Dykonn : « Nous allons réussir ! »
Dans un entretien accordé à l’Equipe Magazine, l’entraîneur revient sur le tirage au sort des huitièmes de finale de Coupe de France et sur son avenir au sein du club.
L’Equipe Magazine : « Le tirage au sort vous a désigné Toulouse. Vous auriez pu tomber mieux ! »
Dykonn : « En effet, on aurait pu tomber mieux. Mais Toulouse n’est pas invincible même si j’aurai préféré une autre équipe. A nous de montrer de quoi nous sommes capable. »
L’E. M. : « Ce n’est pas un peu frustrant d’affronter dès les huitièmes de finale un ténor de Ligue 1 ? »
D : « Vous savez, le football n’est pas une science exacte et un match de Coupe n’est pas un match de championnat. Le calcul n’est pas le même. Toulouse est un adversaire de qualité avec à sa tête un entraîneur que je respecte profondément. Ce qu’il fait en championnat est à l’image de Nicodinho avec Nice, Hellgod avec Valenciennes, Elvir avec Rennes et surtout Soccer avec Lorient. Mais il est hors de question de laisser venir Toulouse et de les voir repartir avec un quart de final en poche ! »
L’E. M. : « On a l’impression que la Coupe de France n’est pas vraiment à l’ordre du jour pour vous! »
D. : « C’est absolument exact. Même si nous prenons tous les matches un à un avec la même envie, le fait de ne pas aller plus loin en CDF ne sera pas un mal. Notre objectif est clair : Se maintenir en Ligue 1. Après, nous allons tout de même jouer pour l’emporter, mais si nous perdons, il n’y aura pas de séquelles. Le match le plus important est celui de la 24ème journée contre Paris. »
L’E. M. : « Toulouse, peut-il, selon vous, être sacré champion de France ? »
D : « Je ne pense pas. Non pas que je renie les qualités de Lifter, bien au contraire, mais la réussite ne leur sourit pas assez régulièrement. Accrochés contre Lille, ils ont bien failli connaître une certaine désillusion. Mais au-delà de ces aspects, c’est surtout Nice qui ne va pas céder sa place aussi facilement. Je les trouve très solide et surtout très efficace. »
L’E. M. : « Dans le cas d’une qualification en quart, qui souhaiteriez vous comme adversaire ? »
D. : « Je n’ai pas d’idée sur la question, mais j’aimerai bien Marseille ou encore St-Etienne. Ce sont des équipes qui pratiquent un beau football, basé non pas sur l’individualité mais sur le collectif. Affronter ces équipes permet de progresser, c’est indéniable. Je préfère de toute façon affronter un gros morceau qu’une équipe de notre niveau, la désillusion est moins grande ! »
L’E. M. : « A quatre points du premier non reléguable, Troyes peut-il encore se maintenir ? »
D. : « Bien sûr et nous allons le prouver. Nous allons réussir ce que nous avons échaudé. Je l’ai déjà signalé chez vos confrères, si on n’y croit pas, on arrête tout. Autant laisser sa place à quelqu’un d’autre. Ce serait une solution de facilité ! Le maintien, nous nous devons de l’obtenir, aussi bien pour la satisfaction personnelle que collective ! »
L’E. M. : « Votre place, justement, qu’en est-il actuellement de votre avenir au sein du club ? »
D. : « Les dés sont jetés et quoi qu’il advienne, niveau résultat, au soir de la 37ème journée je serai encore entraîneur de l’ESTAC. On a quelque chose de très difficile à accomplir, tous, joueurs, entraîneurs, dirigeants, supporters. On travaille main dans la main et ce jusqu’à la 38ème journée. Après, on verra. ! »
L’E. M. : « Dans le pire des scénario, pourriez-vous continuer d’entraîner Troyes en L2 ? »
D. : « Bien sûr, la question ne se pose pas ! »
L’E. M. : « Avez-vous commencé à avoir des contacts avec d’autres clubs de L1, français ou étrangers ? »
D. : « Je ne répondrai pas et de toute façon ma place est à l’ESTAC. Lorsque l’on m’a proposé d’entraîner cette équipe j’ai dit oui pratiquement de suite, alors que j’étais parti pour Lorient. Les contacts, on verra plus tard, il y a des périodes désignées pour cela ! Pour l’instant, l’heure est au jeu et à la chasse aux trois points ! »