Poème 3.
Tant de processions, tant de têtes inclinées,
Tant de capuchons, tant de peur souhaitée,
Tant de mains pressées, de prières empressées.
Et le rictus, des mots qui résonnent,
Et si en plus, il n´y a personne..
Toutes ces lames traçantes, toutes ces armes de poing,
Toutes ces femmes ignorantes, ces enfants orphelins,
Ces sept vies qui chavirent, ces yeux mouillés,
Ce n´était que le plaisir de zigouiller..
Et le rictus, des mots qui résonnent,
Et si en plus, il n´y a personne..
Quand vint le vent,
IL partit en courant.
Vêtu d´un bleu saphir,
IL pousse un dernier soupir.
Tandis que dans le miroir,
Apparait cet espoir de voir,
Encore une fois le soleil,
Et ces merveilles.
Si en pleurant,
L´on pouvait retenir le vent,
Peut etre qu´il ne serait parti
Mais il dit adieu à la vie..
Et si on le revoit sur la plaine,
C´est qu´il aura brisé les chaines..
Un être sourit dans le noir,
IL ne se regarde pas dans le miroir.
Incapable de pitié de compassion,
IL ne fait que des supressions.
Le vent perd ses repères,
Et s´en délèctent les vipères.