voilà un travail que vous aurez à faire en français petits collégiens
Donc au début on vous donne un document (ici c'est un poème)
Sois tranquille, cela viendra ! Tu te rapproches,
tu brûles ! Car le mot qui sera à la fin
du poème, plus que le premier sera proche
de ta mort, qui ne s'arrête pas en chemin.
Ne crois pas qu'elle aille s'endormir sous des branches
ou reprendre souffle pendant que tu écris.
Même quand tu bois à la bouche qui étanche
la pire soif, la douce bouche avec ses cris
doux, même quand tu serres avec force le noeud
de vos quatre bras pour être bien immobiles
dans la brûlante obscurité de vos cheveux,
elle vient, Dieu sait par quels détours, vers vous deux,
de très loin ou déjà tout près, mais sois tranquille,
elle vient : d'un à l'autre mot tu es plus vieux.
(L'Effraie, éditions Gallimard)
et vous devrez le commenter de manière littéraire. Voilà ce que j'ai fait de 0h00 à 2h50, et ce que vous devrez faire :
Philippe Jacottet écrit : L’Effraie, un recueil de poème paru en 1953 avec seulement une vingtaine de poèmes. Le sixième poème : « Sois Tranquille.. » est le poème que nous allons étudier. [Lecture]. Nous nous demanderons quels messages le poète a-t’il voulu nous transmettre en écrivant ce poème. Dans un premier temps nous allons voir que le poète nous décrit l’écoulement inexorable du temps. Dans un second temps nous allons observer qu’il nous prouve que la venue de la mort est également inéluctable et pour finir, nous allons constater que le poète nous fait croire que l’amour permet de calmer ces angoisses de la mort et du temps qui passe.
Dans un premier temps, nous allons voir que le poète parvient à nous angoisser en nous parlant du temps qui s’écoule irrémédiablement
Premièrement, il y parvient grâce à sa structure de poème : Le poème contient des alexandrins rimés, il y a recours à la forme du sonnet mais irrégulier. Un jeu subtil de ruptures (rejets, contre-rejets, enjambements, césures, brusques changements de ton) tout au long du poème souligne l’écoulement inexorable du temps et manifeste la manière dont il perturbe et défait la vie, aussi bien que la vanité des tentatives humaines de s’y soustraire.
Deuxièmement, il y parvient en nous montrant que les humains sont impuissants. En effet aux vers 2-3-4 : « Car le mot qui sera à la fin du poème, plus que le premier sera proche de ta mort, qui ne s'arrête pas en chemin. » vers 14 : « elle vient : d'un à l'autre mot tu es plus vieux. » Le poète nous dit que même en lisant son poème, nous serons plus proches de la mort à la fin de la lecture qu’au début, signe du temps qui passe sans que l’on se rende compte. Il y a une réelle prise de conscience du temps qui est précieux.
Nous venons de voir que le poète nous diffère l’information sur le temps court par la structure de son poème et en nous prouvant que les humains sont impuissants. Nous allons maintenant voir que le poète nous montre que la mort est inévitable.
Dans un second temps, nous allons voir que le poète à travers les mots qu’il écrit nous angoisse encore plus en nous décrivant une mort qui est inévitable.
Premièrement, il nous fait peur en nous montrant une mort qui est infatigable, en effet aux vers 5-6 « Ne crois pas qu'elle aille s'endormir sous des branches ou reprendre souffle pendant que tu écris. » La mort est infatigable, elle reste éveillée et tue sans répit.
Deuxièmement, il nous fait peur en utilisant des verbes d’actions pour la mort (« elle ») En effet, il fait une répétition aux vers 12-14 « elle vient » Le poète nous met dans l’angoisse en nous répétant que la mort vient à nous.
Nous venons d’observer que le poète nous décrit une mort inéluctable car elle est infatigable et en utilisant des verbes d’actions pour la caractériser, elle apparaît comme tel. Nous allons maintenant voir que le poète essaie de nous donner un espoir de fuite grâce à l’amour.
Dans un troisième et dernier temps, le poète essaie de calmer notre angoisse de la mort et du temps qui passe en nous faisant croire que l’amour le permet, mais il nous rappelle tout de même que la mort nous tue quoi qu’il en soit.
Premièrement, il nous dit qu’une union heureuse fait oublier l’effroi que provoque la mort, en effet vers8-9 « la douce bouche avec ses cris doux » il y a un oxymore, les cris qui sont doux. Le poète apaise le mot « cris » par l’adjectif « doux », cela apaise le lecteur.
Deuxièmement, peu importe si on est amoureux ou non, le poète nous rappelle que la mort est la même pour tous. En effet aux vers 12-13-14 : « elle vient, Dieu sait par quels détours, vers vous deux, de très loin ou déjà tout près, mais sois tranquille elle vient : d'un à l'autre mot tu es plus vieux. » Le poète nous dit que la mort ne fait que venir, par le chemin tracé par Dieu, ce qui est donc indiscutable et impossible de le changer, peu importe le chemin et les détours présents, si elle est loin ou près, la mort arrivera à son but quoi qu’il arrive, qu’il y ait deux amoureux ou non.
Nous nous sommes demandé quels messages le poète cherchait à nous faire passer à travers son poème. Nous avons vu dans un premier temps qu’il nous décrivait le temps qui s’écoule à travers la structure de son poème et en prouvant l’inutilité des humains face à ce temps qui passe. Par la suite dans un second temps nous avons vu que le poète rappelle au lecteur que la mort est inévitable en la qualifiant d’infatigable et en utilisant des verbes d’actions pour la mort, elle agit. Pour finir, nous avons vu que le poète fait croire au lecteur que l’amour calme ces angoisses, par une union heureuse avec la femme qu’on aime, mais la mort passe à travers l’amour car finalement, elle tue tous les hommes.
Gros pavé hein ?
et bah préparez-vous à faire ça très prochainement 