Chapitre 25 : les derniers survivants Sayens
La planète Végéta, à présent concassée et consumée, le frère de cooler et ses barons retournèrent sur la planète de Freezer. La pérégrination à travers l’ether fut de courte durée et lorsque le vaisseau se posa sur la terre ferme, le bourreau en sortit, escorté, comme à l’accoutumance, par ses acolytes de toujours, Doria et Zarbon, qui se tenaient debout l’un à côté de l’autre derrière le maître de tout le cosmos. Le zig adipeux et remède contre l’amour restait figé sur place et contemplait de ses chasses tête de Maure et globuleux, l’horizon. Il paraissait flegmatique, impavide ; quant à son fidèle et dévoué compère, Zarbon, il semblait être lui aussi placide car il ne bougeait pas d’un millimètre, attendant en effet avec hâte que Freezer se meut pour en faire autant. Lorsque le chef de groupe s’avança, les autres firent de même et gagnèrent au trot la salle du malingre tyran. Freezer fut le premier à pénétrer à l’intérieur et partit s’installer à brûle pourpoint sur son fauteuil volant, qui semble t-il au premier coup d’œil, paraissait toujours défraîchi et ne semblait pas avoir été changé ou réparé. D’un air radieux et le sourire aux lèvres, il se mit à fixer la baie vitrée qui se dressait en face de lui. Après plusieurs minutes de contemplation, il se retourna et leva sa main droite, par laquelle il fit ressortir aussitôt une onde énergique, qu’il transforma à son tour et une fois de plus en une rasade de vin qu’il tint avec élasticité dans sa patoche droite. Il leva alors le verre, l’inclina à hauteur de sa bouche informe, quelque peu fétide aussi, et sirota sa boisson pourpre avec empressement. Lorsqu’il eut tout lapé, il se leva promptement de sa bergère et s’adressa à Doria et Zarbon, qui le toisaient avec stupéfaction au seuil de la pièce qu’ils occupaient.
<< Végéta doit bientôt revenir de mission ! Lorsque vous le verrez, dites lui que je désirerais lui parler ! J’ai en effet l’intention de lui présenter prochainement les membres de mon armée secrète. Je souhaiterais en outre, lui administrer d’autres effets, plus tenace, que ceux dont il se vêtit actuellement.
- Très bien, votre Majesté ! répliqua Doria en se penchant et en jetant un sourire quelque peu narquois, voir gouailleur à son maître, qui ne l’ayant pas vu, ne lui fit aucun reproche.
-Oui, grand maître ! rétorqua ensuite zarbon en adoptant une position ridicule, infâme et niaise qui prêtait d’ailleurs à rire.
Entre temps, sur la planète qui fut durant une longue période occupée par Végéta, il n’y avait plus âme qui vivait. En effet, le prince Sayen s’était débarrassé de tous les résidents et aucun n’avait donc été épargné. Assis sur une pierre graniteuse, il croquait à pleine dent une pomme d’un rouge étrangement similaire à l’arbre d’Acajou, lorsqu’il reçut tout à coup un appel en quelque sorte téléphonique, mais qui n’en fut pas un, par l’intermédiaire de son dispositif. Une voix relativement puissante se fit alors entendre :
<< Végéta ! Lança alors l’individu à l’autre bout du fil, c’est Nappa !
-Oui, qu’est ce qu’il se passe ? pourquoi entres tu en contact avec moi ?! >>
Le robuste et vaillant gaillard resta coi pendant quelques secondes, puis d’une voix plus menue et moins intelligible qu’auparavant, il reprit :
<< J’ai une mauvaise nouvelle à t’annoncer Végéta ! La planète portant ton nom a été percuté, il y a deux jours, par une gigantesque météorite. Il n’en reste plus rien !
Malgré ces révélations choquantes et troubles, le prince ne semblait pas pour autant morne, blême. Au contraire même, il laissait entrevoir une bouille gaie, joyeuse ne traduisant aucune émotion. Il répondit alors :
<< Tu es sûr de ce que tu avances !? demanda subitement Végéta en continuant à savourer et à broyer la belle et ovale pomme qu’il tenait dans sa petite cuillère de bambin.
-J’en suis certain, repartit alors le garde du corps, d’une voix ferme et posée.
-Bon, je te crois, mais je reste toutefois perplexe quant à ce que tu me narres ! Je me demande en effet si la planète n’a pas été annihilée par Freezer, en personne ! J’ai entendu dire que cet imbécile, il y a depuis peu, que cet imbécile et féroce être avait pour objectif primordial de lyncher tous les Sayens.
-Ah je n’étais pas au courant ! Dans ce cas, pourquoi nous avoir épargné alors ?
Ce n’est qu’une supposition, mais je pense que Freezer a beaucoup d’estime pour moi ; il me considère en effet comme un guerrier potentiel, doté de pouvoirs incommensurables et géniaux. C’est la raison pour laquelle, il s’est sans doute abstenu de me supprimer. Pour ce qui te concerne, tu es mon allié, donc te faire disparaître aurait éveillé mes soupçons.
-Si tel est le cas, Freezer est un traître ! nous ne devons plus attendre à présent, il faut partir à sa rencontre et l’occire afin de venger la mort de nos congénères.
-Idiot ! proféra alors l’autre Sayen. Le braver en duel ne ferait qu’attiser sa colère et envenimer les choses. Ne t’inquiète pas, lorsque le jour viendra, nous nous occuperons de lui personnellement ! Pour le moment, nous ne sommes pas à la hauteur !
-Oui, tu as raison ! Ce n’est qu’une question de temps ! railla alors Nappa à l’autre bout de la ligne.
-Mon père m’a conté l’existence d’un super Sayen légendaire qui voyait le jour tous les milles printemps et qui possédait des pouvoirs hors du commun à nous glacer le sang ! Si ce mythe est vrai, je pense alors disposer de toutes les qualités nécessaires pour devenir un tel guerrier.
-Oui, un Sayen de ton envergure parviendra, j’en suis convaincu, à authentifier cette légende.>>
