L’envol des Aiglons reporté !
Dans le choc de cette 22ème journée, Nice, le leader, a été tenu en échec au Stadium de Toulouse (1-1) mais conserve malgré tout sa place de leader avec 4 points d’avance sur Valenciennes qui est allé gagner à Nantes (3-0). Dans le bas de tableau, Troyes retrouve un peu de souffle en battant Lorient (4-1), tandis que Lille s’incline au Vélodrome (0-2).
Malgré le froid et la neige qui se sont abattuent ces dernières heures sur le vieux continent, 8 matches sur 10 ont pu être joué sur des pelouses plus qu’honnêtes. Ce fut le cas au Stadium de Toulouse, où les locaux jouaient un match à quitte ou double face au leader Niçois. Le choc aura tenu toutes ses promesses en offrant aux supporters de chaque équipe un match animé et vraiment serré (Bergougnoux / Moussilou). Toulouse et Nice repartiront dos à dos avec le sentiment pour les locaux d’avoir grillé un joker pour la course au titre. Les aiglons, eux, avec prestance et technique, continuent avec assurances d’écrire à nouveau l’histoire d’un club qui n’a rien gagné depuis plusieurs dizaines d’années!
Mais derrière, Valenciennes n’a pas encore dit son dernier mot. Malgré des conditions de jeu plus que chaotiques, ces derniers sont allés chercher une belle mais difficile victoire face à des nantais certes valeureux, mais trop déstabilisés psychologiquement par leurs derniers résultats. Les hommes de Hellgod, sans génie (une fois n’est pas coutume), sont rentrés à la maison avec trois points et trois buteurs (Paauwe, Heitzmann et Savidan). Les canaris vont devoir à nouveaux se battre pour éviter une relégation qui leur est promise…
Les places coûtent chères en haut de tableau. Et malgré le rythme effréné de Nice, Toulouse et Valenciennes, Rennes, qui pointait avant ce match à la quatrième place, ne s’essouffle pas et garde le cap. Une victoire sans conteste possible face à de bien tristes lyonnais, qui ont vraiment perdu leur classe et surtout leur efficacité, permet aux bretons de continuer de mettre la pression sur les 3 premiers. Monterrubio et Sow ont scellé la victoire malgré une timide réaction venu de Fred. (2-1). Lyon est toujours en danger à la 16ème place.
Marseille et Monaco, malgré un début de saison calamiteux et poussif, tentent tant bien que mal de rester positionné dans la première partie du classement. L’OM, qui accueillait Lille, se devait absolument de l’emporter pour garder une bonne trajectoire au niveau mathématique. Mais les lillois devaient à leur tour, confirmer leur récente victoire à Louis II (en match en retard de la 21ème journée) et ainsi prendre une option sur l’opération sauvetage qu’ils doivent réussir. Mais les matches se suivent et ne se ressemblent pas pour ces derniers, qui se sont inclinés face à une valeureuse équipe marseillaise, bien décidée à jouer les premiers rôles dans les places à l’UEFA. M’Bami et l’inévitable Cissé ont profité de quelques bourdes défensives des visiteurs pour récupérer trois points très importants. Les hommes de Prezo enchaînent le bon et le moins bon et n’arrivent toujours pas à prendre cette bouffée d’air qui leur permettrait de voir l’avenir sous de meilleurs hospices.
Cette bouffée d’air, justement, les Troyens y ont eu droit. En recevant Lorient, 5ème, l’ESTAC devait au moins se résigner à prendre un point, pour garder espoir ! Au final, Lorient s’incline dans ce qui est peut être son plus mauvais match de la saison et le score en dit long (4-1). A cela s’ajoute une expulsion très précoce côté celtes qui n’a rien arrangé.
Monaco, très certainement vexé par sa petite déroute à domicile face à Lille (1-2), a confirmé lors d’un déplacement piège à Auxerre, son renouveau. Le match fut de qualité et sur un beau mouvement, Plasil décale Leko qui s´enfonce dans la surface et bat Cool d´un tir croisé. La deuxieme mi temps verra des bourguignons accrocheur et qui trouveront même la barre transversale. Sur le contre de cette même occasion, un centre millimétré de Di Vaio trouvera la tête de l’inévitable Koller qui clôturera la marque à 2 à 0. Auxerre, malgré un très bon match, n’a pas réussi à faire fuir ses vieux démons et lutte toujours et encore pour sauver sa peau en ligue 1, au contraire de Monaco, ressaisit et efficace.
Ressaisit, c’est le terme exact qui qualifie au mieux le panache lensois, depuis que Gohan a repris la tête des Sang et Or. Face à un adversaire qualifié de « très difficile à jouer », restant sur 4 victoires consécutives et qui répond au nom de St-Etienne, le Racing Club de Lens est allé cherché une probante victoire dans le Forez et accentue ainsi sa bonne conduite en terme de résultat. La 1ère mi-temps sera catastrophique côté stéphanois, visiblement freiné par l’enjeu et par l’adversaire. Dès lors, la domination totale des lensois correspond avec ouverture du score, qui plus est logique, par l´intermédiaire de Thomert d´une belle frappe. Peu après la reprise, les locaux vont inscrire un deuxième but, synonyme de KO, cette fois-ci grâce à Jomâa.
La réaction stéphanoise trop tardive, permettra à Ilan de réduire le score. Alors qu’il restera qu’une poignée de minutes à jouer, les Verts, portés par leurs supporters, tenteront le tout pour le tout, mais en vain. Lens, grâce à ces trois points, atterrit confortablement dans le ventre mou du championnat (en attendant les matches de Nancy et Sedan) et poursuit sa remontée de la plus belle des manières. L´entraîneur stéphanois, Nemanja-Vidic, déçu par la prestation de son équipe voit une passe de 4 victoires consécutives stoppée net !
Enfin, Sochaux recevait Le Mans où le vainqueur prendrait 3 points d’avance sur son opposant direct. En effet, les deux équipes se tiennent à égalité de points (31). Comme au match aller, le score sera de parité (1-1), malgré un match globalement dominé par les manceaux en terme de possession de balle. Toujours aussi inefficace à la finition, les hommes de Sakuragi n’ont pu qu’égaliser en seconde mi-temps par l’intermédiaire de Grafite, alors que les sochaliens, sur leur seul tir cadré, avaient ouvert le score (Birsa).
En milieu de tableau, les choses ne bougeront donc pas, Sochaux et Le Mans, repartant dos à dos.
d.