Une guerre civile à eu lieu en Mozambique, c´est la periode qui concerne Null :
Essayez ONUMOZ comme code :
Le FRELIMO, s´appuyant alors sur sa légitimité au sein de la population mozambicaine, se proclama comme le parti unique.
Samora Machel mit alors en place un régime socialiste et dictatorial, nationalisant les industries et les fermes. Il tenta de regrouper autoritairement les villageois dans des villages communautaires, inspirés des villages tanzaniens d´Ujamaa, dans le but de favoriser l´accès aux services et à l´éducation de la population mais aussi pour subroger les anciennes plantations coloniales par des fermes d´État.
Sur le plan international, le Mozambique se conforma aux sanctions économiques internationales contre la Rhodésie et l´Afrique du Sud en dépit de ses propres intérêts économiques ce qui accentua la désorganisation économique, politique et sociale du pays. Le pays accordait également asile aux mouvements nationalistes en lutte contre les systèmes ségrégationnistes de Rhodésie et d´Afrique du Sud. Mais en moins de deux ans, suite au départ massif des cadres portugais, de l´échec rapide des fermes d´État, de l´effondrement du trafic portuaire et ferroviaire, conséquence logique de l´hostilité du gouvernement mozambicain à la Rhodésie et à l´Afrique du Sud, le pays était ruiné et au bord de la banqueroute. La campagne de sabotage systématique mené par la Résistance nationale du Mozambique (RENAMO), financé et soutenu d´abord par la Rhodésie puis par l´Afrique du Sud, finit par plonger le pays dans une guerre civile qui allait durer 16 ans.
En 1979, le FRELIMO pensa avoir vaincu la résistance lorsqu’André Matzangaissa, le chef de la RENAMO, fut abattu mais au contraire, la guérilla se maintint.
Après l´indépendance du Zimbabwe en 1980, l´Afrique du Sud prit la relève de la Rhodésie dans le soutien financier et logistique à la RENAMO. Le pays était alors coupé en deux. La Renamo oscillait entre être un mouvement de rébellion ou un groupement mafieux adepte du banditisme et du sabotage. Toutes les voies de communication étaient effectivement coupées, les lignes de transport d´énergies sabotées et les aménagements ruraux détruits. Le port de Maputo sombra dans l´apathie alors qu´une sécheresse dévastatrice s´abattait sur le pays causant famine et déplacement de la population. Le Mozambique allait devenir pendant une quinzaine d´années l´un des trois pays les plus pauvres au monde et sera tributaire de l´aide internationale notamment en provenance des pays scandinaves.
Dès 1980, le FRELIMO avait prit acte de l´échec de sa politique économique et sociale. Samora Machel avait imputé cet échec aux éléments ultra-gauchistes du FRELIMO. L´agriculture familiale fut alors réhabilité et les fermes d’État réformées.
En 1983, le pays tournait le dos au socialisme et adhérait au FMI et à la Banque mondiale. Les capitaux occidentaux, notamment portugais, commençaient à revenir au Mozambique.
En 1984, une rencontre au sommet entre Pieter Botha, président d´Afrique du Sud, et Samora Machel aboutie aux accords de Nkomati prévoyant l´arrêt de l’aide du Mozambique au congrès national africain en échange de la fin du soutien sud-africain au RENAMO. Mais ce fut un échec, aucun des signataires ne respectant sa signature.En même temps le pays adhéra au FMI et à la banque mondiale et obtint ainsi une aide au développement despays de la CEE et des USA.
En 1986, l´avion présidentiel dans lequel se trouvait Samora Machel de retour de Zambie se dérouta et s´écrasa en Afrique du Sud, à 300 m de la frontière mozambicaine. Neuf passagers furent rescapés des restes du tupolev piloté par un équipage soviétique mais le président Samora Machel figurait parmi les morts. L´enquête internationale dirigée par le juge sud-africain Cecil Margo, à laquelle participèrent officieusement les Soviétiques et les Mozambicains, conclut à une série de négligences de l´équipage.
Après une courte période d´intérim, Joaquim Chissano succédait au père de l´indépendance mozambicaine. Il entreprit immédiatement un rééquilibrage diplomatique et pacifia ses relations avec le Malawi voisin, que Samora Machel avait accusé de donner refuge à la RENAMO. Il effectua un virage économique en procédant aux premières privatisations dans l´industrie alors que les Sud-Africains eux-mêmes étaient encouragés à réinvestir dans le pays.
En 1988, Chissano se détourna de l´URSS qui par deux fois avait refusé de lui accorder l´accession au COMECON. Si Chissano maintint néanmoins le traité d´amitié entre les deux pays, il se tournait uniquement vers les Européens et les États-Unis pour obtenir une aide financière.
Barrage de Cahora Bassa
Le 13 septembre 1988, à Songo, Joaquim Chissano et Pieter Botha renouvelèrent la coopération entre leurs pays respectifs pour sauver le barrage de Cahora Bassa. Le rapprochement entre les deux gouvernements fut facilité par l´entregent de Pik Botha, le ministre sud-africain des affaires étrangères qui devint un habitué de Maputo.
En juillet 1989, Le FRELIMO abjurait le marxisme. Peu de temps après, Chissano accueillait encore une fois Pieter Botha sur le site du barrage de Cahora Bassa au moment de l´achèvement des travaux de la commission tripartite (Portugal, Mozambique, Afrique du Sud) pour la réhabilitation du grand projet de développement électrique.
En 1990, alors que les dictatures d´Europe de l´Est s´effondrent les unes après les autres (précédant celle de l’URSS en 1991) et que Frederik de Klerk légalisait l´ANC en Afrique du Sud, les premiers pourparlers de paix avaient lieu entre le FréLiMo et le RENAMO, débouchant en novembre sur une nouvelle constitution, reconnaissant le pluralisme politique.
Le 4 octobre 1992, à Rome, fut signé un accord de paix sous l’égide de la communauté de Sant´Egidio et avec l’appui de l´ONU, entre Joaquim Chissano pour le FRELIMO et Alfonso Dhlakama pour le RENAMO. Il prit effet le 15 octobre.
Une force de maintien de la paix, l’ONUMOZ, fut alors déployée au Mozambique. Ses derniers contingents quittèrent le pays en 1995.
La guerre civile avait finalement fait un million de victime, autant de refugiés dans les pays voisins et quatre millions de déplacés à l’intérieur du pays.