’il veut quitter le Racing. S’il rêve de l’Angleterre ou de l’Espagne, Daniel Cousin n’a surtout pas envie de s’éterniser dans le Nord…
Daniel Cousin, avez-vous digéré votre fin de saison difficile au RC Lens ?
(Soupir) Il faut bien… Je ne veux pas rester sur ces dernières semaines, mais ça été dur, je le reconnais. Il faut avancer maintenant.
Regrettez vous le doigt d’honneur adressé au public de Bollaert ?
Absolument pas.
La conséquence est que vous avez été placé sur la liste des transferts...
Oui, quelle surprise… Depuis le mois de décembre, les dirigeants savaient que je voulais partir. J’ai fait suffisamment d’articles dans la presse pour que ça rentre dans leur tête. Alors, qu’ils me placent sur la liste des transferts, j’ai l’impression qu’ils veulent se mettre en avant. Or, ils savent très bien que cette décision vient de moi et de moi seul.
Confirmez vous que vous ne serez pas à la reprise de l’entraînement ?
Non seulement je le confirme, mais je ne le souhaite pas.
En décembre dernier, Nancy s’était positionné. Cette piste pourrait-elle redevenir d’actualité ?
Non, je n’irai pas là-bas. Je garde mes raisons pour moi.
« L’Angleterre et l’Espagne m’attirent »
Vous n’avez pas peur que votre image soit brouillée ?
Non. J’ai un caractère entier, mais les personnes qui me connaissent savent que je suis quelqu’un de bien. Je ne m´en fais pas pour ça.
Avez-vous des contacts ?
Je n’ai eu mes agents qu’une seule fois. J’ai délibérément coupé avec mon agent pour me vider la tête. D’après ce qu’ils m’ont dit, Lens va fixer une indemnité de transfert assez faible pour mes deux dernières années de contrat. Dès que je reviens à Lens, je vais rencontrer les dirigeants pour qu’ils me la confirment.
Quel est le montant de cette indemnité ?
A deux millions d’euros, je peux partir.
Où voulez-vous rebondir ?
L’Angleterre et l’Espagne m’ont toujours attiré. On verra bien ce qui se passe.
Dans tous les cas, vous ne serez plus Lensois la saison prochaine ?
(Ferme) Ah ça, non ! Il en est même hors de question.
