Aux prises avec ma pré-molaire dans un furieux duel, je trouve tout de même le temps de poster... 
Bone lecture, et bon´ ap´ !
Je m’appelle Playstation_5, Play pour les intimes.
Je suis arrivé sur le forum avec ce pseudo il y a 356 jours…
Tout le monde regardait Thomas avec la même incompréhension…
Il allait pas nous butter, quand même ? Pas comme ça…
-Fais pas l’con ! Lança Jeje. C’est dangereux, je suis sûr que tu n’as jamais magné d’arme… Donne-la moi, on l’utilisera en cas d’urgence.
Turbo se contenta de pointer le flingue sur lui, et déclara d’un ton neutre :
-Non.
-T’as mangé trop de Flamkuche ? Railla Cogi. Tu te sens pas bien ?
-Par qui je commence ? Répondit simplement l’intéressé. Quelqu’un se dévoue ?
Silence entre nous.
Puis une voix rompit le silence, celle d’une fille.
-Moi. Déclara Laurann d’un ton froid. Vas-y, tue-moi.
A ces mots, Thomas réagit enfin. Il trembla…
-Alors ? Vas-y ! Lança la fille, toujours aussi sûre d’elle.
Mais il ne ressaisit très vite…
-Toi ! Aboya-t-il à mon égard, viens-là !
-Et pourquoi ça ? Lançai-je, plus pour le provoquer que pour me défendre.
-Viens. Dit-il simplement, en pointant l’arme sur moi.
Je m’exécutai, il n’y avait rien d’autre à faire…
J’étais à peine à 10 centimètres de lui, lorsqu’il me prit par le cou et me menaça avec le flingue.
-Lui et moi, on va faire un petit tour dans le couloir…. Déclara-t-il, toujours avec ce même ton neutre.
Toujours menacé, je le précédais en passant la porte.
Nous parcourûmes encore quelques mètres, jusqu’à ce qu’il me parle enfin de sa voix naturelle que je connaissais…
-Hey, Nico ! Tu… J’peux avoir confiance en toi hein ?
-Pourquoi ? Tu veux des tuyaux avec Laurann avant de me butter ?
-Bah en fait non. Quoique ça m’arrangerait bien… Disons que je sais comment quitter cette baraque de fous…
-Et comment tu saurais ça, toi ? C’est ton Maître qui te l’a dit ?
-Bah en fait euh… Ouais. C’est un mec… Un mec qui m’envoie des messages sur mon portable… Il m’a d’abord dit que le tueur se trouvait parmi nous… Ensuite, il m’a expliqué comment trouver le flingue, et puis maintenant… Maintenant il m’a envoyé les indications pour me barrer…
-Hey… Mais c’est super tout ça ! Faut vite prévenir les autres ! Lançai-je, soulagé.
-Nan, nan… Reprit-il. T’oublies que le tueur se trouve parmi eux… Et j’ai pas envie de me balader avec lui…
-Alors tu veux faire quoi ?
-Me casser… Avec toi. Et prévenir du monde…
Je réfléchis dix bonnes secondes au plan, avant d’approuver.
J’avais envie de sauver mes amis, mais si l’un d’eux était le meurtrier…
-Tu sais qui c’est ? Lançai-je à Thomas.
-Peut-être Cogi qui se venge de pas avoir en de Flamkuche… Ou Gugu qui aime pas être traité de Boulet !
-Euh… Ouais, c’est ça.
Je le suivis donc à travers un dédale de pièces sombres, jusqu’à tomber nez-à-nez avec un escalier…
-Le type, déclara-t-il, il m’a dit que la fenêtre brisé se trouvait dans une pièce du second étage.
Sans dire un mot, nous montâmes alors les marches une à une, dans l’espoir de pouvoir bientôt sentir l’air frai de la nuit.
Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à mes potes, quand même… Ils ne devaient rien comprendre…
Et Turbo qui tenait encore son arme, prêt à tirer à n’importe quel moment.
Enfin, nos pieds touchèrent le seuil du second étage.
-C’est par là ! M’annonça Turbo. Cette porte…
-Ok, décidais-je. J’ouvre la porte, et si y’a le moindre truc étrange, tu tires !
D’un signe de tête, il approuva.
Lentement, j’attrapai la poignée… Et d’un coup… Paf, d’un geste rapide, laje tirai…
Thomas, prêt à tout, ne tire pas.
-C’est bon. Fit-il, le souffle court. On peut entrer…
Il passa devant, suivi de près par moi.
La pièce était aussi sombre que les autres… Aussi sombre et… Poussiéreuse.
Cette fois, cela semblait être une ancienne bibliothèque, avec des vieux livres partout…
J’eus beau regarder sur tous les murs, je ne voyais pas la moindre fenêtre…
-Hey Turbo, y’a rien ici ! Déclarais-je, sur le ton de l’incompréhension et de la colère.
La réponse ne se fit pas attendre…
Je n’eus pas le temps de comprendre ce qui se passait que Thomas fit volte-face et m’asséna un violent coup sur la tête avec la crosse de son flingue…
A ce moment-là, j’étais assez dans les vapes…
Je vis Turbo, se pencher sur moi. D’une voix toujours aussi neutre, il m’annonça :
-Désolé, mais c’est le Maître qui veut ça. Tu les a tous tués…
J’étais toujours sonné, mais je trouvais quand même la force de répondre…
-Qu’est-ce que tu racontes ? Et qu’est ce que tu comptes faire ?
-Les venger. Et te tuer… Après, le Maître nous fera tous sortir, moi et les autres…
A demi-couché, je vis mon meilleur ami pointer son arme sur moi, prêt à me faire sauter la cervelle…
-Tu veux faire tes prières ou je t’extermine tout de suite ? Reprit Thomas.
Là, je savais que ma dernière heure était sûrement arrivée. Quoi qu’il arrive, je devais tenter le tout pour le tout…
Rassemblant mes forces, je lui assénai un formidable coup de poing puis me jetai sur lui…
Il était coriace, le bougre, et ne voulait pas lâcher son arme…
Alors que j’essayais de la lui prendre des mains, une balle partit…
Elle alla se loger en plein dans le mur de la pièce…
Alors que nous continuions notre bataille, il appuya une nouvelle fois sur la gâchette.
Cette fois, je sentis l’objet se planter en plein dans mon épaule…
Poussant un cri de douleur, j’eus cependant la force pour lui flanquer un bon coup de pied là où je pense…
La douleur étant tellement forte, il lâcha son arme, que je récupérai aussitôt, avant de courir vers la porte…
Une fois arrivée au seuil, je vis que mon assaillant s’était déjà relevé….
Sans viser, tout en hurlant, je tirai alors ma première balle…
Un cri de douleur.
Je l’avais touché.
Mais je n’allais pas voir dans quel état il se trouvait… Même s’il était mort, je m’en foutais drôlement !
Après tout, lui aussi avait voulu me tuer…
Courant à en perdre haleine, j’essayais de rejoindre les autres, dans ce dédale…
Il me fallut une dizaine de minutes pour trouver l’escalier sombre et le descendre, pour enfin arriver au premier étage…
J’étais sur mes gardes, toujours avec mon flingue en main, armé et prêt à dégainer, tel un James Bond ou quelque chose comme ça.
Enfin, j’allais tout raconter à mes amis !
On pourrait peut-être commencer à y voir plus clair…
Et c’est à ce moment-là que je sentis mon portable vibrer, dans ma poche.
En l’ouvrant, je remarquai que j’avais reçu un message…
« Expéditeur Inconnu. »
Horrifié, je lus le texte…
« Si tu leur racontes… Tu subiras le même sort que tes autres amis…
A présent que tu as tué l’autre…
C’est toi qui doit exterminer le véritable assassin… »
-FOUTUE BARAQUE !