Je l'ai trouvé entière
Pour bien réussir ton cheval-melba, prend un cheval.
Un beau cheval.
Le poil doit être lisse, c'est un signe de bonne santé.
L'oeil doit être vif, éveillé, et l'on doit y sentir, dans cet oeil de cheval, ce regard indéfinissable, plein de tendresse débordante et de confiance éperdue dans l'homme dont ces cons d'animaux ne se départissent habituellement qu'à la sortie de l'abattoir.
Pendant qu'il cherche à enfouir son museau dans ton cou pour te faire un câlin, fous-lui un bon coup de burin en travers de la gueule.
Attention !
Sans le tuer complètement. Le cheval, c'est comme le homard, les bébé phoque et les labradors, faut les cuire vivant, pour le jus, c'est meilleur.
N'hésite pas à abîmer toutefois, on ne garde que très peu de la tête (seulement les joues, pour les puristes).
Débarrasse la volaille de ses cheveux, et de ses sabots.
Réserve les yeux.
Mets-les de côté, tu les donneras ce soir à Louise pour qu’elle puisse jouer avec, car l’œil du cheval est très doux.
Quand l’eau commence à frémir, le cheval aussi.
Si le cheval se sauve, fais-le revenir avec une pointe d’échalotes.
A l’aide d’une passoire, chasse le naturel.
S’il revient au galop, remets-y un ch'ti coup de burin : il faut bien vérifier l’assaisonnement.
A mi-cuisson, passe le au chinois.
Si tu n’as pas de chinois, passe-le au nègre.
Ne sors pas encore le cheval.
Laisse-le Marinella.
C’est presque prêt.
Bon appétit
__________________________________________________
Pour vivre heureux, vivons ensemble
Hapoelisme © 