Bref, j'ai l'impression que le sujet en cour est pas trop important sur ce topic, donc je vais poster mon message ici.
Vous aurez remarqué que je ne passe plus depuis plusieurs temps maintenant, parce que nous sommes occupés, avec ma copine, à faire des recherches afin de sortir notre groupe théâtre d'une situation tout à fait problématique. Je vais vous expliquer:
En fait, il faut savoir que notre lycée possède une option théâtre depuis maintenant 8 ans. Jusqu'à maintenant, la municipalité nous louait un petit théâtre, afin qu'on puisse pratiquer notre art. Malheureusement, depuis que je suis en 1ère, les gars à la charges du bâtiment commencent à avoir du mal à payer son entretient. Du coup, la commune en profite pour tenter de racheter le théâtre. Il faut voir que PERSONNE à part la commune ne souhaite la vente du bâtiment: nous mêmes, on ne veut pas bien sûr, mais les proprios ne veulent pas non plus, parce que, même s'ils ont du mal à payer, ils y arrivent tout de même, et se font un petit bénéfice, grâce à ce théâtre. (Parce qu'il y a une compagnie de théâtre qui vient fréquemment, et aussi un metteur en scène professionnel qui nous forme)
Malheureusement, le verdict est tombé à la fin de l'année: malgré les actions de notre prof, le théâtre va être racheté, et elle ne sait pas comment elle va faire, par la suite, pour former les futurs optionaires; elle pense même devoir arrêter l'option.
Ma copine et moi, nous aurons notre Bac c'est certain, mais on ne veut vraiment pas que l'option s'arrête, ce serait vraiment dommage. On cherche donc une solution depuis plusieurs jours, et on est sur le point de trouver: on a commencé par faire une recherche sur Internet concernant les droits de ventes, et on a trouvé un paragraphe tout à fait intéressant sur le Net, et visiblement méconnu, qui affirme que la vente d'un bâtiment ne peut se faire si le premier propriétaire du bâtiment, ou l'un de ses descendants directs, n'a pas donné son accord. Il dit aussi que si ce dernier ne se manifeste pas, l'accord est considéré comme accepté. Donc en gros pour résumer, si le premier propriétaire de notre théâtre, ou l'un de ses descendants, refuse la vente, alors la vente ne se fera pas.
On a été demander confirmation à la mairie, pour savoir si cette loi était réelle, ou si c'était du pipeau (ou si elle avait changée entre temps), et ils nous ont confirmés qu'elle était toujours en vigueur.
Donc deuxième étape, et pas des moindres: retracer l'histoire de notre théâtre: le lendemain, on est retourné à la mairie, pour savoir s'ils avaient la liste des propriétaires du théâtre où l'on va, et évidemment, ils ne l'avaient pas. :| On a fait des recherches sur Internet, mais pas moyen de trouver. Puis, le lendemain, on a demandé aux propriétaires actuels du théâtre, et il s'est avéré qu'ils connaissaient les deux proprios avant eux, les plus récents. On a contacté le plus ancien, qui avait l'air assez âgé vu sa voix, et il nous a donné un nom: Auguste B. Ce serait lui, le premier propriétaire.
Encore une fois, direction la mairie, où l'on demande si Auguste B. a vraiment été le premier propriétaire du théâtre. Ils nous ont fait attendre assez longtemps, mais une femme est finalement revenu pour nous certifier que ce monsieur avait bel et bien été le premier propriétaire. Seulement, notre théâtre n'est plus tout jeune, et ce monsieur est maintenant mort.
Donc si vous avez pas décroché, vous l'aurez compris: il nous faut maintenant trouver si Auguste B. a eu des fils, et s'ils sont toujours en vie actuellement. Comme on ne savait pas comment faire, on a expliqué tout ceci à notre prof de théâtre, et même si l'idée peut paraître folle, elle a été aussi motivée que nous, et s'est dite que, finalement, notre idée (qui consiste à joindre le fils ou petit fils d'Auguste B., et à le convaincre de refuser la vente si vous avez pas compris) pourrait marcher. Je ne sais pas comment elle s'y est prise, mais elle a réussi à déterminer que ce monsieur a eut une fille qui, elle même, a eut deux enfants: une fille et un fils. (J'imagine qu'il y a un lieu où ils consignent tous les actes de décès et de naissances j'imagine, ou un truc du genre.)
Notre prof nous a donc expliqué tout ceci, et on a décidé, en premier lieu, d'essayer de joindre la fille (qui n'est plus toute jeune maintenant elle non plus) en faisant une recherche dans les pages blanches; parce que comme Auguste B. n'a eu qu'une fille, ça veut dire que son nom de famille s'est perdu, ce qui ne facilite pas les recherches. Donc du coup, le nom du petit fils et de la petite fille vont encore être différents, et là laisse tomber pour rechercher.
Finalement, après avoir retourné plein de "excusez moi madame, je me suis trompé de numéro.", on a eu la chance de tomber sur l'authentique fille du premier propriétaire. Yes!
Notre prof de français lui a expliqué notre implication, et aussi nos recherches concernant cette loi dont je vois ais parlé plus tôt. Au début, elle semblait s'en foutre un peu, de savoir que son père avait été proprio d'un théâtre, et qu'elle pouvait en interdire la vente, mais notre prof s'est montré insistante, et a expliqué que c'était vraiment important pour nous tous de garder le théâtre. Finalement, la fille du propriétaire a dit qu'elle y réfléchirait, et qu'elle recontacterait notre prof plus tard, qui lui a laissé son numéro.
Et on en est à ce stade. Je suis chez ma copine là, mais on reste fixés derrière le téléphone, parce que notre prof de théâtre a promis qu'elle rappellerait ici dès que la fille d'Auguste B. la préviendrait. Il nous reste encore à trouver un accord avec elle pour qu'elle accepte, durablement, de refuser la vente (accord financier sûrement, il faudra s'arranger avec les propriétaires actuels), et il faudra aussi prouver à la commune que cette dernière est bien du même sang que le premier propriétaire. Enfin, si on arrive à aller jusqu'au bout, il faudra qu'on la fasse voir le maire en personne, pour qu'elle lui dise qu'elle refuse la vente, mais on en est pas encore là. On ne sait pas comment cela va se terminer, mais on est vraiment motivé là. On sent que l'on a les moyens de sauver l'option théâtre, mais tout dépend de la fille d'Auguste B. maintenant. 