Je suis de retour. Avis aux lecteurs d'Eragon & Sonic : je demande votre aide !
Bon voilà, mon style d'écriture a énormément évolué depuis ma dernière suite en date. Du coup, je dois toujours retravailler mes suites commencées il y a un moment à cause du changement de style, qui fait que certaines choses ne me conviennent plus après un certain temps.
Ma demande ? Je voudrais que vous lisiez un court texte qui à lui seul représente mon style actuel. Car vu que ma façon d'écrire a changée, je ne sais pas si elle convient toujours. Avant de finaliser ma suite d'Eragon & Sonic, je voudrais donc votre avis sur mon "nouveau" style.
Voilà le court échantillon. Il sera PEUT-ÊTRE présent dans ma fic.
Le bruit. Le bruit, une des choses les plus présentes dans ce monde, une de ces choses qui peuvent prendre n'importe quelle forme, officier en tout lieu, à n'importe quel instant. Son pouvoir d'adaptation est incommensurable. Cette puissance n'a point vraiment besoin de vie pour faire son office. Il suffit d'une pierre qui roule, d'une goutte d'eau qui tombe pour que soudain le roi érige son trône et possède le monde. Malgré cela l'existence a un rôle bien défini dans cette pièce de théâtre des entités.
Le bruit peut se vanter d'avoir nombre de partisans. N'importe quoi, n'importe qui peut réveiller cette force. Mais on ne peut voir tout ce qui existe, et c'est donc ainsi que l'on entend point forcément chaque son qui glisse en cet univers. Sachant cela, le silence complet existe t-il ? Voilà pourquoi lorsque vous n'entendez rien, vous devez vous abandonner au silence, car cela fait de lui un pouvoir encore plus faible que celui du son. Rien ne frappe votre ouïe mais d'autres entendent quelque chose ? C'est tout à votre avantage, du moins, si le silence vous plait. Le silence est-il donc une forme de musique ? Question de point de vue.
Cependant il faut discerner deux types de silence : celui du corps, celui de l'esprit. Ce qui vaut également pour le bruit.
Si vous ne pensez rien - tâche ardue pour moi que de ne rien penser - votre conscience est silencieuse. Si rien ne flatte votre sens auditif, le silence est établi autour de votre être physique. Mais ils sont tous deux aussi éphémères et éternels l'un que l'autre. Après tout, ne reviennent-ils pas aussitôt partis ? Seuls les sourds vivent sans l'un d'eux.
Mais malgré tout, le bruit domine. Du moins dans le contexte de la vie. Il peut y avoir du son sans vie, certes, mais quand est-il lorsqu'il n'y a personne pour l'entendre ?
Et dans la mort se lance le silence, la mort évince le bruit, évince tout. Elle est ce qui a raison de tout. Malheureusement pour elle, pas de vie, pas de victoire à remporter.
Un des points communs des trois pouvoirs évoqués : ils peuvent fasciner, effrayer, attirer. Lorsque tous trois inspirent la peur au même être, ce dernier vit alors dans un complexe chaos conçu en quelque coin reculé d'une conscience mal modelée par le destin. J'étais, à mon grand désarroi, ainsi façonné mentalement. Le bruit, le silence et la mort me faisaient peur.
Le bruit domine trop et est la marque même d'une activité suspecte. La mort symbolise la fin de tout, la fin de la vie. Le silence étant lui-même un élément de ce dénouement, j'en avais également peur. Il fait en outre partie de la solitude, qui constitue un horrible vide semblable à celui créé par la voleuse d'âmes.