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"La 3ème place: moindre mal"
Nicolas Gillet, auteur de belles performances contre Osasuna et Paris, est retourné sur le banc face à Rennes. Demain, Lens joue contre Nantes. Le défenseur central nous parle des performances du Racing mais aussi de sa seconde famille.
Sans faire d´étincelle, Lens occupe actuellement la 3ème place de la Ligue 1. Avant de recevoir Nantes. Pour le moment, tout va bien…
Se retrouver à cette place après notre début de saison catastrophique montre que nous avons su correctement rectifier le tir. C’est une bonne chose, d’autant plus que désormais, nous réussissons à être performants à l’extérieur. Cette troisième place est un moindre mal. Néanmoins, en faisant beaucoup mieux, il est possible d’aller chercher une place encore meilleure.
Vous estimez vous mettre être perfectibles et ambitionnez plus que cette place sur le podium. Quelque part, vous vous mettez la pression ?
Mais quel que soit la place en championnat, il faut toujours se fixer des objectifs à atteindre. Premier ou dernier, la constante reste la même : la pression. Elle ne varie pas d’un club à l’autre. La seule différence se symbolise par sa forme. Jouer les premières places amène de la pression positive. Celle-ci s’apparente à un influx positif qui ne peut qu’apporter un plus dans l’approche des matches. En revanche, une équipe en quête de maintien souffre de la peur d’un résultat négatif. Cette pression engendre une nervosité et l’on rentre dans une spirale négative. Forcément, après tout change selon les objectifs de chaque club.
"Nantes représente pour moi une seconde famille"
Vous êtes un compétiteur et vous présentez à chaque match pour gagner. Mais comprenez-vous les réactions des supporters ?
Cela dépend des moments. Les supporters possèdent leur avis et leur regard sur nos performances. Il est possible que les impressions dégagés du terrains ne leur correspondent pas et qu’ils en veuillent plus. Pourtant, nous mouillons le maillot. Je ne quitte jamais un terrain sans donner le meilleur de moi-même. Ensuite, il est impossible d’être au top tout au long de la saison. Forcément, chacun connaît des jours sans où il passe au travers. Mais personnellement, j´ai cette volonté de courir et de réaliser les meilleures performances possibles. Pour finir, il est sûr que la vision sur le terrain ou dans les tribune ne s’aborde pas de la même manière.
Samedi, vous recevez Nantes à Bollaërt. En tant qu’ancien Nantais, avez-vous toujours la fibre jaune ?
Forcément. Ne serait-ce que dans mon jeu puisque j´ai été formé là-bas. Mais à Nantes, il n´y a pas que la formation sportive. J´ai appris beaucoup sur le plan humain. Je suis arrivé au centre de formation adolescent et j´ai grandi à Nantes. Ce club représente pour moi une seconde famille. Encore maintenant, je m´inspire de ma formation à la Jonelière que ce soir sur le terrain ou dans la vie. Ensuite, sur le terrain, quand on a appris le métier avec des entraîneurs comme C. Suaudeau ou R. Denoueix, on ne peut avoir appris que de bonnes choses.