Chapître 3 : Un Dragonnier ?
LUI n´en revenait pas. C´était grand, c´était beau... Il avait l´impression de marcher parmi le spectre d´une longue épopée toujours continuée qu´une large ouverture dans la cîme du hall confirmée. Le Dragonnier le tira de ses pensées :
- Les dragons nous ont confiés une dizaine de leurs oeufs, tu vas donc passer devant chacun et voir si ta destinée est celle de nous rejoindre.
LUI déglutit. C´était le moment.
Si le couloir était lourd d´histoire, la salle où les oeufs étaient entreposés respirait de magie. Les Dragons, toute leur essence, dans ses pierres, étaient là. 13 oeufs... Peut être le sien parmi ceux là ? Sa respiration s´accéléra brutalement. Il n´était sûrement pas assez bien pour un Dragon tout compte fait... C´est si merveilleux ! Les rêves ne se réalisent jamais. Les miracles n´existent pas ! Il s´avança la paume tendue sur un oeuf, au hasard.
Froid. Il sentait le Dragon remuer, celui ci devait bientôt éclore, mais il le sentait, pas pour lui. Il en essaya un autre, sans succès. Le professeur le regardait d´un air toujours aussi bienveillant. Quand enfin après en avoir essayé un certain nombre, il aperçut un oeuf en bout de colonne tacheté de marrons, tel un diamant barbouillé de boue, l´attirer, l´appeler. Il entendait ... Une chanson. Les Dragons chantent pour appeler leur Dragonnier ? Néanmoins cette mélodie l´attirait et l´engageait à toucher cette pierre, pour peut être le décevoir ensuite mais l´attirait cependant. Sa main effleura la pierre, le coeur battant, les temps glacés et les bras humides de sueurs ; son avenir, tout se jouait en cet instant préçis.
La pierre était glacée. Déçu, il se détourna. Il ne volerait jamais à dos de dragon. Mais, sa main resta collée à la paroi et une fissure, puis une autre, apparurent sur la coquille de l´oeuf. Il allait éclore, pour lui, LUI ! Un dragon, tout petit, marron comme l´écorce et la terre, en sortit, grognant faiblement. Mère la terre semblait avoir dans sa peau imiter sa texture tellement ses écailles étaient de tailles irrégulières. Ses yeux d´un brun fort trahissait une appartenance par trop magique. Impressionné, LUI n´osait le toucher ; c´était trop beau ! Alors, l´elfe lui dit ;
" Maintenant tu n´as plus le choix mon garçon, ce dragon a éclos pour toi. Touche le, et ressens la vie et la magie pénétrer tes veines. "
LUI toucha le dragon, puis fut pétrifié de douleur à la paume : la marque des Dragonniers s´implantait en lui avec la violence de la magie brute ; il eut mal, comme si un éclair transperçait sa main. Un très court instant il n´osa regarder sa paume de peu qu´elle fut brûlée, cependant ce qu´il vit fut bien plus étonnant. Il avait dorénavant la Gedwey Ignasia et par celà était devenu Dragonnier. L´elfe le félicita chaudement ;
" Bravo mon garçon ! Je suis ravi de t´accueuillir parmi nous ! Bienvenue à la Pierre du Dragon, notre académie. Je m´appele Oromis et je suis un un Maître Dragon, c´est à dire un professeur chargé d´enseigner ce qu´est un Dragonnier à nos nouveaux membres. Peut être serait je ton professeur ? "
Soudain, il le regarda étrangement, et se frappa la tête.
- Suis je bête ! Je suis Oromis. Comment t´appeles tu, jeune homme ? Quelle est ta famille ?
LUI fut très gêné de cette question. Il réfléchissa à l´identité qu´il allait donner, si il donnait ses véritables parents ou ceux d´adoption. Finalement, il opta pour aucune des deux ;
- Je suis fils de parents inconnus, mais je sais qu´ils sont de haut lignage. J´ai été adopté par des paysans qui habite près de Dras Leonas, ils ont une ferme dans les environs où j´ai été élevés depuis mon plus jeune âge. On ne m´a jamais donné de nom, vu que je n´ai pas de pères, et pas de prénoms vu que je n´ai pas de mères. C´est un village très enraciné dans ses rites et ses traditions.
- Quelle bêtise !, s´exclama l´autre. Il te faut un nom si tu veux que la légende perpétue ton souvenir !
Très gêné, il répondit :
- J´aimerais le choisir plus tard, si il est possible...
- Si il est possible, oui, complèta l´elfe, mais comment seras tu appelé en attendant ?
- Chez moi, on m´appelait LUI. Sauf si vraiment...
Oromis sourit. Ce nouveau Dragonnier avait l´air vraiment pertubé. Sûrement de la gêne et de la timidité mêlé...
" Un rêve trop vite accompli est toujours une expérience déstabilisante. "
Alors qu´il pensait, l´immense Dragon aux écailles brillantes et resplendissantes, le Soleil noir, entra bruyamment dans le hall chevauché par son dragonnier.
" Bienvenue le nouveau, dit le Prince à l´ainsi nommé. Puis, s´adressant à l´elfe ; Maître, je suis le premier apprenti à l´avoir vu, donc ne pourrais être son tuteur ? "
- Bien sûr, s´exclama ravi Oromis de cette attention. Emmène le donc au dortoir qu´il prenne ses quartiers, et après tu le guideras aux professeurs, qu´il ait le sien.
Alors le dragon commença à battre des ailes, et à s´élever lentement.
- Monte ! , cria le Prince pour couvrir le bruit.
LUI prit délicatement son dragon dans ses bras et plaça la coquille de l´oeuf dans sa tunique, puis monta.