mais si tu peux faire des tonneaux avec un hélico il suffit d´appliquer ces techniques ci dessous :
..................................................
...........
Le tonneau
L´idée de réaliser des tonneaux avec un hélicoptère est quelque peu "contre nature"; cependant, je pense qu´il est plus facile d´exécuter un tonneau décent qu´un bon looping. Dans tous les cas, il faudra disposer d´un modèle d´une certaine puissance.
La préparation nécessaire pour réaliser un tonneau est semblable à celle du looping : porter le modèle à une altitude sûre et à une distance vent en bas suffisante pour lui permettre de prendre de la vitesse; lors des premiers essais, il vaut mieux que la vitesse soit trop élevée, plutôt que le contraire. Une fois le modèle en vol nivelé et avant qu´il ne parvienne jusqu´à nous, nous diminuerons le stick de pas-moteur de moitié, nous tirerons doucement sur la profondeur pour qu´il monte très légèrement et nous commanderons les "ailerons" d´un côté; il est préférable de ne pas appliquer les ailerons brusquement et sur tout le parcours du stick pour éviter que le modèle ne perde rapidement de la vitesse. Comme norme, plus le modèle volera vite, mieux la commande répondra et moins nous devrons en appliquer. Si nous ne commandons pas plus du nécessaire et ne déplaçons pas le stick des gaz, il est plus que probable que nous réalisions un tonneau assez ´´volé". En fin d´exécution, il est probable que le modèle ait perdu beaucoup de vitesse et/ou qu´il se retrouve avec le nez en l´air; il faudra, par mesure de sécurité, piquer modérément et ouvrir les gaz pour récupérer le vol en translation. Il existe de nombreuses théories quant au côté à choisir pour réaliser le tonneau; selon mon expérience avec des modèles de tout type, le tonneau "à droite" donne de bons résultats mais, en principe, il ne devrait pas y avoir de grande différence avec un tonneau "à gauche". Après avoir maîtrisé les tonneaux "volés", nous pouvons essayer de les faire plus axiaux, en diminuant plus ou moins le pas lors de la phase de vol inversé; chaque modèle répond différemment; avec de la pratique, on peut réaliser une infinité de tonneaux sans perdre de l´altitude et à n´importe quelle vitesse.
Le problème le plus fréquent est que le modèle "s´arrête" à mi-tonneau (dû à un excès de commande ou au fait de "piquer" à mi-tonneau pour maintenir la hauteur). Si nous ouvrons les gaz à fond et tirons complètement sur la profondeur, le modèle exécutera un demi-looping et s´en sortira. L´autre problème consiste à achever le tonneau en stationnaire à grande distance et altitude élevée en ouvrant les gaz et en piquant, nous récupérerons un vol normal.
..................................................
........
Vol inversé
Bien qu´il soit quasiment impossible de décrire en quelques lignes comment il fonctionne et peut être réglé, disons simplement que les radios modernes comportent un interrupteur d´"inversé" que l´on peut activer et désactiver. Une fois activé, quand nous actionnons l´interrupteur correspondant, on inverse le
fonctionnement des servos de profondeur, de rotor de queue et de collectif (il est possible de régler les pas maximum et minimum dans celle position; les radios de haut de gamme disposent d´une courbe de pas complète et réglable); l´effet visible" est que l´on peut faire évoluer le modèle "à l´envers" de la même façon qu´à l´endroit.
Pour voler en inversé, nous ferons monter le modèle à grande altitude et nous lui ferons exécuter un demi-looping ou un demi-tonneau. Une fois dans cette position, nous actionnerons l´interrupteur d´"inversé"; le modèle fera un "petit bond" et on pourra poursuivre le vol avec le train d´atterrissage vers le haut. Ce n´est pas une manoeuvre très compliquée; la plus grande difficulté durant les premières secondes, d´une importance cruciale, est d´arriver à "croire" que les choses continuent à fonctionner vraiment de la même façon quand le modèle pointe vers le sol "les pieds vers le haut", il est difficile, pour les aéromodélistes expérimentés, de résister à la tentation de "piquer" comme avec un avion et de tirer sur la profondeur comme si de rien n´était. Les premières secondes passées, nous verrons que le modèle obéit à la commande de la manière souhaitée et nous pourrons le faire descendre jusqu´à arriver près du sol. Les difficultés d´orientation étant résolues, nous constaterons que le modèle est un peu plus instable qu´en position normale. Bien que le centre de gravité soit clairement au-dessus du rotor, l´effet gyroscopique de ce dernier stabilise le modèle; les photos archiconnues de l´hélicoptère en inversé à un doigt du sol sont plus spectaculaires que la figure n´est difficile à exécuter. Pour sortir de l´inversé, nous faisons monter le modèle à une altitude raisonnable, nous refaisons un demi-looping ou un demi-tonneau, nous actionnons l´interrupteur et redressons le modèle.
Pour faire du vol inversé, il est très important que le moteur soit bien réglé et carburé, entre outres parce que la différence d´altitude entre moteur et réservoir s´inverse; dans des cas déterminés, cela peut se traduire par une mauvaise carburation du moteur et une perte de puissance. Il est clair qu´un arrêt moteur dans cette position est à éviter...; c´est l´une des disciplines pour lesquelles un moteur avec pompe à carburant (ou régulateur) offre un avantage évident.
..................................................
..........
Loopings
La première figure acrobatique que l´on tente est le looping. Malgré les apparences, ce n´est pas la plus facile à exécuter. Il faudra monter à une altitude considérable et éloigner le modèle vent en bas. On le fait piquer en douceur et on ouvre les gaz à fond pour prendre de la vitesse; lorsqu´il passe devant nous, nous tirons en douceur sur la profondeur tout en enlevant un peu de pas (un peu, la manette à mi-parcours). Si nous ne faisons rien de plus, le modèle exécutera le looping de lui-même; nous devrons seulement nous rappeler, au moment de le terminer, d´ouvrir les gaz à fond pour poursuivre le vol à l´horizontale.
Voilà pour la théorie. Mais tous les modèles ne réagissent pas de la même façon. Les problèmes proviennent le plus souvent du fait que nous mettons trop de commande; le modèle perd alors de la vitesse et demeure "suspendu" à mi-looping (au-dessus de nous et en inversé). Il ne faut jamais réduire les gaz : nous avalerons notre salive, ouvrirons les gaz à fond et tirerons sur la profondeur arrière au maximum, de sorte que le modèle achèvera (pratiquement toujours) le looping, même si c´est d´une manière peu orthodoxe. Avec certains modèles, mieux vaut commencer le looping à moindre vitesse. Le problème qui se pose (surtout pour ce qui est des modèles de plus petite taille) est qu´au moment de terminer le looping, le modèle "s´enfonce" : c´est la conséquence d´avoir appliqué trop de moteur durant la phase finale, tout en ayant trop tiré sur la profondeur; quand le modèle "descend" de la partie supérieure du looping, il suffit que le moteur soit à mi-levier; dans tous les cas, lors de nos premiers essais, nous commencerons à très haute altitude.
Quand nous serons à même de réaliser de "vilains" loopings, nous essaierons d´en faire de plus grands et de plus ronds; il faudra alors appliquer du pas négatif (très peu) dans la partie supérieure, afin de ne pas perdre de l´altitude; avec de la pratique (beaucoup...), on parvient à réaliser des loopings enchaînés sans perdre d´altitude, mais pour cela, il faut disposer d´une courbe pas-moteur un tant soit peu spéciale; nous en parlerons dans un autre article.
source :
http://www.aeromodelisme.org/magazine/articles/techniques-19.html
