Au fait, vous savez qu'en ce moment je devrais être au Nicaragua avec ma classe, si j'avais pas déconné en faisant des bêtises (dont je ne parlerai pas ici). Je tournerai au rhum dès 10h, trimballant des kilos de sable en provenance des plages de la côte Ouest, pour les transformer en filtres à eau géant, ce permettant à des gens dans le besoin de pouvoir boire de l'eau, pour vivre. Je me suis donné du mal depuis le début du mois de septembre pour participer à ce projet. Pour tout le monde, j'étais prêt à partir et rien ne me retenais. J'avais mes pastilles pour la flotte, ma salopette et mes bottes, ma bite et ma flasque, pleine. Mon passeport, refait; mes vaccins, à jours; ma contribution financière, payée bien avant la deadline, un sans-faute, ou presque. Le dernier jour d'école avant les vacances, j'appris à la suite d'une longue discussion la veille (qui s'était terminée sur un : "on te donnera une réponse demain, on à besoin de temps pour réfléchir" de mes profs), que j'étais écarté du projet, et qu'a la place on m'affectais dans une autre classe, dans le même lycée, pendant trois semaines.
Même si les perspectives de réel travail scolaire m'intéressent dans la classe ou je suis actuellement, ma grande motivation à voyager fut quelque peu "sapée" et je me vois mal aller faire coucou aux ricains quand je sais que mes camarades de classe ont fait escale à Miami y'a moins de cinq jours.
Bref, je suis un peu tristoune, c'est pas moi qui suis en salopette sur la plage à l'heure qu'il est, mais bien mes petits camarades sociables, moulés dès la naissance pour les péripéties modernes France-Nicaragua...
En grand asocial (contre mon gré malheureusement), je suis cloitré dans une salle de punition sans verdure ou vont et viennent des tas d'entités fortement occupées à essayer d'avoir des points sur leur TPE, exercice auquel je m'essaye seul depuis le début de la semaine, et qui me semble assez intriguant, à première vue. Je n'en comprends toujours pas l'intérêt, mais il semble que cela soit imposé alors bon...
Mais, comme toujours, en vieux débrouillard millénaire que je suis (et asocial), je réussi à trouver un intérêt à cette tache. En effet, j'ai pu choisir parmi les thèmes proposés cette année au Bac, celui des "Héros et personnages", qui m'a permis de commencer une grande quantité des lectures fort passionnantes (épopées et contes anciens, poésie lyrique et chanson de geste, sagas médiévales et grands textes sacrés antiques, me voilà !)
Avec tout ça, je suis épuisé et je me prends la tête pour des exercices qui ne sont que des... exercices. Je fais du sur place. En fait non, j'avance, mais si lentement... Et le contre courant est si rapide, si violent, si fort, si déstabilisant...
Je me rend compte que malgré des efforts des réintégration, malgré ce que je m'étais fixé comme objectif (reprendre l'école, avoir le bac, aller en fac, me barrer seulement et uniquement après) bien avant de connaitre l'existence de mon bahut actuel et ce indépendamment de l'avis de mes proches ou autres, que depuis un mois ou deux, je me dis chaque jours : "vivement dans cinq ans que je me barre enfin, Paris m'assassine de jour en jour, et chaque instant passé entre ses griffes me fait perdre un peu plus la raison..."
Comme quoi, j'en suis rendu au même point que l'année passée, à abandonner un cap en plein milieu de l'année, je m'imagine déjà sur les routes, et ces images me tourmentent, car ce ne sont que fantasmes qui sont terriblement loin de ma réalité et de ma condition. Ma famille ou mes proches ne m'aidant pas non plus, je lutte comme toujours pour faire entendre raison à toute une population de malfaiteurs carnistes, spécistes, racistes, violents, menteurs, hypocrites, intolérants, autoritaires, dégénérés, impatients, malheureux,... ivres de leur bêtise, et surtout masochistes.
Car malgré mes enseignements en matière de nutrition et de valeurs spirituelles, je me heurte sans cesse à un mur idéologique de chair fétide et inhumain...
Je ne me plains pas, j'écris juste cela maintenant, et ici, car je sais que je serai lu avec attention, et ça me fait du bien. Un peu d'écoute.
Je ravale tout ce que j'ai pu entreprendre qui n'était pas "plein d'attention et d'écoute", car je pense avoir blessé au moins dans ma vie une personne en ne l'écoutant pas attentivement quand elle voulait me confier ses préoccupations...
Petite sœur, si tu lis ça, un jour, je t'écouterai sans te couper, promis.
Bon, il doit être l'heure de se coucher. J'ai bien trop écrit ici, je vais encore sécher demain, il doit être bien trop tard pour que j'ai un chouilla de force demain pour me lever...
En espérant avoir été pas trop gonflant avec mes tracas.
Gentiment, amicalement (peu être) et surtout, sincèrement,
vôtre dévoué serviteur à toutes, à tous, et à jamais, Vana.