J'ai concocté un petit truc pour m'introduire dans l'histoire, dit moi ce que vous en pensez
Arrkan était élève à la guilde depuis que sa mère, prostituée bon marché à Oakval, l’avait abandonné à l’age de 7 ans. Après cela il avait été accepté dans la guilde et avait vite oublié son triste passé.
A présent âgé de 16 ans, c’était devenu un jeune homme assez maigre, aux traits fins, ses yeux gris clairs faisaient ressortir sa chevelure brune en pagaye. Au cours de son apprentissage à la guilde il était devenu un excellent tireur à l’arc et n’était pas un mauvais magicien. Plutôt d’un tempérament introverti, il n’avait pas beaucoup d’amis à la guilde et ne parlait jamais de son enfance. La nuit, il sortait souvent de son dortoir pour aller s’entrainer à l’arc et manger quelques délicieuses pommes dans les bois de la guilde.
Après avoir raté une première fois son diplôme de héros car il ne maîtrisait pas bien le corps à corps, le maître de la guilde lui donna une seconde chance et dans un effort extrême pour la maniement de son épée, il gagna enfin son médaillon de héros. Comme ses camarades quelques jours plus tôt il sentit l’air frais de la liberté caresser son visage.
Quand il sortit enfin de l’enceinte de la guilde, il eut une impression de nausée en pensant à ce qui l’attendait…
(Plus de garde pour se réveiller, plus de repas bien préparés, finit la chaleur de son lit douillet la nuit, aaaaahh…)
Il soupira et commença sa marche en direction de Bowerstone.
Là-bas il donna son arc et sa dague aux gardes à l‘entrée de la ville et se dirigeât vers une petite auberge miteuse. A l’intérieur une femme plutôt forte se chamaillait avec un ancien apprenti de la guilde. Arrkan le reconnut aussitôt, c’était Marcus, célèbre pour ces mauvaises farces en tout genre qu’il faisaient aux autres élèves.
« …donnez-moi le travail d'un vrai héros ! Répliqua le héros excédé de ses ingrats travaux.
- Dans ce cas, je peux te mettre en contact avec quelqu'un, tu iras rejoindre juste avant l'aube le boucher, en attendant, dors ici, je t'offre la nuit. Voilà ton salaire au fait.
- QUOI ? 10 pièces d'or alors que j'ai travaillé toute la journée ?
- C'est ça ou je te mets à la porte cette nuit.
- Grmmbl..."
Arrkan s’approcha de la grosse dame pour lui demander une chambre :
« Bonsoir, puis-je savoir le prix d’une nuit dans votre auberge madame ? »
« Aargg ! Encore un soi-disant « héros » ! Tient, prend cette clé, deuxième porte à droite ! rugit-elle en lui tendant une clé rouillée. »
« Heu… merci. »
Il monta à l’étage épuisé, ouvrit la porte de sa chambre et s’écroula sur le matelas humide qui lui servait de lit. Il ne mit pas longtemps à s’endormir et les gémissements de jouissance d’une jeune femme devenaient de moins en moins audibles…