Revenu à son meilleur niveau, le portier alsacien a parfaitement géré la descente en Ligue 2. Il compte sur le déplacement en terre normande vendredi pour prendre ses distances avec un sérieux poursuivant.
Stéphane, alors que la concurrence de Puydebois était réelle en Ligue 1 (24 matches pour Cassard en 2005-2006), vous êtes redevenu indiscutable cette saison…
L’an passé, j’ai eu une grave blessure qui m’a éloigné des terrains. La concurrence fait partie du métier et permet d’avancer. À 34 ans, on peut encore progresser à travers les entraînements, sur les prises de balle ou en renforcement musculaire. Avec Puydebois, on s’entend très bien. J’ai connu sa situation. J’ai aussi été doublure (ndlr : à Troyes entre 2001 et 2004). On a chacun notre caractère, mais on travaille dans la sérénité et la bonne humeur.
En passant de la Coupe d’Europe à la Ligue 2, la démotivation aurait pu poindre…
Non, non. J’avais envie de relever le challenge avec Strasbourg. Je savais qu’ils me faisaient confiance. La ville me plaît bien. Et pour moi, le cadre de vie est primordial. Ça se ressent dans mes performances sur le terrain
Avec Jean-Pierre Papin, vous avez découvert un coach novice à ce niveau. Comment jugez-vous son travail ?
C’est quelqu’un qui a beaucoup d’envie. Le staff a su établir un mode de fonctionnement qui marche avec un groupe complètement explosé, qui sortait d’une saison difficile. Le coach s’occupe surtout des attaquants. Il leur donne beaucoup de conseils, notamment dans les un contre un avec le gardien.
En cas de victoire au Havre, vendredi, vous repousseriez les Haut-Normands à six longueurs. Comment abordez-vous ce choc ?
Ce match est le premier gros tournant de la saison. Contre nos concurrents directs, il ne faut pas perdre de points. Si on gagne, on fera une excellente opération. C’est eux qui auront la pression. De notre côté, on a cœur de glaner une victoire à l’extérieur (ndlr : le Racing n’a plus gagné à l’extérieur depuis la 13eme journée à Gueugnon).
Hervé Tum retrouve le chemin des filets au bon moment (deux buts en trois matches)…
On n’est pas du tout surpris de sa réussite. Son retour a été psychologiquement important pour nous. Ce n’est pas un buteur dans l’âme, mais il pèse beaucoup sur une défense. Il fait tellement d’efforts qu’il manque parfois de jus à la finition. Il me facilite aussi la tâche. Sur les dégagements, il la prend à chaque fois de la tête.