Chapitre 26 : Les membres du commando Gynue ( 1ère partie )
L’entretien entre les deux Sayens étant terminé, Vegeta se leva tôt de la pierre graniteuse sur laquelle il s’était posé durant un court instant, s’approcha de la capsule spatiale qui se dressait en face de lui et qui lui avait servi préalablement de moyen de locomotion, puis il pénétra posément à l’intérieur, la mine égayée et le sourire aux lèvres. Tapotant ensuite promptement les multitudes touches du clavier, à une vitesse saisissante et ahurissante, de ses menues menottes de marmot, il fit décoller son exigu et petit engin et partit en direction de la planète Freezer retrouver en premier lieu son fidèle comparse Nappa. À son arrivée, il gagna incontinent la salle d’entraînement où était supposé et censé se trouver son garde du corps. Il pénétra alors subrepticement à l’intérieur et tenta de le trouver, mais en vain. Il se résolut alors à se rendre dans la salle du malingre tyran et lorsqu’il y entra, il entrevit quatre figures familières. Fixant chacune d’entre elles, il discerna alors chacune des têtes et mit un nom sur leurs visages ; parmi celles-ci se trouvaient Nappa, Freezer, Zarbon et doria. Le premier cité se tenait debout au centre de la pièce, devant les trois autres personnes ; il paraissait flegmatique, méditatif et restait cloué sur place comme si la venue impétueuse du prince l’avait troublé et saisi d’effroi. Le maître de tout le cosmos était, comme à l’accoutumance, entouré respectivement de droite à gauche par Zarbon et Doria. Il était assis de dos sur son fauteuil volant et paraissait contempler, de ses châsses rougeâtres, la baie vitrée qui se profilait de front. Pivotant inopinément sur lui-même, il se leva alors précipitamment et avec fougue de sa bergère fatigué et empli d’avaries. Puis de son regard froid à glacer le sang de n’importe quel zig, il toisa celui qu’il prétendait estimer beaucoup, Végéta ; il s’avança d’un pas alanguis et lent à hauteur de ce dernier et lui engagea la conversation :
<< Salut Végéta ! Lança t-il, d’un ton enchanteur. Je suis content de te revoir ! Alors comment s’est passé la conquête de la planète ?> >
L’autre resta coi quelques instants sous les rires gouailleurs des deux fidèles sbires du tyran, puis d’une voix quelque peu vaniteuse, voir orgueilleuse, il répondit :
<< Très bien ! Maître Freezer !
- Je savais qu’un guerrier de ton envergure ne me décevrait pas, je suis fier de t’avoir dans mes rangs ! Au fait, je vais demander à Doria de t’administrer d’autres effets plus tenaces que ceux-ci ! Je les trouve en effet trop flasques et peu résistants, j’espère que tu n’y vois aucune objection !
- D’autres vêtements !? continua le prince en balbutiant quelques mots à peine audibles. Vous tenez vraiment à ce que j’enfile d’autres nippes ?
- Oui ! D’autre part, pour changer de sujet, j’ai la ferme intention de te présenter les membres de l’armée secrète aujourd’hui. Tu me sembles en effet être un guerrier hors norme, je vais demander au capitaine Gynue de te tester. Ainsi, il pourra juger s’il te trouve assez puissant pour que tu puisses intégrer son escouade.
- Très bien ! bredouilla le prince, en s’abaissant et en posant sa main droite sur sa tempe comme s’il vénérait ou idolâtrait son supérieur. >>
Freezer se tourna alors vers Doria et lui somma d’escorter Végéta dans la lingerie ; celui-ci s’exécuta sans tarder et gagna la lingerie en sa compagnie. Contrairement à ce que le prince s’était figuré, la pièce fut vaste et ample ; des commodes, bonnetières et armoires fastueuses foisonnaient en tout sens. Les deux individus en ouvrirent alors quelques unes et virent avec stupéfaction et étonnement, les multiples effets de tout genre qui abondaient en tout sens dans celles-ci ; il y avait de tout : des sous-vêtements, des armures, cuirasses… Le prince Sayen qui semblait regarder avec dédain toutes ces nippes qui fourmillaient, s’adressa alors à Doria :
<< Lesquelles sont les plus opiniâtres ? s’interrogea t-il en toisant son interlocuteur dans les yeux.>>
Le corpulent valet de Freezer s’avança près d’une commode, l’ouvrit, et lui remit dans les mains les vêtements qu’il jugeait être, selon lui, les plus touffus. L’autre, les contempla alors, les tâta de ses étroites et petites patoches et alla s’asseoir sur le banc qui se dressait en face de lui. Puis, il les enfila avec hâte et retourna dans la salle de Freezer en compagnie de Doria. Lorsqu’ils pénétrèrent dans la pièce, des regards curieux, se jetaient sur eux. Le maître de l’univers semblait se railler du prince, et lorsqu’il constata que ce dernier le regardait avec mépris et qu’il restait figé sur place, il lui dit :
<< Voyons Végéta, ne prend pas cet air morne, ce comportement me fend le cœur ! Je trouve que cette tenue te va à merveille ! Les autres frusques étaient complètement défraîchies et sales, il aurait été grotesque de continuer à les porter !> >
L’autre ne répondit pas et resta de marbre, tandis que son maître continuait à lui adresser la parole, de sa voix stridente de femme.
<< Bien ! Allons dans la salle réservée aux membres du commando Gynue ! >>
Il se leva prestement de son voltaire, et pria le chétif homme ressemblant singulièrement et comme deux gouttes d’eau au roi Végéta, de bien vouloir le suivre.
