En parlant de roman, me suis dit si je serai pas l´imbecile qui pourrait en tirer qukchose 
enfin, pris d´une ispiration soudaine, j´ai écris ça:
Le vent est frais, venant du nord, apportant un parfum de glace et de sapin, il s’engouffre par une fenêtre et vient doucement troubler le visage d’un homme. Celui-ci sort alors de sa torpeur et tourne la tête vers le courant nordique, et, comme si cela demandé un effort particulier, comme une habitude effacée par le trouble et la tristesse, doucement, il sourit.
Malgré l’agitation qui règne en cette fin d’après-midi, et malgré la charge de son barda qu’il traîne depuis Belgrade, il prend le temps de se retourner, et, comme un écho condamné à errer et à sonner dans le cycle du temps, un bruit se fait entendre. Ce bruit, semblable à un grondement, est impossible à oublier, semblable à a marche d’un géant, il est pareil aux orgues de Staline, ces armes que les rares berlinois qu’il a rencontré se souviennent et se souviendront toute leur vie. C’est celui de la destruction, celui qu’il fuit depuis des années. Sentant l’odeur de la peur l’envahir doucement, il se tourne vers la sortie du camp
-« Gibraltar, pensa-t-il, serai-je donc arriver ? »
Le camp de Gibraltar, si on pouvait le nommer ainsi, n’avait plus vraiment l’aspect de son nom. Ce n’était plus qu’un amas de ruine, de flammes, les rares bâtiments encore debout été tous en piteux état. De temps à autres, on pouvait voir une plaque indiquant une rue, un boulevard, une place ou une allée, derniers vestiges de sa grandeur passé. Ce n’était plus qu’une ville fantôme dont les seuls habitants étaient les longues colonnes de réfugiés qui campait à l’ombre des bâtiments intacts ou se dirigeait doucement vers le port dont seul le poste d’accès à la mer avait été épargné par les ravages du temps.
