La pomme est le fruit du pommier et, plus particulièrement, du pommier domestique, arbre fruitier largement cultivé. L´étude de la culture des pommes constitue une partie de la pomologie (la pomologie englobant tous les fruits à pépins). La pomme est comestible et a un goût sucré ou acidulé selon les variétés.
Généralement, on distingue trois types de pommes alimentaires : les pommes à cidre, les pommes de table ou pommes à couteau et les pommes à cuire qui appartiennent à un des deux premiers types mais supportent bien la cuisson. Ces trois types sont issus de l´espèce Malus pumila qui compte plus de 20 000 variétés à travers le monde.
Une boisson, le cidre, est produite à partir du jus fermenté de la pomme. On produit aussi du jus de pomme sans fermentation, plus sucré et non alcoolisé.
La pomme est un fruit (en fait, un faux-fruit) charnu, de forme quasi sphérique, déprimée au sommet et à la base, à pulpe homogène (au contraire des poires qui contiennent des cellules sclérifiées ou pierreuses). Certaines variétés anciennes avaient des formes particulières, comme la pomme d´api, plutôt plate et de forme étoilée pentagonale, ou la pigeonnette de Rouen, au contraire très allongée. La lemon pippin anglaise, ancienne pomme à cuire, avait la forme et la couleur d´un citron.
Sa taille est très variable selon les variétés et les conditions de végétation. Sa couleur à maturité, allant du vert « pomme » au rouge plus ou moins foncé en passant par une grande variété d´intermédiaires vert pâle, jaune, orangé ou de couleurs plus ou moins panachées.
Au sommet du fruit (côté opposé à celui de l´insertion du pédoncule), on peut voir les restes des sépales desséchés. En effet, la pomme est issue d´une fleur dite « à ovaire » infère et adhérent, c´est-à-dire que le périanthe, sépales et pétales, se trouve au sommet de l´ovaire et que ce dernier est soudé au réceptacle floral.
Sur le plan botanique, la pomme est un fruit complexe, intermédiaire entre la baie et la drupe. Certains botanistes appellent « piridion » ce type de fruit, typique de la tribu des Maleae.
Dans une coupe transversale, on peut voir au centre, les pépins (les graines) au nombre de deux dans chacune des cinq loges de l´ovaire initial, entourée d´une enveloppe sclérifiée (ce qui rappelle le noyau d´une drupe), l´ensemble étant lui-même entouré d´une pulpe mince, qui correspond au développement de la paroi de l´ovaire. Puis une mince membrane fibreuse marque la séparation avec le réceptacle qui s´est considérablement épaissi pour former l´essentiel de la chair du fruit. En sorte que ce que nous mangeons a en fait la nature d´une induvie, c´est l´enveloppe du fruit, celui-ci constituant le trognon.
Le mot « pomme » vient du latin « pomum », mais ce dernier mot est un parfait exemple de faux-ami : en effet, en latin, la pomme est appelée « malum » ( qui a donné mela en italien ), tandis que « pomum » désigne n´importe quel fruit. Le mot « pomme » a remplacé « malum » car, d´une part, « malum » fait penser à « malus », le mal, et d´autre part, la pomme demeure le fruit, le « pomum », par excellence. L´usage du mot pomme pour désigner un fruit a d´ailleurs perduré longtemps, comme en témoignent les noms de pomme de terre, de pomme d´Orange (ancien nom de l´orange) ou de pomme de pin ou pomme cannelle. Le genre féminin du mot français vient d´une confusion entre la terminaison en -a du nominatif pluriel de ce mot neutre (poma) et la terminaison courante des mots féminins de la première déclinaison au nominatif singulier.
En Afrique francophone, le mot « pomme » désigne la pomme de terre, la pomme est quant à elle désignée sous le terme de « pomme-fruit » ou « pomme de France ».
La pomme que nous consommons aujourd´hui est une descendante de l´espèce Malus sieversii consommée par l´homme depuis le néolithique sur les plateaux d´Asie centrale. Il y a 3000 ans, elle était déjà consommée par les Chinois. Elle arriva par la route de la soie chez les Hébreux, les Grecs et les Romains. Pline l´Ancien en répertoriera plus tard environ 100 variétés. Aujourd´hui, il existerait plus de 20000 variétés, dont 7000 sont cultivées à travers le monde.
Au Moyen Âge, les monastères et les couvents ont joué un rôle important dans le développement de sa culture.
Jadis, on utilisait les vertus thérapeutiques de la pomme qui entrait dans la confection d´onguents (le mot « pommade » vient du mot « pomme »).
Les maladies les plus répandues chez les pommiers sont : la tavelure, l´oïdium, le chancre et le feu bactérien. Le chancre se traite grâce à la « bouillie bordelaise » appliquée à la fin de l´automne (chute des feuilles) et à la fin de l´hiver. L´oïdium se contrôle avec du soufre (mouillable ou fleur). La tavelure se maîtrise avec des fongicides du mois de mars au mois de juin. Le feu bactérien est incurable et nécessite la brûlure complète des arbres atteints.
Contre certains insectes, il est possible d´utiliser des insecticides naturels qui s´avèrent efficaces. Les pucerons peuvent être combattus par une lutte dite « intégrée » à base de larves de coccinelles. Le carpocapse peut se contrôler avec des « pièges à phéromones ».