Je contemplais mes troupes. Désormais, tous mes hommes étaient en place, comme je l’avais ordonné. Les archets étaient postés sur les tours et les murs tandis que quelques soldats se préparaient à projeter une grêle de projectile sur nos assaillants par les mâchicoulis. Et, au sol, derrière la porte, se tenait le gros de mes épéistes et de mes lanciers, positionnés en ligne pour tenter de bloquer les Dirlions.
Mon bras droit, Hèrmès, se tenait à mes côtés, au sommet du donjon. Il tenait quelques drapeaux et un cor, qui serviraient à contrôler le déroulement de la bataille, sous mes injonctions.
_Comment vont les hommes ? Lui demande ai je.
_Ils ont peur capitaine. Ils sont terrifiés même.
_Comme nous tous d’ailleurs.
_ Oui, leur moral est au plus bas. Il vous faut comprendre que pour la plupart, ils étaient en train de plier bagage. Aujourd’hui, c’était la fin de leur service de deux mois, et la relève était sur le point d’arriver..
_Oui, la relève… La relève… La re.. Je m’arrêtais au beau milieu de la phrase. Mais oui ! La relève ! Ils vont arriver dans quelques heures, tout au plus. S’ils attaquent l’arrière garde d’Orfil, ils pourraient les détourner du fort et les obliger et cesser leurs assauts ! Ce qui nous laisserai le temps de sortir du château pour s’échapper vers Glawdor, la citée la plus proche, mais également la plus apte à leur résister.
_Mon seigneur, cela implique…
_Une fuite oui… Et c’est là que mon plan tombe à l’eau. Cela implique que nous abandonnions notre poste pour sauver nos vies… Et celle de tous ces soldats qui ont une familles et parfois même des enfants. Il est de mon devoir qu’ils survivent, mais il m’est également nécessaire de tenir ma position, et cette tour… Comment diable un humain est t-il capable d’avoir un choix pareil ! Hèrmès, que me conseillez-vous ?
1/ _Mon seigneur, Le devoir envers la vie est plus important que le devoir envers l’empire ! Votre plan est notre dernière chance, il faut la saisir !
2/ _Mon seigneur ! Demandez vous ce qui arriverait si vous abandonniez ce poste. Les armés d’Orfil s’abattraient sur notre peuple, et feraient bien plus de maux à des femmes et à des enfants qu’à nous. Il est de votre devoir te résister par tous les moyens, quitte à ce que cela mène vos hommes à une mort certaine ! Nous ne devons pas fuir !
3/ _Dans la guerre qui vient de s’enclencher mon ami, je ne pense pas qu’il y ait de place pour la vie. Seulement pour la mort. A vous de choisir si la votre sera teintée de honte, ou de souffrance.