Regardez-le, confiant comme tout !
Ah ! J't'adore.
J'vais t'avouer quelque chose, passé la seconde, j'ai jamais pris la peine de revoir mes désinences, ni même les règles élémentaires de grammaire, simplement parce que ça ne sert strictement à rien.
J'me souviens des phrases courtes, c'était l'bon temps, le par-cœur, tout ça. Enfin, non, c'était chiant comme la pluie.
Accroche-toi pour le retenir, mon grand, c'est pas évident.
J'ai passé ce niveau étrange du cursus durant lequel l'instinct remplace l'éducation. Tu connais l'auteur, sa vie, son œuvre, t'apprends à lire entre les lignes, à commenter sa pensée jusqu'à te foutre complétement du texte.
Et là, après l'bac, tu réapprends, dans la douleur, tes tableaux, comme un con. On se sent bête, mais bête !
Bref, j'te taquine, ça m'fait rire de relire ces conneries de phrases à traduire, le vocabulaire simpliste ( crois-moi, ager, puer, rex, amo disco scio et toutes ces conneries, t'en vois plus au lycée, bienvenue à la licence poétique et aux obscures auto-références ) et aux modes farfelus ( un ou deux perfectum passif en trois ans d'auteurs illustres, t'en dis quoi ? ), vu que j'ai l'impression de retomber au collège, maintenant.
Et j'aime bien les gens qui ont un peu de personnalité, aussi.
Un plaisir de m'faire botter l'cul, jeune homme !