Non parce que l'hypocondriaque à peur et est angoissé à l'idée d'apprendre un mal qui le ronge (réel ou fantasmé) alors que j'osef complètement du fait que ma manie soit un tantinouillet plus ancré en moi que ma schizophrénie et que mes diverses névroses soient l'objet de nombreux questionnements lors de mes tâches quotidiennes brisant alors un cycle et me faisant sombrer dans un état végétatif ce qui me fait perdre beaucoup de temps.
Tout cela, mes pertes de temps, l'arrêt régulier et intempestif de mes fonctions motrices (au niveau psychique bien sur), mon humeur instable et changeant au possible, mes sauts de violence à l'égard de ma jeune sœur et de mon mobilier m'est égal.
Car si j'étais hypocondriaque j'aurai trois possibilités pour vivre avec :
- chercher à combattre les maux qui me rongent (encore une fois réels ou fantasmés) par tous les moyens.
- le repli intense sur sois même, l'exil voir l'acceptation de ce syndrome et la souffrance perpétuelle de ne pas jouir d'une vie épanouie.
- le suicide.
Or je combat seulement à moitié ma flemmardise chronique, je ne combat qu'a moitié l'idée que j'eus pu être en bien meilleur état si je n'avais pas fait tout un tas de choses sans importances de prime abord et qui ont eu des conséquences désastreuses sur mon existence, cette idée me tourmente sans cesse et je la laisse faire, mais pas tout le temps...
Et je suis exténué mais pas pendu, c'est de ça que je causais quand je parlais de morale.
Je ne me suicide pas à moitié parce que la morale que j'applique m'en empêche et à moitié parce que mes croyances fermes en certaines formes de l'utopie me rattachent encore suffisamment au plaisir qu'on peut éprouver à sentir la pluie et le soleil autant qu'à se baigner et se prélasser dans les égouts de Pékin ou une piscine de pétrole, mais au plaisir d'être en vie.
Une réflexion m'a amené à considérer tous les maux que j'ai subi depuis mes premières consos jusqu'aux plus récentes et j'ai compris que certains trip les valaient, d'autres non, mais que j'avais de toute manière complètement tout foiré.
Et que donc dans mon cas, ce que j'ai fais n'en valait le coup que pour certains aspects que j'aurai pu découvrir autrement (quoi que j'imagine assez mal comment à mon âge) mais pour la majorité des aspects, qui pour le coup sont totalement négatifs, ça n'en valait effectivement pas le coup.
Et j'en prends conscience tardivement, c'est ça qui me tue ces jours-ci, en plus du manque d'inspi chronique.
Mais sans surprises, j'osef s'être une loque en pleine descente continue depuis des mois, et je me prélasse plus dans mon chaud petit lit pour consommateur consumériste que dans une oasis perdue et redécouverte après huit mois d'exploration en plein désert...
Voilà ce qui me différencie de l'hypocondriaque. Je me définirai plus comme maniaque, névrosé, souffrant de psychoses passagères, de troubles de l'anxiété et schizophrène à mi-temps.
(Bien sur, je me doute que balancer des psychopathologies aux noms évocateurs de séries policières ou roman/fiction sur un forum et en étant jeune et inexpérimenté, ça peut alimenter certains clichés, certes, mais ça fait dans ce cas je ne sais combien de mois que je vous (galaxie en fait) pensais au dessus de ce raisonnement bidesque. Je crois au moins savoir ce que je fais en postant ces mots, merci de ne pas me prendre pour un putain de conformiste, je suis à la fois bien au dessus de ça en bien en dessous (mais pas en partant de la même base) ...)
HEIL WOTAN !