Chapitre 24 : La destruction de la planète Végéta !
Constatant que Barduck bronchait et qu’il semblait être mal en point, plusieurs Sayens, dont les noms furent ignorés, s’adressèrent à celui qu’ils considéraient comme leur supérieur.
<< Barduck ! s’exclama un zig enivré et dont la bouille carmin nous faisait excentriquement songer à une tomate, voir une olivette. Qu’est ce qui t’arrive ? Tu n’as pas l’air bien ?> >
<< Oh ! Regardez sa binette ! lança un autre, opulent et plutôt menu d’un ton persifleur.>>
<< Ma parole ! Tu es tombé sur un os ?! proféra un troisième individu, assis sur une chaise bancale et dont la face était, elle aussi, écarlate.>>
<< Que t’est-il arrivé ? railla un quatrième en levant son bock de sa main droite . Ce ne sont tout de même pas les résidents de la planète Yardrat qui t’ont mis dans cet état ?> >
Soudain, un homme qui étreignait, de ses bras replets et fétides, une femme à peine plus âgé que lui, se leva à brûle-pourpoint de sa chauffeuse et prit la parole :
<< Fermez la ! Barduck n’est pas un bambin ni même un marmot ! Il nous expliquera lui-même la raison de sa venue ici, mais surtout les causes de ses innombrables stigmates qui pullulent sur plusieurs parties de son corps, telles la tête, le ventre, les jambes, ou encore les nougats.
Sur ces mots, les autres fermèrent leur clapet et attendirent patiemment que Barduck leur engagea la conversation ; ce qui fut chose faite lorsque celui-ci balbutia quelques mots à peine audible, mais que l’on parvenait tout de même à discriminer.
<< Bonjour tout le monde ! lança t-il de sa voix chevrotante et un peu voilée. Mes fidèles compagnons sont tous morts ! Ils ont tous été tués par les hommes de main de Freezer ! Je suis le seul survivant !> >
Pantelant, il s’arrêta promptement de parler durant quelques secondes et s’agenouilla sur le sol humecté et glacé comme de la neige. L’haleine reprise, il se releva avec grande peine, resta de marbre, puis il reprit la conversation d’une voix monocorde, mais relativement distincte :
<< Mes amis ! dit alors celui-ci, les yeux harassés et le teint hâve. Je vous en supplie ! Aidez moi à combattre le tyran Freezer ! Ensemble, nous parviendrons à déjouer ses plans machiavéliques.>>
Sur ces paroles débitées par l’atterré et le fourbu père de Sangoku, les autres se mirent à rire à gorge déployée sous le regard dédaigneux et altier de Barduck, qui resta cloué sur place, ne parvenant point à faire, ne serait-ce, qu’un seul pas comme s’il était entravé par quelque chose qui l’empêchait de se mouvoir. Reprenant peu à peu de l’aplomb, il tint à brûle- pourpoint des propos qui ne manquèrent pas d’éveiller la susceptibilité de certains :
<< Vous n’êtes qu’une bande de couards ! Vous êtes des poltrons ! J’ai honte de m’adresser à des personnes aussi ineptes que vous ! Vous le regretterez ! Croyez moi ! Seulement, ce jour là, il sera trop tard !
Suite à ces paroles proférées d’une voix forte et intelligible, Barduck quitta inopinément et d’une impétuosité inouïe la salle ; il se mit à courir et à dévaler les escaliers qui se trouvaient dans son champs de vision deux par deux, lorsqu’une vision inattendue se produisit. Dans ce qu’il pensait être au premier abord un rêve, il vit tout d’abord sa planète exploser, puis il remarqua aussi qu’il allait s’en aller avec elle. Par la suite, il entrevit l’apparition de celui qu’il exécrait le plus à présent et qu’il voulait à tout prix défier, le dénommé Freezer. Ce dernier, après avoir mis volontairement feu à la planète Végéta, se gaussait tellement, qu’il mit subitement à bout de nerfs le Sayen qui poussa aussitôt un cri strident de femme.
Reprenant de nouveau ses esprits, il continua à escalader chacune des marches qui se présentaient à lui et lorsqu’il sortit de la forteresse, il posa ses mains tièdes sur un accoudoir un peu ovoïde et se pencha sur celui-ci afin de se reposer car il était hors d’haleine, puis lorsqu’il sentit qu’il eut récupéré à nouveau toutes ses forces, il se mit à considérer le firmament orangé et pourpre avec attention. Soudain, il vit au loin, dans le ciel, un vaisseau relativement grand s’approcher de sa position. S’approchant peu à peu, Barduck parvint à l’identifier et à finalement en déduire qu’il ne pouvait s’agir que de Freezer ; il se mit alors à battre des poings et à partir à la rencontre de celui-ci. Lorsqu’il fut à haute altitude, il lui sembla être dans l’espace ; en effet, le décor avait changé et le milieu dans lequel il se trouvait était relativement ténébreux et morne. Durant son ascension le menant au vaisseau du tyran, il rencontra en cours de route les sbires de ce dernier et s’en débarrassa tant bien que mal et lorsqu’il fut sur le point de se trouver en face de l’immonde et cruel être, d’autres gardes l’attendaient et se ruer sur lui en l’étreignant de toute les forces. Ne parvenant alors point à se dégager, car manquant de force et de vivacité, le sayen tenta le tout pour le tour ; il concentra dans ses mains une boule déferlante azurée et la lança sur ses ennemis qui furent alors éjectés dans l’espace. Se retrouvant enfin seul et libre de tout mouvement, il continua à s’envoler et finit par atteindre finalement l’astronef lorsque son pire ennemi sortit brusquement de sa tanière après l’avoir fait languir durant quelques secondes. Se retrouvant en face de lui, l’homme à la balafre nauséabonde et à la cuirasse verdâtre lui adressa de suite la parole :
<< Freezer ! Je vais te tuer ! Je vais changer le destin de la planète Végéta, de mon fils et par la même occasion le mien ! Freezer, prépare toi à mourir !
Il concentra dans ses mains une fois de plus une boule déferlante de couleur azurée et la lança de toutes ses forces sur son opposant, qui se mit alors à éclater de rire et à lever aussitôt son index en l’air. Concentrant à son tour une immense boule de feu, le tyran la lui envoya aussitôt lorsqu’elle fut relativement épaisse et grosse. S’approchant à une vitesse ahurissante de sa cible, elle finit par se trouver à sa proximité et à la heurter de plein fouet malgré le fait qu’elle tenta vainement de la stopper. Continuant alors son trajet, elle emporta aussi avec elle les complices du tyran qui lui étaient auparavant dévoués corps et âmes. Finissant alors son chemin sur la planète Végéta, elle se mit à la désagréger et à la réduire en cendre sous les éclats de rire de Freezer qui fut empli de joie et de folie suite au spectacle auquel il était en train d’assister. Zarbon et Doria, eux, ne firent pas de même, ils considéraient l’atroce spectacle qui s’offrait à eux sans en éprouver une quelconque démence.
