Hello! J´ai décidé que j´allai écrire une fic basée sur l´univers de Fable. Cela se déroule 50 ans après les évènements de Fable tlc.
En fait c´est une fic d´entrainement et je me suis pas fait chier au niveau du scénario. J´ai surtout essayé de travailler mon style. Je suis assez content d´ailleurs de moi à ce sujet. Je pense m´être bien amélioré en ce qui concerne mon écriture. Après le scénar c´était pas ma priorité donc j´ai pas beaucoup cherché à le travailler... Ne me jugez pas là-dessus
Voici donc le début de la fic:
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Prologue
Il y a des choses qui ne disparaissent jamais vraiment. Des maux qui ne cesseront jamais d’exister et des peurs qui ne sont qu’étouffées, momentanément…
Tout finit toujours par renaître. Les prisons, quelles soient d’acier ou de marbre ne sont pas efficaces contre certaines malédictions et leurs prisonniers finissent toujours par s’échapper.
L’histoire se répète, mais lorsque les hommes s’en rendront compte, il sera trop tard…
Chapitre 1 : Folle jeunesse
_Allez frappes moi ! N’ai pas peur de me faire mal de toute façon tu n’arriveras pas à me toucher…
_C’est ce qu’on va voir…
Erkeron brandit sa lame et frappa son adversaire. Ce dernier esquiva d’un petit pas sur le côté et se remit en position défensive.
_Il faudra faire mieux si tu veux me battre ! railla t-il.
Erkeron ne broncha pas, il était insensible aux provocations de ses ennemis. L’enseignement de héros lui avait appris à maîtriser ses sentiments durant les combats. Son ami voulait le tester.
Il tenta un coup d’estoc, sans succès, puis roula sur le côté avant d’enchaîner sur une série de frappes violentes destinées à faire reculer Arlan. Mais rien à faire, ce dernier parait avec trop de facilité. Ses mains tenant fermement la garde de son épée, pointe vers le ciel, il coupait court à toute tentative d’assaut. Le combat continua, les deux jeunes hommes s’échangeant des coups de plus en plus rapides. Erkeron parvenait à éviter les attaques adverses, mais avec de plus en plus de difficulté. Il fallait mettre fin au duel sinon il allait commettre une erreur. Il tenta d’utiliser la force et augmenta la puissance de ses coups mais Arlan esquivait sans avoir l’air d’éprouver la moindre difficulté, c’était peut-être pour impressionner son adversaire mais le jeune homme ne montrait aucun signe de fatigue. Non, cela se servait à rien d’attaquer frontalement, il fallait passer ses défenses. Erkeron fit un petit bond vers l’autre duelliste, son arme pointée vers sa tête, ce fut suffisant pour que ce dernier lève sa lame, prêt à parer le coup, mais au lieu de frapper, le jeune homme se contenta de plonger au pied d’Arlan. Le garçon, si sur de lui, n’eut pas le temps d’agir et reçut sa punition. Une puissante tape dans les mollets, du plat de la lame. Dans un petit cri de douleur mêlé de surprise il s’effondra en avant, trébucha sur son adversaire toujours à terre et se retrouva au sol, désarmé. Erkeron en profita pour se relever et pointa son arme vers son cou.
_T’as perdu ! déclara le garçon, victorieux.
_ Aie… Tu aurais pu y aller moins fort… Dans les mollets en plus !
_Il fallait bien marquer le coup, répondit-il en aidant son compagnon a se relever.
_T’as du culot quand même, se jeter sur moi, tu aurais pu perdre l’équilibre et être lamentablement vaincu.
_Avoues que c’était bien pensé. De toute façon tu ne supportes pas de perdre. fit remarquer Erkeron, perspicace.
_N’importe quoi ! Je suis très fair-play, seulement ta méthode laisse à désirer…
_En combat réel j’aurais gagné et c’est ça qui compte. Le reste je m’en moque.
Arlan sourit. Il connaissait bien son ami et savait qu’il n’avait jamais été très respectueux des codes et des règles. Malgré son assurance apparente, il éprouvait une certaine admiration envers lui. Erkeron n’était peut-être pas aussi véloce que lui en combat, mais faisait preuve d’une remarquable agilité. Son habileté au tir à l’arc était connue de tous dans la guilde des héros. Et c’était de loin le plus doué en matière de magie. Alors que la plupart des élèves s’escrimaient à faire léviter de petits objets, lui maîtrisait déjà le sort d’éclair mineur, quand à ses boules de feu, elles lui avaient procuré une réputation de terreur depuis qu’il s’en était servi contre un autre élève. « Il n’avait cherché », répétait t-il inlassablement, mais cela n’avait pas suffit à lui éviter une punition mémorable. C’était un garçon bien, Arlan en était persuadé, il n’avait jamais trahi un ami et quand on le connaissait bien, il se révélait être d’excellente compagnie.
Ils sortirent du champ d’entraînement à la mêlée et se dirigèrent vers les bâtiments de la guilde. Il se faisait tard et ils devaient être rentrés pour le dîner. Devisant joyeusement ils traversent le magnifique parc qui faisait la fierté de l’école. Allées dallées, sculptures somptueuses et massifs de fleurs aux couleurs éclatantes, tel était l’apanage de ces jardins dont la réputation n’était plus à refaire. C’était le milieu de l’été et déjà les arbres fruitiers fournissaient quantités de pommes, poires, pêches et autres baies dont raffolaient les différentes espèces d’oiseaux qui avaient élu domicile dans ce havre de paix. La guilde des héros était un lieu paisible, calme, où les esprits pouvaient se libérer de tout soucis. C’était le cadre idéal à l’étude et à l’entraînement.
Après quelques minutes de marche, Erkeron et Arlan pénétrèrent à l’intérieur de la guilde. Les bâtiments étaient massifs, puissants, et surtout très anciens. C’était un véritable château, ceinturé de hautes murailles, et hérissé de nombreuses tours. Autrefois forteresses toutes ces défenses avaient pour but, à l’époque où c’était encore nécessaire, d’assurer la protection des jeunes apprentis, mais aussi d’empêcher ces derniers de se risquer à l’extérieur, dans un monde sauvage. Désormais la guilde était beaucoup plus ouverte et les étudiants pouvaient rentrer chez eux toutes les fins de semaine, cependant elle conservait encore ses vestiges du passé, symboles d’une puissance à ce jour, hélas, oubliée. A l’intérieur, et malgré une allure peu confortable vu de dehors, l’école des héros était plutôt chaleureuse. Les pièces étaient spacieuses et très nombreuses. Les murs étant entièrement recouverts de tapisseries et le sol de tapis, il régnait en ce lieu un agréable sentiment de confort. Le mobilier était simple et sobre, idéal pour le climat d’étude que ses créateurs avaient voulu donner à la guilde.
Les deux jeunes apprentis traversèrent plusieurs pièces et couloirs et gravirent un somptueux escalier pour parvenir à leurs quartiers. Ils se séparèrent pour se préparer au repas et Erkeron se retrouva seul dans la salle de bain commune à son dortoir. Lui et Arlan ne dormait pas dans le même. Comme à son habitude il détacha ses longs cheveux bruns qu’il nouait en queue de cheval durant la journée. Puis, il se contempla dans le miroir. Il était grand, plus grand que la plupart des autres élèves. Il ne possédait pas, comme son ami, une carrure imposante, bien au contraire il était très maigre, sa silhouette était fine et cela lui avait valu plusieurs fois les moqueries de certains de ses camarades. Par ailleurs, son visage était au diapason du reste de son corps. Ses traits émaciés lui donnaient une allure effrayante, et souvent on lui en avait fait la remarque. Mais il s’en moquait cordialement, pour lui, ce qui comptait, c’était sa réussite en temps que héros. Son apparence lui importait peu et il se contentait de faire sommairement sa toilette. La beauté ne faisait pas partit de ses priorités. La seule partie de son corps qu’il appréciait était son regard. Ses yeux étaient noirs, comme sa chevelure, sombres et profonds. Ils reflétaient son intelligence et brillaient d’un éclat sauvage, une envie démesurée de faire ses preuves, une ambition sans limite, une volonté sans faille d’être le meilleurs dans tout ce qu’il entreprenait. Arlan, son meilleur ami depuis bien des années, n’était pas comme lui. Il était beau, fort, il ne brillait peut-être pas autant que lui dans les disciplines du héros mais faisait preuve d’un immense charisme qui l’avait bien souvent sauvé de mauvais pas. Ensemble ils formaient un duo inséparable, les meilleurs amis du monde, une union sacrée qu’ils s’étaient jurés de ne jamais détruire. A tous les deux ils iraient jusqu’au bout du monde, ils en avaient fait le serment.
Erkeron termina sa toilette et retourna dans le dortoir où régnait une certaine effervescence. Ce soir avait lieu l’anniversaire de commémoration du jour de la mort de Jack of blades. Le jour où l’un des personnages les plus terribles de l’histoire d’Albion avait péri sous les coups d’Avatar, un héros au nom légendaire. Le jour où le règne de terreur de ce démon s’était enfin achevé. Depuis, tous les quatorze août, une grande fête était organisée en l’honneur d’Avatar et de sa victoire. Une tradition que tous les héros mettaient un point d’honneur à respecter.
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