CHAPITRE 19 : UN COMBAT SANGLANT !
La pérégrination à destination de la planète Yardrat ne dura que quelques jours, pour être plus explicite, six jours. Tous les guerriers, y compris Doria, sortirent du vaisseau spatial et commencèrent à sonder les moindres alentours. Ils furent extrêmement interdits lorsqu’ils virent avec stupeur que des innombrables cadavres gisaient sur le sol granuleux, empli de graviers. Ils restèrent tout d’abord de marbre, immobilisés sur la terre ferme à considérer les dépouilles des pieds jusqu’à la tête, puis lorsqu’ils saisirent que les indigènes étaient bel et bien décédés et qu’aucun d’eux n’avait survécu à une bataille sanglante qui devait certainement avoir eut lieu quelque temps avant leur arrivée; ils se résolurent à jeter un coup d’œil à l’environnement qui les entourait. Ils s’extasièrent aussitôt devant le paysage qui s’offrait à eux. Celui ci était en effet indubitablement magnifique ; il grouillait de gigantesques collines de couleur grenat et d’immenses gratte-ciels qui surplombaient le terrain sur lequel Doria et ses sbires se trouvaient ; mais ce n’est pas tout, l’environnement était d’autant plus grandiose, que lorsqu’il abondait plus particulièrement de candélabres qui illuminaient la place déserte.
Lorsque tous les fidèles serviteurs du tyran Freezer finirent enfin par mettre un terme à leur exploration, ils prirent leur envol et tentèrent de localiser les compères de Barduck par l’intermédiaire de leur dispositif. Plusieurs puissances relativement faibles et se différenciant chacune des autres furent alors captées à une distance assez lointaine de l’endroit d’où ils se trouvaient. Les comparses de Freezer se rendirent donc sur les lieux et firent ainsi connaissance avec les hommes de Barduck, qui semblent-ils, s’étaient déjà débarrassés de tous les résidents de la planète qu’ils occupaient. Comme ceux-ci ne s’attendaient pas à voir débarquer les hommes de main du tyran sur cette planète, ils furent ébahis de voir leur présence ici. Puis ils leurs adressèrent la parole :
<< Que venez vous faire ici ? demanda un acolyte de Barduck, exalté.>>
<< Oui, c’est vrai ça ! Quel est le motif de votre présence ici ? demanda un deuxième homme de main de Barduck qui était assis sur un rocher et qui croquait une pomme à pleine dent.>>
Doria et ses compères ne répondirent pas à la question qui leur fut posée. En effet, ils jetaient un regard gouailleur à leurs adversaires qui s’indignaient à leurs égards. Les Sayens ne supportaient en effet pas la façon avec laquelle les sbires de Freezer les traitaient ; ils se sentaient avilis, humiliés. Les résidents de la planète Végéta sont pour le moins que l’on puisse dire, des êtres vaniteux, bouffis d’orgueil. C’est la raison pour laquelle ils exècrent qu’on les méprise ; ils ne désirent point non plus se dévouer corps et âmes à un quelconque zig, même si celui-ci se révélait être plus puissant qu’eux par la suite.
Après quelques minutes de silence, Doria expliqua enfin aux Sayens la raison de sa venue ici :
<< C’est simple ! Lança t-il d’un ton sarcastique, tout en s’approchant à une allure relativement modérée des compagnons de Barduck. D’après Freezer, votre race représente une menace à l’avenir ! C’est pourquoi, il nous a envoyé sur cette planète afin de vous éliminer !> >
Un premier complice de la boule rose s’approcha soudainement des Sayens et dit :
<< Êtes vous sûr que vous n’avez jamais fait une quelconque chose qui aurait pu contrarier les plans de notre grand maître ? dit alors celui-ci.>>
L’un des compagnons de Barduck qui était assis sur une pierre graniteuse se leva prestement et à brûle-pourpoint ; puis il s’adressa à son interlocuteur en le regardant dans les quinquets. Il semblait être furieux de ce qu’il venait d’entendre, comme ses camarades d’ailleurs.
<< Comment ? Ai-je bien saisi ce que vous venez de proférer !? >>
Un autre allié de Barduck qui avait écouté minutieusement la conversation s’en vint près de son ami et engagea à son tour la conversation avec l’inconnu qui ne cessait de le toiser.
<< Dis donc abruti ! Nous avons toujours obéi à sa Majesté Freezer ! Je ne vois pas pourquoi nous représenterions une menace pour lui !> >
L’acolyte qui se trouvait à côté de Doria resta de marbre ; il croisait les bras, puis comme il voulut répondre à l’injure qui venait de lui être dite, il s’élança à une vitesse ahurissante sur son rival. À proximité de ce dernier, il lui lança une boule déferlante que l’autre éluda avec élasticité par l’intermédiaire de sa main droite.
Le sbire de Freezer ne semblait pas être ébahi par la facilité déconcertante avec laquelle son adversaire venait de dévier l’attaque qui lui était portée. Il resta immobile durant un court instant avant de poursuivre le combat avec son antagoniste. Les deux guerriers semblaient être de force équivalente et aucun ne prenait le dessus sur l’autre.
Mais au moment même où le Sayen commençait à prendre le dessus sur son opposant, Doria s’interposa et vint en aide à son camarade ; il courut à grandes enjambées vers le Sayen et lorsqu’il se retrouva près de lui, il disparut et réapparut quelques secondes plus tard en l’air. Il ouvra son énorme bouche informe et cracha une boule de feu qui s’approcha à une vitesse inimaginable de sa cible. Le Sayen comprit alors qu’il n’aurait aucune chance d’échapper à cette attaque ; il tenta désespéramment de courir vers un quelconque refuge, mais en vain. Il se prit en effet l’attaque en pleine face et tomba suite à celle-ci, raide mort sur le sol. Ses compagnons, choqués par ce qu’il venait de se passer, coururent à sa rencontre en vue de l’aider à se relever et de reprendre le combat en sa compagnie, mais malheureusement pour eux, ils se rendirent compte que la dépouille de leur camarade reposait à présent en paix.
